Eine Mutter und ihre Tochter, die Serienvergifter sind: In der Vendée die Geschichte einer „unglücklichen Idee“, die aus „Breaking Bad“ hervorgegangen ist

https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/18/une-mere-et-sa-fille-empoisonneuses-en-serie-en-vendee-l-histoire-d-une-facheuse-idee-nee-de-breaking-bad_6672006_3224.html

Von Wertherongdn

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13 Kommentare

  1. Wertherongdn on

    Ok, pas fan des faits divers d’habitude mais ce „Tiger King“ français m’a passionné (et la plume de Pascale Robert-Diard y est pour beaucoup) :

    De la mère ou de sa fille, laquelle a évoqué en premier l’idée de se débarrasser d’Enrique B. ? Difficile à dire. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’aucune n’a arrêté l’autre. Le choix du poison, c’est la fille. « J’ai vu une ou deux séries qui m’ont donné cette fâcheuse idée », dit-elle. Combien de fois ont-elles essayé ? Elles en ont avoué trois. Cachets d’alprazolam broyés dans le café. Feuilles d’aconit tue-loup fourrées dans le chili con carne. Graines de ricin disséminées dans les olives et dans un paquet de tabac. La mort-aux-rats, plus classique, elles y ont songé, mais ont finalement renoncé. L’antigel, très économique, elles ont testé mais ont été échaudées. Enrique B., 42 ans, n’est pas mort.

    Son ex-compagne, Amélie D., 37 ans, et la mère de celle-ci, Carole D., 62 ans, vont être jugées, à compter du mercredi 25 mars, devant la cour d’assises de la Vendée, pour empoisonnement et tentative d’empoisonnement. A Amélie D. il est aussi reproché une tentative d’homicide sur conjoint : elle a reconnu avoir scié les câbles de frein de la voiture de son compagnon. « Qui peut dire qu’il n’a jamais songé à tuer quelqu’un ? Sauf que moi, je l’ai fait », résume-t-elle. « Heureusement que ça n’a pas marché, se rassure sa mère. On est moins poursuivi pour un crime quand c’est pas réussi. »

    Elles parlent comme ça, Amélie et Carole. C’est d’ailleurs ce qui frappe le plus, dans les procès-verbaux, le ton spontané, on n’ose dire frais, avec lequel elles s’expriment. Par exemple, sur leur parcours de vie. La mère : « Ça m’embêtait l’école. Je me disais : “Pourquoi apprendre les cours ?” Après, j’ai été hôtesse de caisse, j’ai fait de la téléprospection pour des vérandas et des cuisines, j’ai vendu des encyclopédies au porte-à-porte, j’ai refait hôtesse de caisse, j’ai fait du secrétariat dans une mairie, j’ai refait la caisse, j’ai été gardienne d’immeuble et je suis retournée en caisse. » La fille : « J’ai eu des facilités jusqu’au CM2, après j’ai plus eu envie, je n’en faisais qu’à ma tête, j’étais une ado infecte. » Elle a abandonné le BEP en première année, a multiplié les petits boulots de vendeuse – « J’ai tendance à me lasser » –, a changé de voie – « J’en avais marre des clients » –, s’est orientée vers le métier de peintre en carrosserie, en intérim – « je décidais de quand je voulais travailler » –, mais elle a vite eu « mal au dos ».

    Sur leurs amours, mère et fille ont beaucoup à raconter. Carole D., originaire de Dunkerque (Nord), avait 19 ans lorsqu’elle s’est installée avec son premier mari, rencontré « à la fête foraine ». « Le problème, c’est qu’il voyait que ses parents, ses parents, ses parents. » Elle s’est lassée « de ne pas avoir ce qu’il fallait à la maison », a laissé un mot sur la table de la cuisine, jeté ses clés dans la boîte aux lettres et filé « sur un coup de tête » avec le chauffeur de bus dont elle était tombée amoureuse – « C’était bien, je savais à quelle heure il passait à tel ou tel arrêt, je restais parler avec lui, et comme j’étais jalouse j’étais sûre qu’il n’y avait pas d’autres filles à lui parler. » Ils sont partis un temps au Canada, sont revenus dans le Nord, un fils est né. La maladie l’a emporté à l’âge de 9 mois.

    Puis Amélie est arrivée. « Je l’ai toujours couvée. On était très fusionnelles. » Carole D. a quitté le père de sa fille lorsqu’elle a appris que sa meilleure amie était enceinte de lui. « Je devais être la marraine. » La rupture a été violente. « J’avais l’impression d’être dans Dallas ou dans Les Feux de l’amour. » Avec son troisième compagnon et deuxième mari, ça a duré « cinq, six ans, il buvait trop ». En Touraine, où elle avait emménagé en 2003, elle a rencontré un autre homme, « dans un club échangiste ». Leur mariage a tenu « un peu moins de sept ans, il était trop avare ». Après, elle n’a eu que « des relations de passage, pour l’entretien ».

    Amélie D. s’était juré de ne pas avoir la même vie que sa mère. « Je m’étais dit que l’homme avec qui je me marierais, ça serait pour toute la vie. » Elle y a cru, à 16 ans, avec son voisin de bus. « Ça a été tout de suite le coup de foudre, comme dans un film. » Mais, neuf mois plus tard, il l’a quittée. « J’étais trop jalouse, possessive. » Elle y a cru à nouveau, à 18 ans, avec un garçon dont elle partageait la passion automobile, qu’elle a rencontré par l’intermédiaire d’un site de discussion en ligne sur les voitures. Ils se sont mariés, ont eu un enfant.

    « On avait la belle maison, la belle voiture, le beau fils, le groupe d’amis, un chien, un chat, on partait en vacances en Espagne, c’était comme dans les films. » Amélie D. n’avait en revanche « pas du tout aimé être enceinte, le fait de prendre du poids, d’être difforme ». Comme elle tenait à renvoyer d’elle l’image d’une femme « mince, bien dessinée, avec des fesses galbées », elle avait contracté un prêt pour s’offrir une liposuccion des cuisses et une abdominoplastie. Le surendettement, de toute façon, elle vit avec depuis sa majorité.

  2. Elles auraient regardées Kaamelott au lieu de breaking bad, elles auraient su qu’un scorpion dans le lit c’est radical.

  3. PurplePachyderme on

    Les faits divers de la France rubrique cas sociaux (que j’utilise ici comme un terme neutre), c’est quand même fou à lire…

  4. Avocatdudiable22 on

    >Carole D. évoque aussi l’antigel. Toujours à sa demande, assure-t-elle, elle s’est chargée de faire un essai sur Psycho, le chien de sa fille. « J’ai mélangé l’antigel à la viande et je l’ai mis dans la gamelle. En moins d’une semaine, le chien est mort. J’étais effondrée. »

    >Question du gendarme : « C’était un test pour ensuite empoisonner Enrique B. ? »

    >Réponse : « Oui. Amélie a dit : “Si ça a marché sur le chien, ça marchera sur lui.” »

    Y’a rien qui va dans cette histoire

  5. More_Extent_3165 on

    J’aime pas dire des trucs du style „wow, quelles cassos“, mais là… wow. On dirait presque un scénario à la Tuche qui vise à les tourner en ridicule tellement c’est gros.

  6. SweeneyisMad on

    >« Heureusement que ça n’a pas marché, se rassure sa mère. On est moins poursuivi pour un crime quand c’est pas réussi. »

    Le penser c’est une chose, le dire à haute voix une autre.

    >A la psychologue chargée de l’examiner, Carole D. a confié que sa fille lui disait souvent, à propos d’Enrique B. « Si moi je ne l’ai pas, personne ne l’aura. » Elle enchaîne : « Si elle veut pas que quelqu’un d’autre l’ait, y a qu’une solution, c’est de le tuer. Elle garde les enfants avec la maison et tout, et elle est tranquille, elle a plus à payer, elle a un gros souci en moins. Je crois que c’est comme ça qu’elle raisonnait. Et à un moment, je me suis dit que c’était peut-être mieux pour elle que ça marche. Moi, j’ai qu’une fille… » A propos d’Enrique B., elle ajoute : « De lui, je vais vous dire, je m’en fous. »

    J’ai l’impression que c’est un peu le même raisonnement que l’on voit dans les féminicides.

  7. Désolé mais le tatouage „damaged“ au-dessus du sourcil, je n’ai pas pu m’empêcher de rire

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