In Russland nähert sich die alte liberale Elite dem antieuropäischen Diskurs des Kremls

    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/18/en-russie-l-ancienne-elite-liberale-se-rapproche-du-discours-anti-europeen-du-kremlin_6653907_3210.html

    Von beuhlakor

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    7 Kommentare

    1. **Réduits au silence depuis le début de la guerre en Ukraine, les ex-libéraux russes ont durci leur discours depuis l’échec des négociations en vue d’un cessez-le-feu en Ukraine. Naguère critiques du Kremlin, ils en veulent désormais avant tout à l’Europe, accusée d’être responsable de la poursuite de la guerre.**

      Depuis que leur pays a envahi l’Ukraine, leurs routes ne cessent de diverger. Un même fatalisme unit pourtant Piotr et Dmitri. *« Après bientôt quatre années de guerre, c’est l’impasse »*, regrettent ces deux pères de famille, archétypes de la classe moyenne libérale russe. Tous deux préfèrent rester anonymes car ils parlent, de Moscou, à un journaliste occidental.

      *« Notre armée progresse trop lentement, mais nous finirons par gagner. Tout cela va dégénérer en un vaste conflit militaire entre la Russie et l’Europe. Nos enfants doivent le savoir : l’histoire est faite de cycles. Le retour à la grande guerre – peut-être même nucléaire – est inévitable »*, prévient Piotr, partisan, depuis février 2022, de *« l’opération militaire spéciale »* du Kremlin en Ukraine. *« Cette guerre n’est pas la nôtre mais, hélas, Kiev risque de finir par perdre. L’espoir de paix, cet été, est passé*, s’inquiète Dmitri, opposé à l’invasion depuis le début. *La Russie et l’Occident ont politiquement et économiquement intérêt à poursuivre le conflit. Nous avons échoué à laisser un monde meilleur à nos enfants. »*

      Les opinions et les parcours de Piotr et Dmitri racontent les déceptions et les frustrations de cette Russie qui, avant 2022, se voulait libérale. Voisins, ces deux quinquagénaires habitent une ruelle près du centre de Moscou. Deux familles éduquées et polyglottes, avec des revenus suffisants pour, avant la guerre, se payer des vacances d’été en Italie. Piotr travaille à la direction d’un musée, Dmitri est cadre commercial dans l’automobile. Dans la vie d’avant, ils conduisaient ensemble leurs enfants à l’école. Ils se sont même retrouvés côte à côte, en 2011-2012, dans les manifestations anti-Kremlin provoquées par un soudain vent de rébellion après des fraudes électorales. Aujourd’hui, il n’y a plus ni séjours à Rome ni manifestations à Moscou. Leurs enfants sont partis étudier en Europe ou apprennent à faire profil bas dans des universités moscovites baignant dans la propagande pro-Kremlin.

      *« Il n’y aura pas de retour en arrière. La Russie doit bâtir seule son propre chemin*, assure Piotr, devenu fidèle électeur du régime. *La démocratie, ce n’est pas pour notre pays. Abandonnons ce fol espoir libéral. La Russie ne survivra que si elle est dirigée par un pouvoir fort. Nous avons bien résisté à toutes vos sanctions. Notre économie en ressort renforcée. »* La propagande a fini de convaincre Piotr. Prêt à s’engager comme volontaire, il a dû renoncer à cause de sa santé : à la place, il participe à des distributions d’aides alimentaires à destination des soldats.

    2. No-Bodybuilder1270 on

      En plus, y’a certainement quelques unes de ces „élites“ qui habitent à l’étage, on peut comprendre leur prudence digne d’un Jack Ma après quelques mois au vert…

    3. IntelArtiGen on

      Il y a une erreur dans le titre, attendez je corrige:

      > LES SURVIVANTS DE l’ancienne élite libérale se rapprochent du discours anti-européen du Kremlin

      Ya quand même une petite purg.. pardon excusez moi, „glissade de fenêtre“, qui est passée par là depuis quelques années. Certains sont morts, ou ont été blessés, ou menacés, et ceux qui sont pas dans ces catégories tiennent surement assez à leur famille et à leur niveau de vie pour dire ce qu’on leur demandera de dire.

      Suffit que t’ais été haut cadre de Gazprom dans les années 2010-2020 et t’es sur une liste.

      On en est à quasi 100 victimes tout de même: https://en.wikipedia.org/wiki/Suspicious_Russia-related_deaths_since_2022

      Tous sont pas forcément des assassinats mais certains assassinats / menaces / blessures sont forcément pas dedans non plus.

    4. crxsso_dssreer on

      Elle n’a pas trop le choix, c’est ça ou l’accident d’immeuble…

    5. Worried-Witness268 on

      mais on en revient toujours au meme , si tu suit pas poutine tu fini suicidé donc libéraux ou pas ils ont pas vraiment le choix et ils ont peur pour eux et leur famille

    6. C’est simple tout les libéraux, ont été tué par le régime. Avec le pic des meurtres d’etat avec nemtzov. Se faisant tuer en pleine place rouge. Apres tu as eu navalny, qui vient quand même d’un courant nationaliste mais qui est malgré tout un libéral. Qui est mort au goulag. Avant t’as eu Anna Politkovskaïa tuée , ainsi que d’autre liberaux au retour de poutine au pouvoir je crois. Globalement, y a eu 3 grande purge des liberaux. Une fois en 2006, 2014 et 2020 a 2022. Alors c’est sur que des libéraux de la première heure, il t’en reste plus. Dire qu’il reste une opposition libérale, c’est un peu comique.

    7. Alert-Pickle590 on

      Je suis toujours consterné devant la dissonance cognitive russes sur certains sujets. D’un côté nous sommes d’abjecte impérialiste barbare et mangeur de bébé en pleine décadence. De l’autre nous sommes une chamante destination de vacance (ici l’Italie) et/ou l’endroit parfait pour faire ses études.

      Pour l’avoir vécu c’est assez fascinant d’entendre que la russie c’est super et que les russes sont scientifiquement en avance sur tout tandis que nos chercheurs sont des nazes. Mais que bon, on va quand même faire des études scientifique a Paris parce que hein, bon, voila.

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