211 Milliarden Euro an Wirtschaftshilfe: Ein senatorischer Bericht ist und seziert diesen Skandal

    https://www.humanite.fr/social-et-economie/aides-publiques/aides-publiques-aux-entreprises-ce-quil-faut-retenir-du-rapport-sur-ce-scandale-a-211-milliards-deuros

    Von keepthepace

    Share.

    12 Kommentare

    1. Au moins on sait ou aller reclamer les 40M€ qui manquent pour boucler le budget, allez Bayrou, va chercher /s

    2. Et pendant ce temps, on continue de taper sur la sĂ©cu et les aides sociales…

    3. Past-Daikon-1699 on

      Voila [le lien vers le rapport.](https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf)

      470 pages dont presque 130 pages d’annexes.

      Il est Ă©vident que le quidam moyen ne pourra pas digĂ©rer ce pavĂ©. Ça prendrait presque une semaine temps plein pour le lire et le comprendre Ă  quelqu’un d’expĂ©rimentĂ©.

    4. Non, on a pas donnĂ© 211Md d’euros aux entreprises. On a exonĂ©rĂ© des entreprises sur les petits salaires et on a prĂȘtĂ© beaucoup aussi

      Les subventions c’est surtout vers les entreprises dont l’État est actionnaire (sncf, ratp ou edf)

      Il y a donc un biais assez fort : on exonĂšre sur des bas salaires qui produisent de la richesse. Donc on rĂ©colte au final, Ă  minima, une partie de ce qui est „donnĂ©“

    5. L’essentiel (80%) allant Ă  des entreprises publiques, il est important de le prĂ©ciser

    6. IntelArtiGen on

      > l’absence de chiffrage officiel s’est fait ressentir.

      ForcĂ©ment s’ils mĂ©langent dons, baisses de cotisations (qui impliquent donc des cotisants), prĂȘts (qui impliquent des remboursements), c’est normal que les chiffres divergent. Dans ces 211 milliards, il y a un paquet qui revient dans les poches de l’Etat ensuite, si ce n’est la totalitĂ© ou plus (c’est le principe des investissements). C’est un scandale que si on pense que ces 211 milliards s’Ă©vaporent dans la nature, ou qu’ils seraient mieux utilisĂ©s en finançant autre chose que l’emploi, mais c’est pas le cas.

      > Des aides qui ont augmenté 4 à 5 fois plus vite que les prestations sociales

      Mais encore heureux non? On veut que les gens aient des emplois aidĂ©s ou qu’ils touchent des prestations sociales sans avoir d’emploi? Si l’Etat doit dĂ©penser 1000€/mois je prĂ©fĂšre largement que ce soit via une subvention associĂ©e Ă  un emploi que donnĂ© Ă  quelqu’un sans emploi. Il faut et aider les gens dans la galĂšre et faire en sorte que le travail paie, mais si un travail paie mieux et contribue Ă  ce que quelqu’un le prenne, cette mĂȘme personne qui le prend n’a plus besoin d’autres aides sociales (qui pour le coup ont moins de bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques).

      > [Est-ce qu’un projet rentable doit ĂȘtre accompagnĂ© ? Nous ne le pensons pas](https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/un-cout-annuel-de-211-milliards-deuros-la-commission-denquete-du-senat-sur-les-aides-publiques-aux-entreprises-reclame-un-choc-de-transparence)

      A l’inverse c’est ptet exactement les projets rentables qu’il faut chercher Ă  accompagner. Taxez les riches, taxez ceux qui s’enrichissent autrement que par le travail, taxez les rentiers, taxez les dividendes, taxez les patrimoines, taxez les hĂ©ritiers, taxez mĂȘmes ceux qui s’enrichissent excessivement par le travail, mais foutez la paix aux travailleurs et aux entreprises, et aidez les entreprises qui marchent Ă  marcher encore plus et Ă  recruter davantage. Entre autres via des baisses de cotisatons qui impliquent qu’il y ait un cotisant. Ils disent „pas d’aides en cas de dĂ©localisation“, mais s’il n’y a pas d’emploi en France, il n’y a pas de baisses de cotisations sur des employĂ©s en France, et il n’y a pas d’aide. Et ça se finance facilement en taxant davantage les riches plutĂŽt que de taxer travailleurs et entreprises.

      Parfois ils parlent d’aides „inconditionnelles“ mais c’est faux, une trĂšs large partie sont conditionnĂ©es Ă  des emplois en France.

    7. Ça fait des annĂ©es que le sujet ressort et rien ne change. Des annĂ©es qu’on questionne ces aides, qu’on cherche les impacts vertueux sur l’emploi et les salaires mais rien.

      Sauf que ça ne changera pas car ce n’est pas dans l’intĂ©rĂȘt des politiciens.

    8. Petit rappel que pour trouver 10mds d’euros par an pour le systĂšme des retraitĂ©s on travaille plus longtemps

    9. Attention, il faut prendre cette annonce avec beaucoup de pincettes :

      – 41 mds sont des prĂȘts BPI France, qui sont donc remboursĂ©s (Ă©ventuellement avec intĂ©rĂȘts). Et il me semble que BPI France a un bilan positif. Donc ça c’est pas du tout une perte.

      – 88 mds sont des rĂ©duction de charges/fiscalitĂ© : l’Ă©tat ne verse rien ; par exemple la TVA rĂ©duite pour les restaurateurs. Ça n’est donc pas une „aide“ donnĂ©e aux entreprise. C’est juste de l’argent prĂ©levĂ© en moins dans le pays qui reste le plus fiscalisĂ© au monde.

      – 75 mds sont des allĂšgements de cotisations sur les bas salaires : l’Ă©tat ne verse rien. Certains pourraient penser au CICE, mais il pĂšse peu ou pas dans la marge des grandes entreprises françaises (cf https://x.com/JMLX42/status/1942896999407194190) sauf pour… les entreprises publiques (La Poste et SNCF par exemple)

      – 7 mds reprĂ©sentent effectivement des subventions

      Gilles Raveaud, Ă©conomiste de gauche, constate que la façon de comptabiliser n’est pas sincĂšre :

      [https://x.com/RaveaudGilles/status/1942974153537249743](https://x.com/RaveaudGilles/status/1942974153537249743)

      Sylvain Catherine, économiste de droite, dit trÚs justement :

      >Il y a tout juste deux semaines Fabien Gay nous expliquait qu’il voterait la taxe Zucman parce que les ultra-riches payent deux fois moins d’impîts que les travailleurs.

      >Comment arrivait-il Ă  cette conclusion? En autres acrobaties, parce qu’il comptait l’intĂ©gralitĂ© des cotisations sociales dans l’imposition des travailleurs. Soit.

      >Aujourd’hui, il nous sort des grands chiffres d’aides aux entreprises qui, en autres acrobaties, incluent les rĂ©ductions de cotisations sociales sur les bas salaires.

      >Qu’on nous explique une fois pour toute: qui paye les cotisations patronales dans le logiciel communiste?

      [https://x.com/sc_cath/status/1942955949171335311](https://x.com/sc_cath/status/1942955949171335311)

      Il y a une insincĂ©ritĂ© Ă  droite sur le calcul du %age de la dĂ©pense publique sur le PIB. Et une insincĂ©ritĂ© Ă  gauche concernant les „aides“ aux entreprises.

      Update: format

    10. keepthepace on

      Et pour ceux qui n’aiment pas la façon de calculer, il y a Ă©galement un „pĂ©rimĂštre restreint“, qui tombe Ă  108 Md:

      Page 187 –
      > c) Une estimation complémentaire du périmÚtre restreint des aides

      > Pour approfondir l’analyse, la commission d’enquĂȘte a Ă©galement
      souhaitĂ© estimer un montant d’aides publiques « au sens strict »,
      correspondant à un périmÚtre plus restreint excluant les mesures dont la
      qualification comme « aide » n’était pas consensuelle, au regard notamment
      de la notion d’aide d’État au sens du droit de l’Union europĂ©enne.
      Pour construire ce pĂ©rimĂštre restreint, la commission d’enquĂȘte
      a exclu de son estimation initiale les mesures suivantes :

      > – les interventions financiĂšres de la Banque publique
      d’investissement, dĂšs lors que ses interventions donnent lieu en gĂ©nĂ©ral Ă  une
      contrepartie du bĂ©nĂ©ficiaire, notamment dans le cadre des prĂȘts qui sont
      remboursĂ©s par les entreprises, qui paient par surcroĂźt des intĂ©rĂȘts Ă  Bpifrance,
      ou dans le cadre de l’activitĂ© d’investissement pour laquelle la contrepartie est
      constituée par les titre financiers acquis par Bpifrance ;
      – les dĂ©penses fiscales « dĂ©classĂ©es » qui correspondent aux manques
      à gagner en termes de recettes fiscales pour lesquels l’administration fiscale
      estiment qu’ils relĂšvent d’une modalitĂ© de calcul de l’impĂŽt plutĂŽt que d’une
      mesure incitative ; Ă  ce titre le fait de considĂ©rer le rĂ©gime d’intĂ©gration fiscale
      comme une « aide aux entreprises » éloigne cette notion de son sens strict ;
      – les dĂ©penses fiscales liĂ©es Ă  la taxe sur la valeur ajoutĂ©e ; en effet
      il existe un débat sur le bénéficiaire effectif de ces mesures de dépense fiscale,
      dĂšs lors que l’avantage est rĂ©parti entre le consommateur et l’entreprise selon
      le choix fait par l’entreprise de rĂ©percuter, partiellement ou totalement,
      la baisse de TVA en baisse de prix.

      > Cette seconde estimation des aides publiques aux entreprises au sens
      strict aboutit à un montant annuel de 108 milliards d’euros

      Et j’ajoute une remarque importante de la page suivante:

      > Ces deux périmÚtres distincts, qui constituent donc des **planchers** et
      des ordres de grandeur plutÎt que des estimations précises du montant des
      aides

      Ce sont des estimations basses.

    Leave A Reply