BERICHTERSTATTUNG. Betrug bei Arbeitsniederlegung: Von Gemeinden angeworbene Privatdetektive zur Kontrolle von Beamten

    https://www.franceinfo.fr/economie/fraude/fraude-aux-arrets-maladie-des-detectives-prives-recrutes-par-les-collectivites-pour-controler-des-fonctionnaires_7621703.html

    Von Sensitive_Band1122

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    10 Kommentare

    1. Sensitive_Band1122 on

      Classique : il y a une augmentation des arrêts maladie, et au lieu de s’interroger à la raison , on hurle à la fraude.

      Mais ce qui me fait le plus marrer:

      >Comme en ce moment, il commence à suivre un fonctionnaire officiellement en arrêt de travail. „On a donc un agent public qui est en arrêt, et qui en parallèle exerce une activité de façon récurrente. Taille de haie, entretien de jardin alors que vous êtes en accident du travail pour un mal de dos…“, remarque le détective privé.

      Il est médecin ? Il ne dit pas si le mec qu’il surveille est rémunéré pour ces activités

    2. BojackPonyman on

      C’est anecdotique mais je peux comprendre. J’ai bossé pour une institution publique à un moment, quelque chose comme 10% des effectifs était en arrêt maladie depuis plus de 6 mois, pour certains plus d’un an. C’était d’autant plus problématique que ça empêchait leur remplacement. Les personnes étaient toujours comptées dans l’effectif et donc pas de poste ouvert.

    3. Un arrêt de travail n’est pas auto-attribué. À un moment, un médecin l’a accordé. Il faudrait peut être regarder aussi de ce côté là.

    4. SnooCakes2773 on

      Pour info, désormais pres de 50% des plaintes reçues par les Conseil de l’Ordre sont liées à des arrets de complaisance.

      (Ce qui veut pas dire qu’ils sont tous de complaisance mais y’en a un paquet)

      Il y a une vraie mouvance aussi chez les médecins qui commence à crisper les employeurs.

    5. Le plus debile dans tout ça : le contrôle n’a aucune valeur…

      Pour la fonction publique il y a des médecins contrôleurs agréés qui existent et dont C’EST LEUR BOULOT !

      Comment un non médecin peut juger de l’état de santé d’un agent ?

      Et pour avoir bosser pour un gros service de contrôle (Securex) c’est nettement moins cher que 10k pour harceler quelqu’un

    6. Et pendant ce temps là tas des journalistes qui s’échinent à rassembler des preuves que tout un tas de personnes morales ou physiques fraudent pour des milliards d’euros.

    7. Wonderful-Excuse4922 on

      Prenez-moi pour un fou mais c’est un vrai danger pour l’État de droit cette pratique.

      On fait de la logique de suspicion généralisée envers les agents publics. Sous couvert de lutter contre la fraude on installe l’idée que le fonctionnaire est potentiellement un tricheur et un profiteur qu’il faudrait prendre “en flag” comme un délinquant. Ça participe d’un climat où le service public est vu comme un coût et une menace pour les finances. On gère les fonctionnaires non plus comme des agents d’une mission mais comme des suspects qu’il faudrait surveiller. Et sur le long terme on abîme profondément la relation de confiance entre employeur public et agents.

      Puis ensuite surtout c’est le choix de déléguer ça à des acteurs privés. Là il y a un vrai problème institutionnel. Une collectivité publique dispose déjà d’outils de contrôle suffisants. Le médecin agréé, le contrôle administratif, le juge disciplinaire, le juge financier, etc. Quand on va chercher une agence de détectives privés on privatise une fonction de contrôle qui touche à des droits fondamentaux. On fait entrer une police parallèle dans la relation de travail publique, sans les mêmes règles de transparence, sans les mêmes obligations de proportionnalité et avec des intérêts marchands derrière. Plus on leur confie de missions plus ils ont intérêt à ce que ce type de contrôle se généralise. C’est tout le mouvement de privatisation du contrôle social qu’on voit aussi dans d’autres domaines. La sécurité privée, cabinets d’audit et les cabinets de conseil notamment.

      Et puis, justement on a dans l’article le passage le plus révélateur politiquement. Le fait que certaines collectivités passent par des avocats pour dissimuler les honoraires des détectives dans les lignes budgétaires. Là on sort même du débat strictement moral sur la surveillance. On est face à une atteinte à la transparence démocratique. Si un maire veut, pour de “bonnes raisons” selon lui, surveiller ses agents avec des détectives, le minimum dans une démocratie locale c’est qu’il assume publiquement, que ce soit visible dans les budgets, débattu en conseil municipal et éventuellement contesté. Noyer la dépense ça montre qu’on sait très bien que c’est politiquement sulfureux et qu’on contourne le contrôle citoyen. Et ne parlons même pas du risque de dérapages et harcèlement.

    8. J’ai un pote (dans le privé) qui a recruté un ingé après une période d’essai. Il a travaillé 6 mois et cela fait deux ans qu’il est en arrêt maladie (problèmes soit disant psychologiques). Il vit sa meilleure vie apparemment et il vient d’être papa. Le retour au travail sera difficile.

    9. Clairement, il est urgent d’aller vérifier que les fonctionnaires sont bien en burn-out, en investissant dans des services privés coûteux l’argent qui aurait pu sinon servir, au hasard, à embaucher des contractuels, de nouveaux fonctionnaires, ou payer l’enquête interne permettant de mettre au jour les comportements toxiques et virer les malfaisants.

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