Südlich von Teheran wird die Leichenhalle von Kahrizak vom Zustrom von Leichen überschwemmt

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/12/au-sud-de-teheran-la-morgue-de-kahrizak-debordee-par-l-afflux-de-cadavres_6661463_3210.html

    Von coadmin_FR

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    3 Kommentare

    1. Des vidéos, téléchargées sur les réseaux sociaux malgré la coupure d’Internet, montrent de très nombreux corps entassés dans le hangar du centre médico-légal et alignés dans la cour. Des témoignages recueillis par « Le Monde » corroborent ces images, qui laissent entrevoir l’extrême violence de la répression en cours dans les rues de la capitale.

      Par [Ghazal Golshiri](/signataires/ghazal-golshiri/) et [Madjid Zerrouky](/signataires/madjid-zerrouky/)

      Publié aujourd’hui à 10h30, modifié à 11h35

      Des dizaines de corps, peut-être des centaines, gisent à même le sol à l’intérieur d’un hangar. Certains sont enveloppés dans des sacs mortuaires, d’autres étendus sur des brancards. Des hommes et des femmes à la recherche d’un proche circulent entre les cadavres et en scrutent les visages. Une femme, penchée sur un corps inanimé, sanglote. Diffusée sur les réseaux sociaux samedi 10 janvier, cette courte vidéo, filmée en plan serré à la morgue du centre médico-légal de Kahrizak, au sud de Téhéran, suggère que la répression en cours dans les rues de la capitale vire au bain de sang.

      Dimanche 11 janvier, une autre vidéo, longue de six minutes, est sortie sur les réseaux sociaux, montrant cette fois-ci l’extérieur de la morgue, avec des corps, enveloppés dans des sacs et alignés sur le bitume, sur plusieurs centaines de mètres. Sur un écran du centre médico-légal, diffusant les visages de manifestants morts acheminés sur les lieux, s’affiche celui d’un jeune homme. L’inscription « numéro 55 sur 250 » apparaît à l’écran, ce qui donne une autre indication, glaçante, sur l’étendue de la répression. D’ici et de là, des sanglots et des cris. *« Assassins ! »*, hurle une femme vêtue d’un tchador noir. *« Qu’ils soient maudits »*, sanglote un homme.

      Ces bribes d’information, mises bout à bout, incitent à penser que, depuis les marches massives de jeudi 8 janvier, la riposte du régime islamique pourrait avoir causé des centaines, voire des milliers de morts. Dimanche, et pour la quatrième journée de suite, le réseau Internet était coupé dans le pays. Dans la soirée, de rares images diffusées de la capitale montraient des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, dans l’ouest de Téhéran, alors que les drones des forces de sécurité survolaient les rues.

      Amir (dont le nom de famille est volontairement tu pour éviter des représailles contre sa famille) a été tué lors des manifestations à Téhéran, dans la nuit de jeudi à vendredi. Vendredi matin, sa famille a reçu un appel des autorités lui demandant de venir identifier le corps, placé à la morgue de Kahrizak. Incapable émotionnellement d’accomplir cette tâche, la famille a demandé à l’un des amis d’Amir, Mehdi (pseudonyme), de s’en charger.

    2. yeahrightnothx_ta on

      Affreux. C’est important qu’on prenne la mesure de ce qui se passe là-bas grâce à ces témoignages “échappés” de la chape de plomb qui s’est abattue. J’ai justement une question : comment font les gens puisque internet est coupé? Comment ils arrivent à outrepasser ça? Si quelqu’un a une réponse, ça m’intéresse.

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