
„Eintritt“ der Muslimbruderschaft in Frankreich: Was der kontroverse Bericht enthält
https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/22/entrisme-des-freres-musulmans-en-france-ce-que-contient-le-rapport-controverse_6607694_3224.html
Von SowetoNecklace
17 Kommentare
**Le texte présenté, mercredi, en conseil de défense se révèle plus mesuré que les discours qui accompagnent sa mise en scène. Il pointe principalement un risque politique, avec l’émergence d’un « islamisme municipal ».**
Controversé avant même d’avoir été publié, le rapport commandé, au printemps 2024, par Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, sur l’influence en France des Frères musulmans a été présenté, mercredi 21 mai, dans le cadre d’un conseil de défense et de sécurité nationale. Une réunion qui s’est tenue à l’Elysée à la mi-journée.
Alors que ce document devait être rendu public dans la foulée, sa publication a été remise à *« d’ici la fin de la semaine »* dans une version moins expurgée que celle circulant aujourd’hui, selon les vœux d’Emmanuel Macron. Par ailleurs, signe de désaccords au plus haut niveau, le conseil de défense n’a accouché d’aucune annonce ni mesure. *« Compte tenu de l’importance du sujet et de la gravité des faits établis, le président de la République a demandé au gouvernement de formuler de nouvelles propositions qui seront examinées lors d’un prochain conseil de défense au début du mois de juin »*, indique l’Elysée.
Le texte provisoire de 75 pages que *Le Monde* a pu consulter a été soigneusement nettoyé de la plupart des noms des personnes interviewées pour des raisons de sécurité mais aussi pour ménager les services de renseignement étrangers qui y ont contribué. Même les noms de ses deux auteurs − un diplomate, ex-ambassadeur en Algérie, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, en Libye et en Tunisie, et un préfet ayant exercé dans l’Aube et les Yvelines −, qui avaient pourtant été rendus publics par le ministère de l’intérieur au moment de la commande, ont été gommés à l’heure de la publication.
**Lecture très alarmiste**
Ce rapport est largement inspiré par les Emirats arabes unis, qui mènent une guerre obsessionnelle contre la confrérie partout dans le monde. Il rejoint également les thèses controversées de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler, devenue la nouvelle coqueluche de la place Beauvau à la suite de Bernard Rougier, qui a popularisé le *« séparatisme islamiste »*, et de Gilles Kepel, le concepteur du *« djihadisme d’atmosphère »*.
Ce rapport, dont l’Elysée estime que la paternité lui revient, a fait l’objet ces derniers jours d’un sourd bras de fer et d’une surenchère entre la place Beauvau et la présidence de la République. Alors que Bruno Retailleau comptait en faire un élément clé de sa stratégie de communication ciblant l’islam et l’islamisme, l’Elysée a préempté le rapport et les annonces qui en découlent en décrétant un conseil de défense sur le sujet. Le rapport a alors opportunément fuité dans le Figaro, mardi, qui en a donné une lecture très alarmiste, renforcée par les commentaires effectués par M. Retailleau le même jour et selon lequel *« les Frères musulmans veulent imposer la charia sur l’ensemble du territoire français »*. Une assertion largement exagérée et ne reflétant pas le rapport, dans la version que Le Monde a pu consulter.
Le texte, sobrement intitulé Frères musulmans et islamisme politique en France − bien que ce titre soit redondant, l’islamisme étant la déclinaison politique de la religion musulmane −, est plus nuancé qu’il n’y paraît. *« Si un “risque frériste” existe bel et bien, il doit être évalué à sa juste mesure, notamment au niveau national »*, assurent les auteurs. Pour eux, *« le danger d’un islamisme municipal, composite au plan idéologique mais très militant, avec des effets croissants dans l’espace public et le jeu politique local, apparaît bien réel »*. C’est, à l’approche des élections municipales en 2026, l’enseignement principal de cette étude, qui, par ailleurs, n’apporte pas de révélation majeure.
**Terreau favorable**
Les deux auteurs ont mené des entretiens avec 45 universitaires français et étrangers, une dizaine de déplacements en France et quatre en Europe, des rencontres avec des responsables musulmans nationaux et locaux. Ils commencent leur rapport par un rappel historique et idéologique qui remonte à la fondation de la confrérie par Hassan Al-Banna en 1928. Ils exposent sa vision intégraliste de l’islam, qui ne distingue pas vie privée et vie politique, son fonctionnement pyramidal et son obsession pour la prédication à tous les niveaux de la société. Mais tout cela était valable jusqu’aux printemps arabes, qui ont porté les Frères au pouvoir, ou du moins au gouvernement, notamment en Egypte, en Tunisie et au Maroc.
Après l’apogée de 2012 est venu le retour de bâton, la contre-révolution menée par le général Al-Sissi en Egypte, soutenu activement par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, déterminés à contrecarrer l’influence du Qatar sur la confrérie. Depuis, le panorama frériste est un champ de ruines : éradiqués en Egypte, dans l’opposition en Tunisie, chassés du pouvoir au Maroc, divisés en Libye et interdits en Jordanie, dépassés par les salafo-djihadistes en Syrie, les Frères sont en recul partout au Moyen-Orient. Sauf dans la Turquie de président Erdogan, qui est aujourd’hui *« l’épicentre moyen-oriental de la confrérie »* et où elle peut s’appuyer sur les moyens de l’Etat, notamment dans sa stratégie de développement en Europe, où l’islam frériste turc est très actif, y compris en France, mais peine à sortir du public turcophone.
En Europe, l’implantation des Frères, notamment en Allemagne, en Autriche et en Suisse, remonte aux années 1950-1960. Ils y ont trouvé un terreau favorable dans les pays où le fait communautaire est accepté, voire encouragé, comme le Royaume-Uni et la Belgique, et où les religions sont reconnues par l’Etat et même financées par un impôt volontaire, comme en Allemagne. Mais jamais les Frères égyptiens n’ont réussi à affermir leur contrôle hiérarchique sur les branches européennes de la confrérie malgré l’ambition, le talent oratoire et la lignée généalogique de Tariq Ramadan, petit-fils d’Hassan Al-Banna, qui s’est toujours défendu d’appartenir à la confrérie, sans convaincre.
**« Manque persistant de structuration »**
Aujourd’hui, le rapport désigne le Conseil des musulmans européens (CEM) comme *« la structure faîtière »* de la confrérie en Europe. Mais son budget annuel de 300 000 euros dit les limites de son action et de son influence. Selon le rapport, sa principale cible est les institutions européennes, notamment le Parlement européen et le Conseil de l’Europe, qu’il cherche à convaincre de sa centralité et de sa *« modération »* sur les questions islamiques − quitte à recourir au *« double discours »* −, de sa disposition à un semblant de dialogue interreligieux et de l’existence d’une *« islamophobie d’Etat »* dans nombre de pays, à commencer par la France et sa conception de la laïcité.
En France, le rapport pointe tout particulièrement l’association Musulmans de France, héritière de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), auxquels sont affiliés 139 lieux de culte, soit 7 % du total. Mais le rapport souligne qu’*« un fidèle fréquentant une mosquée de la mouvance n’en est pas, loin s’en faut, membre »*. Par ailleurs, le rapport chiffre à entre 400 et 1 000 personnes seulement le nombre de Frères musulmans susceptibles d’être assermentés en bonne et due forme. Globalement, Musulmans de France est en perte de vitesse par rapport aux années 2000, lorsque l’UOIF organisait des rassemblements annuels de 100 000 personnes en un week-end au Bourget (Seine-Saint-Denis). Par ailleurs, 21 établissements scolaires (sur 74) sont identifiés par le rapport comme liés à la mouvance frériste. Tout comme les deux établissements de formation à la prédication de l’Institut européen des sciences humaines (IESH).
Tout cela ne décrit pas une menace imminente ni massive d’autant qu’avec l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen et d’Ahmed Jaballah, la dissolution de Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), qui s’est implanté en Belgique sous l’appellation européenne de CCIE − dont plusieurs membres français ont été placés en garde à vue puis relâchés la semaine dernière dans le cadre d’une enquête pour reconstitution d’organisation dissoute −, les actions de l’Etat visant à entraver le lycée Averroès, à Lille, et le groupe scolaire Al-Kindi, près de Lyon, ces dernières années, les principaux foyers du frérisme en France ont déjà été visés par l’Etat.
Enfin, le rapport pointe, à son corps défendant, un échec patent et récurrent de la politique de l’Etat, à savoir *« le manque persistant de structuration de l’organisation du culte musulman »* sans cesse promis par l’Etat et toujours remis aux calendes grecques.
> Le texte présenté, mercredi, en conseil de défense se révèle plus mesuré que les discours qui accompagnent sa mise en scène. Il pointe principalement un risque politique, avec l’émergence d’un « islamisme municipal ».
Autre façon de dire que la société civile s’intéresse à la vie de la commune.
> Par ailleurs, signe de désaccords au plus haut niveau, le conseil de défense n’a accouché d’aucune annonce ni mesure.
Jolie tournure pour dire qu’il n’y avait aucune mesure à prendre tellement c’est du vent.
> Même les noms de ses deux auteurs, […], qui avaient pourtant été rendus publics par le ministère de l’intérieur au moment de la commande, ont été gommés à l’heure de la publication.
On frise le ridicule tellement la manipulation est grossière.
Donc le risque principal que fait courir ce dangereux mouvement c’est de vouloir participer à la vie démocratique ? C’est pour ça tout ce battage ?
Étape 1: Monter en épingle le risque que pose les frères musulmans en FR.
Étape 2: Dire que LFI sont les alliés des frères musulman qui veulent imposer la charia.
Étape 3: Justifier des alliances avec tout ce qui s’oppose à LFI, puisque danger pour la république.
Étape 4: Gagner des municipalités grâce à cette stratégie de FDP.
> Alors que Bruno Retailleau comptait en faire un élément clé de sa stratégie de communication ciblant l’islam et l’islamisme, l’Elysée a préempté le rapport et les annonces qui en découlent en décrétant un conseil de défense sur le sujet.
„J’aime pas les arabes. Votez pour moi!!“ „Non, MOI j’aime pas les arabes. Votez pour moi!!!“
Question que je me pose sur le concept de „l’islamisme municipal“ : en quoi c’est différent de tous ces candidats aux municipales (et autres élections) qui se revendiquent chrétiens ou catholiques ?
Comme je ne suis pas français, mais que dans l’enseignement de mon pays, on nous parle de la révolution française (qui pour nous, définit la France actuelle), de la République et de la laïcité : je comprends pourquoi on veut s’attaquer aux possibles dérives d’islamistes, mais peut-on m’expliquer :
* Pourquoi l’entrisme de l’extrême droite catholique intégriste est-il lui toléré et pas rendu illégal?
Je m’explique : Retailleau, ministre, a apporté son soutien au mouvement séparatiste religieux „la Manif pour Tous“, dont les valeurs sont anti-républicaines et prônent la persécution ouverte d’une minorité.
* Pourquoi est-il ministre malgré des idées anti-constitutionelles ne respectant pas la laïcité ni la république et ayant des valeurs qui n’ont plus leur place en France depuis 1789?
* Pourquoi les participants à la Manif pour Tous et leurs soutiens sont encore en liberté malgré leur séparatisme et intégrisme religieux dangereux ?
En gros, alors qu’on agite la peur de l’islamisme, le Catholicisme anti-français intégriste lui a roue libre avec Stérin, Bolloré, Retailleau et j’en passe, alors qu’ils sont plus influents et réellement dangereux.
Nous vivons dans un état islamophobe épisode 364 000 …
Doit pas être marrant tout les jours de pratiquer cette religion, t’es soit dealer, soit agent infiltré des frères musulmans.
Imaginez si c’était pareil chez les chrétiens, soit esclavagiste moderne, soit pédophile.
ELI5 : Si on constate des dérives intégristes, pourquoi les commentaires de ce fil de discussion non seulement ne s’en offusquent pas, mais vont carrément jusqu’à les défendre ?
Ne faut-il pas viser à éradiquer toutes dérives qu’elles soient catholiques ou islamistes ?
Que l’état ferme les yeux sur les premières (ce qui est scandaleux) n’implique pas qu’on doive automatiquement tolérer les secondes.
Aujourd’hui sur X une responsable de Renaissance explique que la preuve de l’entrisme décrit dans ce rapport c’est Lena situation qui n’a pas montré son cul sur le tapis rouge de Cannes.
Ils sont vraiment timbrés.
> Par ailleurs, signe de désaccords au plus haut niveau, le conseil de défense n’a accouché d’aucune annonce ni mesure.
Ca explique donc [le vide global du document](https://projetarcadie.com/rapport-sur-les-freres-musulmans), je me demandais bien d’où ça venait.
[Le rapport complet](https://armees.com/wp-content/uploads/2025/05/202505-Rapport-Freres-Musulmans.pdf)
Je n’ai toujours pas compris. L’organisation « Frères musulmans » existe bel et bien ou pas ?
**« La dénonciation des Frères musulmans sert à réactiver un sentiment de peur »**
Auditionné pour le rapport présenté mercredi en conseil de défense, le chercheur Franck Frégosi s’alarme d’un climat de soupçon généralisé qui pèse aujourd’hui sur les musulmans pratiquants.
Le rapport intitulé « Frères musulmans et islamisme politique » a été présenté mercredi 21 mai en conseil de défense. Il décrit une stratégie d’entrisme de la confrérie dans l’espace français. Le chercheur Franck Frégosi, directeur de recherche au CNRS, et qui vient de publier Gouverner l’islam en France (Seuil, 2025), décrypte l’instrumentalisation politique faite autour de données pour l’essentiel déjà connues. Et s’inquiète d’un climat de plus en plus lourd pour les musulman·es de France.
**Mediapart : Vous avez été auditionné, comme de nombreux chercheurs, dans le cadre du rapport présenté aujourd’hui en conseil de défense. Certains ont refusé, en dénonçant une opération de communication du ministère. Pourquoi avez-vous accepté ?**
Franck Frégosi : D’abord, il faut rappeler qu’il s’agit à l’origine d’une commande de Gérald Darmanin il y a un peu plus d’un an. Il avait annoncé au Journal du dimanche qu’il voulait un rapport sur les Frères musulmans, en expliquant d’ailleurs qu’il savait déjà ce qu’il y aurait dedans, ce qui nous avait quelque peu troublés. Certains chercheurs, pour cette raison notamment, ont refusé d’être auditionnés.
J’ai accepté parce que je considère légitime que les pouvoirs publics se documentent sur les dynamiques qui traversent le champ de l’islam en France. C’est une bonne chose qu’ils fassent appel au monde académique, en plus des sources du renseignement.
Il y a sur ces sujets des différences d’analyses parmi les chercheurs, et les rapporteurs nous avaient indiqué qu’ils entendraient cette pluralité. Après, nous ne savons pas dans quelle mesure le rapport qui est présenté a été retouché. Que les informations sensibles aient été soustraites, c’est parfaitement normal, mais on ne sait pas, pour le reste, s’il a été retouché à la marge ou pas.
**Que vous inspire son contenu ?**
Au-delà d’une présentation très orientée, j’y reviendrai, sur le fond nous n’apprenons pas grand-chose. Le rapport décrit un essoufflement de la confrérie dans le monde et au Moyen-Orient, ce qui est tout à fait vrai. Un déclin qui est notamment dû à la répression politique de la mouvance, comme en Égypte ou en Arabie saoudite.
Les Frères musulmans ont commencé à s’implanter en Europe dès les années 1950 et ont participé à tout un travail visant à reconnecter les populations issues de l’immigration aux principes fondamentaux de l’islam, avec leur vision de l’islam plutôt orthodoxe, conservatrice. Ils ont contribué à impulser des dynamiques associatives, religieuses, et ils ont surtout évolué.
Mais je pense important de préciser que ce qu’on appelle « les Frères musulmans » de cette époque ne sont pas ceux qu’on désigne aujourd’hui comme appartenant à la mouvance.
**De qui parle-t-on exactement lorsqu’on parle des Frères musulmans aujourd’hui en France ?**
D’abord, aucune organisation en France ne s’en réclame explicitement. Manuel Valls propose d’interdire les Frères musulmans, la belle affaire !
Il existe des organisations, notamment l’UOIF [Union des organisations islamiques de France – ndlr], devenue Musulmans de France, qui déclarent effectivement une filiation intellectuelle ou spirituelle avec la pensée des Frères musulmans, et notamment de leur fondateur, Hassan el-Banna. Avec le temps, les liens avec l’organisation mère se sont distendus. Il y a eu un renouvellement générationnel des cadres et surtout tout un travail religieux d’adaptation au contexte français.
Contrairement à des mouvements comme les salafistes, qui ont tendance à prôner un islam standardisé partout dans le monde, ceux qui se plaçaient dans l’héritage des Frères musulmans ont compris qu’il fallait tenir compte du contexte dans lequel évoluaient les musulmans, qui n’a pas grand-chose à voir avec le contexte colonial, majoritairement musulman, des années 1920 de Hassan el-Banna.
Il existe aujourd’hui dans cette mouvance une grande pluralité. Ce que je montre dans mon livre, c’est que ce courant a été fortement concurrencé par le salafisme et est confronté à une difficulté à renouveler ses cadres, dont certains sont devenus des « notables communautaires », comme le formule ma consœur Margot Dazey. Depuis les années 1980-1990, ils ont moins de capacité à mobiliser auprès des jeunes notamment.
**Dans ses prises de parole, Bruno Retailleau, s’appuyant sur ce rapport, parle d’un mouvement qui veut imposer la « charia » en France et « instaurer le califat », des formules très frappantes, très angoissantes pour l’opinion publique majoritairement ignorante du fait religieux musulman. Qu’en est-il ?**
Le rapport ne dit en rien cela, il n’en parle pas. La charia, c’est ce qu’on appelle la législation islamique. Dans la tradition islamique, une partie de cette législation est tirée d’un certain nombre de versets du Coran et de la tradition du Prophète, sur des domaines bien ciblés comme la pratique du culte, les relations sociales, mais aussi la question pénale, voire la question économique.
Il y a donc plusieurs niveaux, plusieurs strates. En ce qui concerne la France, la priorité de ceux qui se rattachent à l’école de pensée des Frères musulmans est strictement liée à la question du culte. Musulmans de France n’a jamais parlé par exemple d’instaurer un statut personnel, qui fait débat dans certains pays du Maghreb où l’islam est la religion majoritaire. Alors ne parlons pas du volet pénal qui a cours en Arabie saoudite avec l’amputation des mains pour les voleurs, la flagellation pour ceux qui auraient commis « l’adultère », etc.
Pareil pour le califat, que les acteurs issus de la mouvance en Europe ont abandonné depuis très longtemps, comme l’ont bien montré les travaux de Brigitte Maréchal. Invoquer cela sert à susciter une sorte de panique morale. Mais pour certains acteurs publics, cela assoit l’idée qu’il y a une présence illégitime dans l’espace européen, qui est celle des musulmans.
Entrisme ou séparatisme faudrait choisir ? Claqué au sol ce rapport les fréristes ont leurs entrées à l’Élysée depuis sarko et on fait comme si on découvrait. De plus post 2015 ils sont en lien étroit avec le ministère de l’intérieur pour prévenir le terrorisme. Bref joli coup de darmanin
Je ne vais commenter que ce que je sais.
Parler des frères musulmans au pouvoir au Maroc en 2011 c’est au moins une méconnaissance du contexte marocain si ce n’est pas de la mauvaise foie. Premièrement le PJD n’a aucun lien avec les frères musulmans. Deuxièment, j’aimerais bien qu’on me cite ne serait-ce qu’une petite mesurette prise par le PJD qui puisse être décrite comme mesure islamiste.