Zum Abschluss der Untersuchungskommission zum öffentlich-rechtlichen Rundfunk übernimmt Delphine Ernotte-Cunci die Rolle der Berichterstatterin

https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/090426/pour-le-clap-de-fin-de-la-commission-d-enquete-sur-l-audiovisuel-public-delphine-ernotte-cunci-s

Von Delicious-Owl

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10 Kommentare

  1. Delicious-Owl on

    **Gagnée par le même sentiment de révolte que les salariés du groupe qu’elle préside, la patronne de France Télévisions s’est montrée résolument offensive lors de son audition mercredi. Elle a défendu un audiovisuel public fort, « qui n’appartient pas au passé, mais qui est une nécessité pour l’avenir ».**

    *Yunnes Abzouz 9 avril 2026 à 11h43*

    Lorsqu’en décembre, la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public recevait pour la première fois Delphine Ernotte-Cunci, elle avait affiché une retenue à toute épreuve, encaissant les coups, sans jamais répliquer. Ne jamais s’agacer malgré l’obstination du rapporteur à prouver qu’en dépit de la réalité, l’audiovisuel public est noyauté par la gauche. Ne pas fournir à l’adversaire d’arguments pour l’attaquer et, in fine, justifier que France Télévisions ait besoin urgemment d’être réformé ou liquidé, faute de mieux.

    Mais la grotesque monomanie du rapporteur Charles Alloncle (Union des droites pour la République, UDR), qui, en six mois d’auditions, n’a jamais dévié, ni dans sa méthode ni dans son objectif, a finalement donné des ailes à la patronne de France Télévisions, au point qu’elle s’est sentie autorisée à se rebiffer. Ainsi, au cours de l’ultime audition de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, c’est le rapporteur ciottiste qui a été le plus malmené.

    D’abord par la dirigeante de France Télévisions elle-même, venue accompagnée de son secrétaire général, Christophe Tardieu. Pendant près de quatre heures et quinze minutes de questions-réponses, Delphine Ernotte-Cunci a opté pour une stratégie radicalement différente sur la forme, offrant cette fois-ci des réponses bien plus pugnaces.

    « Pardon d’être aussi directe, Monsieur le rapporteur, ce que vous dites est absolument faux », a-t-elle notamment rétorqué à Charles Alloncle, le renvoyant dans les cordes après que celui-ci eut soutenu mordicus que la dotation publique de France Télévisions avait augmenté de 8 % entre 2015 et 2024.

    **Un « procédé manipulatoire »**

    Mais comme l’a rappelé la patronne des télévisions publiques, la dotation de l’État n’a pas bougé en dix ans, malgré une inflation de l’ordre de 20 % sur cette période. Elle a ensuite eu beau jeu de rappeler son bilan financier à la tête du groupe, dont elle est parvenue à ramener les comptes à l’équilibre durant ses neuf premières années en poste, avant un déficit de 40 millions d’euros en 2025, essentiellement causé par des coupes décidées par les gouvernements successifs et d’autres promesses d’investissement pas honorées.

    Des résultats obtenus au prix de sévères restrictions budgétaires un peu partout, de la masse salariale à l’achat de programmes. Agacée par l’insistance du rapporteur, la dirigeante a agité devant les député·es une feuille A4 sur laquelle se lisait un graphique censé appuyer ses réponses. « C’est matériellement faux. Je ne sais pas quoi vous dire d’autre », a-t-elle lancé, exaspérée, au bout de trente minutes de débat sans fin durant lequel le rapporteur persistait à affirmer que France Télévisions coûte plus cher aux Français·es depuis sa prise de fonction.

    « Je trouve ce procédé très manipulatoire. Ça fait trente ans que je manage des entreprises, […] je prends ça pour de la diffamation », s’emporte-t-elle finalement, rappelant que son entreprise « coûte en euros constants 600 millions d’euros de moins aux Français en dix ans ».

    Pour le reste, Charles Alloncle n’a pas trouvé mieux à faire, au terme de soixante-sept auditions d’une durée totale de deux cents heures et après avoir cuisiné 234 personnes, que de rejouer invariablement la même partition. La patronne de France Télévisions a donc eu tout le loisir de redérouler les mêmes réponses.

    Au sujet des achats de programmes auprès d’entreprises de production privées – 343 millions d’euros pour acquérir des émissions de flux en 2024 –, Delphine Ernotte-Cunci a d’abord répondu sèchement : « Vous avez l’air de dire que les 9 000 salariés de France Télévisions se tournent les pouces. » Elle a ensuite rappelé qu’elle était parvenue ces dernières années à faire baisser la note facturée par ses producteurs extérieurs en renégociant certains contrats.

    À propos des va-et-vient et autres pantouflages de salarié·es de France Télévisions entre l’entreprise publique et des entreprises de production privées, elle a d’abord concédé au rapporteur des situations porteuses de conflits d’intérêts et s’est dite ouverte à l’idée d’introduire dans certains contrats des clauses de non-concurrence. Une entente qui n’a pas duré longtemps, puisque Delphine Ernotte-Cunci est vite repassée à l’offensive.

    « Le souci tout à fait légitime de bien utiliser l’argent public ne justifie pas pour autant de jeter en pâture des gens », a-t-elle dénoncé après les sempiternelles questions sur les indemnités perçues par le journaliste et animateur de « Questions pour un champion » Samuel Étienne à son départ, ou la double rémunération d’Arnaud Ngatcha, directeur des opérations spéciales de France Télévisions et adjoint à la mairie de Paris.

    **Des accusations sans preuves ressassées**

    Les rares questions neuves posées par le rapporteur lui ont été inspirées par les auditions quelques jours plus tôt d’anciens salariés de France Télévisions ayant quitté la maison en mauvais termes, et bien décidés à déverser leur fiel sur leur ex-patronne. Ce fut le cas de Jacques Cardoze, un temps correspondant à Washington pour la télévision publique et ancien présentateur de « Complément d’enquête », qui avait prétendu le 31 mars, sous serment, que des accords confidentiels signés par France Télévisions couvraient des « déviances sexuelles ». Des accusations auxquelles il a catégoriquement refusé d’apporter des preuves.

    « Transmettez-moi les noms ! Transmettez-moi les faits ! Saisissez-moi ! », a exhorté Delphine Ernotte-Cunci au rapporteur, avant de préciser qu’elle n’avait « absolument aucune espèce de tolérance pour les pratiques de harcèlement moral ou sexuel ». Réagissant aux accusations sans fondement de Jacques Cardoze, elle a ensuite pointé la responsabilité du rapporteur de lui transmettre les éléments en sa possession afin qu’elle ouvre une enquête, « même seize ans ou dix-sept ans après » les faits.

    « Je crois que nous tous qui parlons ici devant vous jurons de dire la vérité, toute la vérité », a taclé la patronne de France Télévisions, en réponse aux accusations, pas plus argumentées, de Patrick Sébastien, ancien animateur de la télévision publique, qui avait affirmé au cours de son audition que des sociétés privées avaient pour habitude d’offrir des « cadeaux » aux dirigeant·es de l’entreprise publique pour obtenir des marchés en échange.

    De parjures et de mensonges, il a été beaucoup question lors de cette audition finale. Delphine Ernotte-Cunci, pas procédurière pour un sou selon ses dires, n’a pas manqué de relever la montagne d’accusations infondées et outrancières portées contre elle au cours de différentes auditions et dont le rapporteur Charles Alloncle a fait son petit commerce sur ses réseaux sociaux.

  2. Cette commission d’enquête a été une énorme honte mais la droite / ED est la grande gagnante et va s’en servir pour sa propagande : si le rapport n’est pas publié ça va crier à la censure, s’il est publié avec les délires / mensonges d’Alloncle ça servira à taper sur l’audiovisuel public en s’appuyant sur le fait que le rapport a été validé par l’Assemblée. On pourrait aller jusqu’à penser que tout était prévu depuis le début.

  3. Worried-Witness268 on

    cette commission était une vrai mascarade et quasiment rien d’intéressent n’en est ressorti

    je n’attend jamais rien de l’ED mais je n’arrive pas a comprendre qu’ils soit 1er degré a dire que le rapporteur a bien géré etc etc etc , c’était catastrophique …. ce mec serait capable de confondre le net et le brut , la commission est sur france télévision mais ca fait 4 mois qu’il parle de 4 milliards ( alors que ca correspond aussi a l’ina etc ) et france tv c’est env 2.6 milliards , a partir du moment ou il n’arrive même pas faire la différence entre les 2 comment on peut le prendre au sérieux , il confond aussi le montant du contrat passé avec une société de production et le chiffre d’affaire une fois tout déduit , il comprend pas qu’une émission peut ne pas fonctionner et qu’alors tout sera a la charge de la boite de prod

    il a menti dans de nombreux tweet , menti pendant la commission ( comme hier sur samuel étienne ) et ne risque rien alors que les personnes convoqué ont juré de dire la vérité et risque des sanctions si elles sont prisent a mentir

    la liste des conneries qu’il a dites et des choses qu’il n’a pas compris est tellement longue qu’on pourrais en faire un livre bien plus gros que celui de sarko en prison lol

  4. Franchement quand je vois les commentaires de toutes les vidéos YouTube qui parlent de cette commission, que celles ci soient postés par des chaînes aux auditeurs plutôt de droite ou de gauche, c’est toujours cette impression folle qu’on a affaire a une ferme a troll payée par les milliardaires d’extrême droite pour manipuler l’opinion.

    C’est trop gros en termes de quantité, de likes de commentaires et de synchronisation pour être simplement des reacts d’extrême droite.

  5. BeginningNeither3318 on

    Bayrou était convaincu d’avoir dead ça après sa cataclysmicabrantesque audition dans l’affaire Betharram. Je m’attend à ce que Alloncle et ses sbires fassent pareil. Personne ne regarde ces auditions en entier. 

  6. C’est fini, ce connard d’alloncle peut retourner dans la fosse à purin de laquelle il est sorti

  7. Elle a permis de montrer que Charles Henri Alloncle ne s’est servi de cette commission que pour se mettre en avant et servir son agenda politique. Il sortait très souvent du thème de l’audiovisuel public. Il n’écoutait pas systématiquement les réponses à ses questions.

    Elle a permis de montrer que le rapporteur confondait chiffre d’affaire et rémunération. Qu’il annonçait des chiffres sortis de nulle part très souvent complètement faux. Et qu’il aimait tweeter.

  8. cette audition ça m’a au moins permis d’apprendre que pour seulement 3€ (anciennement 4€) on a „tout ça“.

    mais au final ça me dérangerait pas de payer 5€ et d’avoir encore mieux.

  9. ultrajambon on

    C’est pas pour légitimer cette commission de merde, mais ce matin après l’interview de Lescure sur France info ils n’ont pas coupé le micro et on a clairement entendu Agathe Lambret demander au ministre :

    > Ça va ça vous allait ? C’était bien hein ? Pour quelqu’un qui n’avait pas grand chose à dire vous aviez plein de choses à dire

    Je doute qu’elle soit aussi cordiale à la fin d’une interview avec Rima Hassan, au pif. Cela dit c’est pas souvent qu’ils font ce genre de boulettes, si ça se trouve après s’être acharnés sur un gauchiste pendant 30 minutes ils sont peut-être tout aussi courtois une fois les micros éteints, qui sait…

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