Ça se moque des pubs d’Apple qui pourtant sont très très proches de leur usage réel actuellement dans les communications professionnelles. J’ai pas tout lu mais si c’est pour faire une espèce d’inversion accusatoire alors que c’est déjà l’usage de l’IA, c’est pas Apple qui part du principe que nous sommes idiots, c’est nous qui utilisons l’IA pour se plier à des principes qui n’ont pas beaucoup de sens.
LaMortPeutDancer on
Arrêt sur Image à coté de la plaque pour une fois…
Il y a un film qui est sortit il y a peu pour parler de la situation actuelle :
Le télé-opérateur qui m’appelle pour m’arnaquer en me vendant un forfait, c’est Charlot. Il est moins sale, mais l’open-space est usine. Dans le film, c’est cool, il s’en sort, mais en vrai, c’est un engrenage infernal sans sortie.
La problématique actuelle dépasse l’abrutissement des masses, c’est une révolution industriel et l’auteur qui se croit pertinent avec son petit couplet :
„Le problème, c’est qu’Apple part du principe que nous sommes tous idiot.es, et que sa béquille algorithmique nous est donc indispensable pour rester a minima productifves pour l’actionnariat. Rendormez-vous, nous dit la marque à la pomme, on s’occupe de tout.“
Pourquoi j’irai lire 300 pages de catalogue pour savoir quel pièce il faut pour mon projet si l’IA peut le faire pour moi ?
„Oui mais si l’IA n’est pas la, tu fais quoi ? “ Ba je lis le catalogue, comme je le faisais hier.
C’est un accomplissement de faire un CR pourrit de réunion ? Je dois garder mon boulot à la chaîne dorée (je ne suis pas un travailleur comme charlot, je suis supérieur, mon boulot me paye le café, moi) ou m’en extraire si l’IA le permet ?
Aller, pour me marrer, j’ai généré un article sur l’IA vu par arrêt sur image :
*On nous vend un monde où l’IA est reine : diagnostics médicaux, villes optimisées, vies facilitées. Mais cette „magie“ est un produit humain, façonné par des choix. Et ces choix ont des biais. Les algorithmes de reconnaissance faciale, par exemple, ratent souvent les visages non blancs – jusqu’à 35 % d’erreurs en plus. Neutre, l’IA ? Plutôt un miroir de nos inégalités.*
*Et cette „libération“ promise ? L’automatisation remplace des chauffeurs, des employés, pendant que les GAFAM amassent des fortunes. Les data centers, eux, engloutissent l’énergie de nations entières – en 2024, ils ont dépassé l’aviation civile en émissions carbone. Quant aux algorithmes de recommandation, ils nous enferment dans des bulles, privilégiant le clic au détriment du sens.*
*Zoom arrière. Le décor s’effrite. L’IA n’est pas un sauveur, c’est un outil. Et comme tout outil, il sert d’abord ceux qui le contrôlent. Alors, avant d’applaudir, posons la question : à qui profite ce futur radieux ?*
Talen_92 on
>Dans la seule étude de laboratoire sur la question, les assistants IA [augmentent de 20% le temps passé par des développeurs sur une tâche](https://arxiv.org/abs/2507.09089).
Pour être allé voir l’étude, c’est intéressant :
Cela souligne que les gains net sur le codage, et évidemment la recherche en ligne d’une solution, ne compensent pas, bien au contraire, le temps pris par taper la question pour l’IA, son temps de réflexion et ensuite l’évaluation de la solution proposée.
J’ai quelques bémols cependant.
D’abord sur le cadre de l’étude. Ils demandent à des développeurs ayant 5 ans d’expérience d’utiliser ou non l’IA dans leur domaine de compétences.
De 1, 5 ans d’expérience, je trouve encore cela assez „junior“ comme profil, ce qui peut expliquer pour moi le temps passé sur l’évaluation et qui pourrait être réduit pour des profils plus senior.
De 2, je trouve bizarre d’utiliser l’IA sur son domaine de compétence : pour moi, elle est surtout la pour des points annexes sur lesquels on demande à l’IA pour espérer s’épargner une recherche en ligne.
Ensuite, la question qui va se poser c’est : est-ce que les gains vont rester les mêmes ou vont-ils croître?
C’est à voir avec la pratique…
guigssssss on
Je pense pas que le futur puisse être stupide comme tu dis. L’ia c’est seulement un outil qui a pour objectif de nous faire aller plus vite dans différentes taches. Après il faut savoir l’utiliser, et c’est là qu’est le principal biais.
Bullshit_deluge on
La stupidité n’a pas d’époque mais si cela prend cette forme qu’est-ce qu’on va s’ennuyer…
Alors_HS on
A chaque fois que j’ai envie d’écrire un truc sur le sujet des LLMs, j’ai l’impression de devenir un vieux con aigri et élitiste. Et ce qui m’enrage le plus, c’est non pas de voir les gens se servir de l’IA n’importe comment et pour n’importe quoi, mais de voir mes outils sur lesquels je compte pour travailler et vivre disparaitre. Ca devient compliqué de trouver de l’écrit sur Internet qui ne soit pas pourri par IA, il devient de plus en plus dur de tirer quelque chose d’utile de Google, les forums de discussions de professionnels et académiciens sont envahis de contenu posté par des bots, et bientôt je suppose que même Google Scholar se retrouvera inondé de faux vrais articles pondus en masse par LLM. Tout ça en étant pris pour un con par des gens qui essaient de vendre leur LLM pourri pour répondre (mal) à des problèmes qui n’en sont pas.
Fizeau57_24 on
Le présent est intelligent ? Ah bon.
Moist_Pack_6399 on
Au delà de l’article à peine subjectif, j’ai l’impression de revivre les mêmes dires les mêmes réactions les mêmes contestations qu’aux débuts de Google et de l’informatique à la portée de tous. Au lieu de devoir aller à la bibliothèque (ou au CDI ?) et faire le même exposé que tous les élèves tous les ans à partir des mêmes 3 bouquins à disposition on pouvait aller sur Google et avoir plus facilement accès à la connaissance. On disait que ca rendait bête, que ca n’apprenait pas à réfléchir. 20 ans plus tard il est certain qu’on est plus instruits que nos anciens au même âge, et je ne pense pas qu’on sache moins réfléchir.
Saqwa on
>Depuis janvier, l’oligopole des producteurs d’IA générative – OpenAI, Alphabet, Meta, Anthropic, et X à sa manière incelo-nazie – nous vend l’arrivée des „agents“, une nouvelle génération d’assistants virtuels désormais capables, selon le pitch, d’utiliser d’autres outils numériques pour faire des trucs à notre place. Le problème, c’est que ces „agents“, comme les grands modèles de langage, sont invariablement nuls : leur taux d’efficacité, selon une étude de l’université Carnegie Mellon publiée fin juin, oscille entre 30 et 35%. ChatGPT Agent, nous apprend Futurism, met une heure à vous commander des cupcakes et vous propose d’aller visiter un stade de baseball au milieu de l’océan, dans la grande tradition surréaliste des IA génératives. La promesse de productivité ? Dans la seule étude de laboratoire sur la question, les assistants IA augmentent de 20% le temps passé par des développeurs sur une tâche. Ces outils, même inefficaces, promettent déjà d’être des „machines à manipulation“, écrivait la chercheuse Kate Crawford dès décembre. D’autant que la Silicon Valley a prévenu : ces „agents“ ne fonctionneront que s’ils ont un accès total à nos existences numériques. Un panoptique contre des fake news : pas facile à vendre comme nouveau paradigme sociotechnique, même en imposant des icônes IA dans toutes nos interfaces, comme l’ont relevé Nolwenn Maudet, Anaëlle Beignon et Thomas Thibault en janvier. A ce stade, vu la nullité du produit et l’agressivité de la stratégie de mise sur le marché, ce n’est plus tant du marketing qu’une forme inédite de racket.
C’est la seule partie de l’article intéressante (même si le coup des cupcakes et du terrain de baseball dans la mer, c’est des anecdotes, c’est arrivé une fois), peut-être parce que ça rapporte le travail d’autres personnes que l’auteur de l’article.
Tout le reste est à chier.
babar001 on
Le futur ?
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11 Kommentare
Le présent est déjà stupide
Ça se moque des pubs d’Apple qui pourtant sont très très proches de leur usage réel actuellement dans les communications professionnelles. J’ai pas tout lu mais si c’est pour faire une espèce d’inversion accusatoire alors que c’est déjà l’usage de l’IA, c’est pas Apple qui part du principe que nous sommes idiots, c’est nous qui utilisons l’IA pour se plier à des principes qui n’ont pas beaucoup de sens.
Arrêt sur Image à coté de la plaque pour une fois…
Il y a un film qui est sortit il y a peu pour parler de la situation actuelle :
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes_(film)](https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes_(film))
Le télé-opérateur qui m’appelle pour m’arnaquer en me vendant un forfait, c’est Charlot. Il est moins sale, mais l’open-space est usine. Dans le film, c’est cool, il s’en sort, mais en vrai, c’est un engrenage infernal sans sortie.
La problématique actuelle dépasse l’abrutissement des masses, c’est une révolution industriel et l’auteur qui se croit pertinent avec son petit couplet :
„Le problème, c’est qu’Apple part du principe que nous sommes tous idiot.es, et que sa béquille algorithmique nous est donc indispensable pour rester a minima productifves pour l’actionnariat. Rendormez-vous, nous dit la marque à la pomme, on s’occupe de tout.“
Pourquoi j’irai lire 300 pages de catalogue pour savoir quel pièce il faut pour mon projet si l’IA peut le faire pour moi ?
„Oui mais si l’IA n’est pas la, tu fais quoi ? “ Ba je lis le catalogue, comme je le faisais hier.
C’est un accomplissement de faire un CR pourrit de réunion ? Je dois garder mon boulot à la chaîne dorée (je ne suis pas un travailleur comme charlot, je suis supérieur, mon boulot me paye le café, moi) ou m’en extraire si l’IA le permet ?
Aller, pour me marrer, j’ai généré un article sur l’IA vu par arrêt sur image :
*On nous vend un monde où l’IA est reine : diagnostics médicaux, villes optimisées, vies facilitées. Mais cette „magie“ est un produit humain, façonné par des choix. Et ces choix ont des biais. Les algorithmes de reconnaissance faciale, par exemple, ratent souvent les visages non blancs – jusqu’à 35 % d’erreurs en plus. Neutre, l’IA ? Plutôt un miroir de nos inégalités.*
*Et cette „libération“ promise ? L’automatisation remplace des chauffeurs, des employés, pendant que les GAFAM amassent des fortunes. Les data centers, eux, engloutissent l’énergie de nations entières – en 2024, ils ont dépassé l’aviation civile en émissions carbone. Quant aux algorithmes de recommandation, ils nous enferment dans des bulles, privilégiant le clic au détriment du sens.*
*Zoom arrière. Le décor s’effrite. L’IA n’est pas un sauveur, c’est un outil. Et comme tout outil, il sert d’abord ceux qui le contrôlent. Alors, avant d’applaudir, posons la question : à qui profite ce futur radieux ?*
>Dans la seule étude de laboratoire sur la question, les assistants IA [augmentent de 20% le temps passé par des développeurs sur une tâche](https://arxiv.org/abs/2507.09089).
Pour être allé voir l’étude, c’est intéressant :
Cela souligne que les gains net sur le codage, et évidemment la recherche en ligne d’une solution, ne compensent pas, bien au contraire, le temps pris par taper la question pour l’IA, son temps de réflexion et ensuite l’évaluation de la solution proposée.
J’ai quelques bémols cependant.
D’abord sur le cadre de l’étude. Ils demandent à des développeurs ayant 5 ans d’expérience d’utiliser ou non l’IA dans leur domaine de compétences.
De 1, 5 ans d’expérience, je trouve encore cela assez „junior“ comme profil, ce qui peut expliquer pour moi le temps passé sur l’évaluation et qui pourrait être réduit pour des profils plus senior.
De 2, je trouve bizarre d’utiliser l’IA sur son domaine de compétence : pour moi, elle est surtout la pour des points annexes sur lesquels on demande à l’IA pour espérer s’épargner une recherche en ligne.
Ensuite, la question qui va se poser c’est : est-ce que les gains vont rester les mêmes ou vont-ils croître?
C’est à voir avec la pratique…
Je pense pas que le futur puisse être stupide comme tu dis. L’ia c’est seulement un outil qui a pour objectif de nous faire aller plus vite dans différentes taches. Après il faut savoir l’utiliser, et c’est là qu’est le principal biais.
La stupidité n’a pas d’époque mais si cela prend cette forme qu’est-ce qu’on va s’ennuyer…
A chaque fois que j’ai envie d’écrire un truc sur le sujet des LLMs, j’ai l’impression de devenir un vieux con aigri et élitiste. Et ce qui m’enrage le plus, c’est non pas de voir les gens se servir de l’IA n’importe comment et pour n’importe quoi, mais de voir mes outils sur lesquels je compte pour travailler et vivre disparaitre. Ca devient compliqué de trouver de l’écrit sur Internet qui ne soit pas pourri par IA, il devient de plus en plus dur de tirer quelque chose d’utile de Google, les forums de discussions de professionnels et académiciens sont envahis de contenu posté par des bots, et bientôt je suppose que même Google Scholar se retrouvera inondé de faux vrais articles pondus en masse par LLM. Tout ça en étant pris pour un con par des gens qui essaient de vendre leur LLM pourri pour répondre (mal) à des problèmes qui n’en sont pas.
Le présent est intelligent ? Ah bon.
Au delà de l’article à peine subjectif, j’ai l’impression de revivre les mêmes dires les mêmes réactions les mêmes contestations qu’aux débuts de Google et de l’informatique à la portée de tous. Au lieu de devoir aller à la bibliothèque (ou au CDI ?) et faire le même exposé que tous les élèves tous les ans à partir des mêmes 3 bouquins à disposition on pouvait aller sur Google et avoir plus facilement accès à la connaissance. On disait que ca rendait bête, que ca n’apprenait pas à réfléchir. 20 ans plus tard il est certain qu’on est plus instruits que nos anciens au même âge, et je ne pense pas qu’on sache moins réfléchir.
>Depuis janvier, l’oligopole des producteurs d’IA générative – OpenAI, Alphabet, Meta, Anthropic, et X à sa manière incelo-nazie – nous vend l’arrivée des „agents“, une nouvelle génération d’assistants virtuels désormais capables, selon le pitch, d’utiliser d’autres outils numériques pour faire des trucs à notre place. Le problème, c’est que ces „agents“, comme les grands modèles de langage, sont invariablement nuls : leur taux d’efficacité, selon une étude de l’université Carnegie Mellon publiée fin juin, oscille entre 30 et 35%. ChatGPT Agent, nous apprend Futurism, met une heure à vous commander des cupcakes et vous propose d’aller visiter un stade de baseball au milieu de l’océan, dans la grande tradition surréaliste des IA génératives. La promesse de productivité ? Dans la seule étude de laboratoire sur la question, les assistants IA augmentent de 20% le temps passé par des développeurs sur une tâche. Ces outils, même inefficaces, promettent déjà d’être des „machines à manipulation“, écrivait la chercheuse Kate Crawford dès décembre. D’autant que la Silicon Valley a prévenu : ces „agents“ ne fonctionneront que s’ils ont un accès total à nos existences numériques. Un panoptique contre des fake news : pas facile à vendre comme nouveau paradigme sociotechnique, même en imposant des icônes IA dans toutes nos interfaces, comme l’ont relevé Nolwenn Maudet, Anaëlle Beignon et Thomas Thibault en janvier. A ce stade, vu la nullité du produit et l’agressivité de la stratégie de mise sur le marché, ce n’est plus tant du marketing qu’une forme inédite de racket.
C’est la seule partie de l’article intéressante (même si le coup des cupcakes et du terrain de baseball dans la mer, c’est des anecdotes, c’est arrivé une fois), peut-être parce que ça rapporte le travail d’autres personnes que l’auteur de l’article.
Tout le reste est à chier.
Le futur ?