
Achtundvierzig Stunden, um Frankreich zu verlassen: ein Franco-Algerianer unter einem unverständlichen OQTF
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/11/quarante-huit-heures-pour-quitter-la-france-une-franco-algerienne-sous-le-coup-d-une-oqtf-infondee_6612251_3212.html
Von Niafron
8 Kommentare
[Article](https://archive.ph/tgw1a)
Sans déconner, ça me fout en rage ce genre de trucs. Quels enfoirés.
je ne savais pas qu’on pouvait déporter des citoyens français
C’est exceptionnel qu’une personne obtienne un certificat de nationalité française pour ensuite se le faire retirer. Normalement quand tu demandes un CNF, le tribunal fait énormément de vérifications et il aurait dû se rendre compte de l’irrégularité de la nationalité française bien avant 2001.
Et puis, malgré une décision de justice constatant l’extranéité, elle continue à obtenir des documents français ? Elle formule un recours mais n’en a pas de nouvelles de 2001 à 2025 ? Lunaire.
Mais bon, à mon avis, très peu de chances que l’OQTF tienne devant le TA. Résidence (manifestement régulière) depuis 1993, sans compter les erreurs de l’administration, je serai très surpris que le TA se range du côté de la préfecture.
Ok, c’est une dinguerie cette histoire. J’espère que cette dame aura gain de cause
Tant qu’on n’aura pas de liste complète et à jour de tous les citoyens français (en Belgique ça existe et ça s’appelle un registre de population) ce genre d’erreur se reproduira.
(J’en ai été plus ou moins victime moi-même récemment.
Moi aussi j’ai du prouver que j’étais française alors que j’avais eu déjà cartes d’identité et passeport à mon nom.
Une histoire un peu kafkaïenne, comme toujours avec l’administation française.)
Quarante-huit heures pour quitter la France : une Franco-Algérienne sous le coup d’une OQTF infondée
Une mère de famille de 58 ans, qui vit en France depuis 1993 et possède une double nationalité, a été retenue tout un après-midi par la police aux frontières de Roissy. Elle conteste l’obligation de quitter le territoire qui lui a été notifiée.
Dans la file d’attente du poste de douane de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle, lundi 2 juin vers 9 heures, Soraya (le prénom a été modifié à sa demande) pensait déjà aux retrouvailles avec ses parents, quelques heures plus tard à Alger, la ville où elle a grandi et où elle retourne fréquemment. Mais c’est à un tout autre scénario que cette femme de 58 ans, qui possède la double nationalité algérienne et française, a été confrontée, jusqu’à la notification, le 2 juin au soir, d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) d’un an.
Elle n’a pas bénéficié du délai de départ volontaire, généralement fixé à trente jours, et est sommée de quitter la France sous quarante-huit heures. Pour justifier cette mesure d’OQTF, la Préfecture de police de Paris indique dans le courrier remis à Soraya – dont Le Monde a pris connaissance – qu’elle ne « justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ». L’intéressée vit pourtant en France depuis 1993, elle y a obtenu son certificat de nationalité française quatre ans plus tard, y a fondé une famille et jouit d’une situation professionnelle stable.
Contactée par Le Monde, la Préfecture de police n’a pas donné suite à nos questions. « Elle se contente de cocher des cases, de reproduire des phrases stéréotypées, alors que ses services ont à leur disposition les informations nécessaires pour vérifier les éléments qui semblent poser problème », déplore Samy Djemaoun, l’avocat de Soraya. Cette dernière aurait également, d’après la préfecture, « contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d’identité et de voyage ».
Sur ce coup, c’est plutôt une OQTF pour l’Administration (Oups Qu’est ce que T’as Foutu?)