Zeugnisse. Wenn „eine ziemlich schwere Stille“ in Zusammenarbeit bestimmte Familien 80 Jahre nach dem Ende des Zweiten Weltkriegs erstickt

    https://www.francetvinfo.fr/societe/seconde-guerre-mondiale/temoignages-quand-un-silence-assez-pesant-sur-la-collaboration-etouffe-certaines-familles-80-ans-apres-la-fin-de-la-seconde-guerre-mondiale_7162668.html

    Von Johannes_P

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    14 Kommentare

    1. transfemrobespierre on

      Ma mère est étrangère, et quand elle est arrivée en France, elle se souvient qu’absolument tout le monde, quand le sujet se présentait, lui racontait „mon grand-père a résisté“, „ma mère était dans la résistance“, et elle n’a jamais vu personne dire autre chose que ça. Elle s’était alors demandée en plaisantant comment la France avait pu être occupée si tout le monde avait ainsi résisté.

      Personnellement, des quelques histoires que je connais, j’ai l’image d’un arrière-grand-père paysan breton qui donne des vivres aux troupes allemandes et chasse les communistes en bas de la rue avec une fourche. Donc autant dire que je ne me fais pas de fausses idées à ce sujet.

    2. weirddudewithabow on

      Un peu d’honnêteté enfin. Tellement de gens m’ont déjà mythonés des trucs du genre „ouai mon grand père était resistant etc“ pour se rendre intéressant, puis quand tu leur demande des détails ils savent rien te dire.

    3. >*“Il a voulu rester sur place en tentant de négocier, pour faire en sorte qu’il y ait le moins de mal possible fait aux gens“*, défend l’ancien magistrat, **aujourd’hui chroniqueur sur CNews**.

      Tiens, tiens, tiens…

    4. Mon grand-père paternel il était pas résistant, il était fonctionnaire (ingénieur pont et chaussée), il a été fait prisonnier en Indochine par l’armée japonaise et torturé pendant des mois. Le soft power nippon depuis, l’a toujours un peu titillé.

    5. Mon arrière grand père était résistant communiste, a passé des mois planqué sous le plancher de la boutique de mon arrière grand mère. Il n’a plus jamais mis un pied aux commémorations quand il a vu que le premier rang était majoritairement composé de collabos.

    6. Maviedanslamerde on

      Anecdote d’un membre de ma famille, que je n’ai pas connu mais qu’on m’a racontée: il était dans l’armée, première sortie, les allemands arrivent. Lui et les autres bleus ont fait ce qu’on leur a dit de faire (c’est à dire ne se sont pas barrés en courant). Les anciens se sont cassés. Résultat tous les bleus ont été faits prisonniers, et il a fini en camp de travail (dont il est ressorti à la fin mais pas en très bon état). Il était farouchement anti militaire après ça.

      On pourrait dire qu’il était courageux et que les autres étaient des lâches. Il y eu zéro notion de courage dans ce qu’il a fait (je pense que s’il était retourné au combat il aurait fait comme les anciens: il se serait barré). Certains qui s’étaient cassés ont sans doute été loués pour s’être bravement battus et avoir survécu.

      Ça me fait marrer tous ceux qui disent « mon grand-père était résistant » (et autres héros de guerre). Effectivement difficile de dire comment la France a pu tomber comme ça avec autant de résistants. Je crois qu’il y avait surtout des gens ballottés qui faisaient de leur mieux à ce moment-là (et ferait-on mieux)?

    7. Brendan__Fraser on

      Mon grand-père a été envoyé à Rawa-Ruska, et le nom de mon grand-oncle figure sur un monument aux fusillés. Au moins je peux être fier de mes grands-parents et arrière grands-parents, mais mes parents votaient JM Le Pen à l’époque (on ne se parle plus). 🙁

    8. keepthepace on

      Je suis plus tout jeune et mes deux grand pères sont un peu jeunes pour avoir fait la guerre (juste la fin pour l’aîné des deux). Ils doivent plus être tous jeunes ceux qui parlent de la résistance de leurs grand parents.

    9. Accurate-Midnight-43 on

      Mon arrière grand père, vêterant de 14-18 et adorateur de Pétain, a fini garde champêtre en 40.

      Mon grand-père, saint Cyrien, promotion soldat inconnu 36-38, a été démobilisé en 40. Il a été employé de la mairie du garde champêtre.

      Il faisait les listes du STO, l’autre allait chercher les hommes avec son uniforme et son fusil.

      Ils ont été convoqué en 45 à la préfecture et sont ressortis sans aucune accusation.

      Et oui, en même temps, ils ont hébergé deux familles alsaciennes et ont caché la bouffe que les Allemands voulaient piller.

      La guerre, c’est gris.

    10. C’est surtout le silence des pierre tombalea, il ne reste plus grand monde de cette époque. Après oui, certains ont mal vécu leur manque d ‚implications ou le fait d’avoir penser a survive.

      Mon grand père paternel n était ni collabo ni résistant, bon il s‘ est cherché des excuses, il etait aussi réquisitionné travaillant dans la logistique ferroviaire et étant aussi sapeur pompier. La grand mère s’occupait des enfants (déjà 3 à cette époque).

      Mon grand père maternel lui, communiste et travaillant dans l‘ usine d armement matras a eu finis dans la résistance un peu plus tôt que les ordres du parti l’ont demandé ( il avait été un peu dénoncé comme communiste et syndicaliste et à réussi à se faire la malle lors du transfert vers la gestapo. Il a fait le maquis assez tôt. La grand mère maternelle qui planquent les armes et paquet dans des toiles cirées dans la fosse à purin pendant ce temps là ( les gendarmes étaient loin de faire du zele).

    11. Mon grand-père avait pris le maquis pour échapper au STO, d’autant plus qu’il avait des origines polonaises. Comme il le disait, ils étaient juste une demi-douzaine de gamins avec un vieux fusil et trois cartouches qui se les gelaient dans les grottes du Plateau de Langres. Une fois, ils ont hébergé un aviateur anglais qui s’était écrasé avant de le remettre à des résistants plus aguerris, ils n’ont pas dormi pendant trois jours. Mais il était fier de sa carte de résistant.

      Ma grand-mère était à l’École Normale du département pour être institutrice, pas de chauffage, de la soupe de rutabagas, elle devait défiler dans les rues en chantant „Maréchal Nous Voilà“. Du coup, quand elle avait bu un coup de trop, elle le chantait par défiance, ce qui n’était pas évident à expliquer aux personnes qui n’avaient pas l’habitude. Sa famille faisait un peu de marché noirs, c’était des paysans pauvres qui cachaient un cochon ou deux.

      Au-delà des anecdotes familiales, je crois que pour beaucoup, c’était surtout une affaire de survivre. L’époque était difficile, compliquée, c’est facile pour certains de se poser en héros quand même une action de résistance passive pouvait te valoir de graves ennuis.

      Pour moi, tant que tu n’as pas activement collaboré et dénoncé tes voisins juifs, ça n’est pas forcément que tu étais un salaud.

    12. Marwaedristariel on

      En plus je comprend tellement pas en quoi si tes grands parents etaient résistant ou collabo ca fait quelqu’un de bien de toi ou pas ? Sauf si c’est eux qui t’ont élevés avec la transmission de certaines valeurs ect mais c’est gros quand meme
      On est plus du tout dans ce genre de contexte donc est ce que ca joue vraiment ?

    13. Tiens, ça me rappelle une anecdote en USLD (Unité de Soins de Longue Durée) vers 2010.

      Il y avait un résident, on va l’appeler André. André parlait beaucoup de son temps dans la Résistance, mais restait curieusement très spécifique sur son rôle à l’époque. Ce détail me mettait la puce à l’oreille car si avait discuté avec d’anciens insurgés (et/ou d’anciens combattants), vous savez qu’ils et elles ne parlent jamais volontiers de leur faits d’arme. Le plus souvent, même, ils ne l’évoquent pas du tout sauf circonstances exceptionnelles (par exemple, un patient mourant en soins palliatifs m’a expliqué qu’il avait dû poignarder un pote dont le seul tort était d’être au mauvais endroit au pire moment…). Parce que ce sont essentiellement de bien mauvais souvenirs…

      André avait ses entrées en politique. Sa fin approchant (il n’était pas en grande forme, un lymphome à plus de 85 ans ça pardonne pas…), il fut décidé de le décorer en grande pompe par un matin pluvieux de novembre. Fait relayé abondamment par le maire, la presse local et évidemment par André. Tout l’établissement fut rapidement au courant.

      J’ai vu que la nouvelle souciait une autre résidente : on va l’appeler Aurora. C’était la femme d’un marin brestois, un type dont on a découvert de manière fortuite après sa mort, qu’il avait massivement contribué à la résistance mais toujours furtivement (aucune action armée, uniquement de l’information et de l’exfiltration).

      On arrive au matin de la commémoration, H-2. André ne se sent pas bien, il fait un malaise soudain puis décède littéralement une heure avant la cérémonie. Émoi local, direction désolée, etc…

      Le lendemain, je fais la toilette d’Aurora. On parle évidemment des événements de la veille. Commentaire de la dame, en italien pour ne pas être comprise :

      ‚Quel pizzo di merda ha buttato via mezza Brest. Ci è voluto un po‘ di tempo, ma ha avuto ciò che si meritava.‘

      [cet enfoiré a dénoncé la moitié de Brest. Ça aurait mis le temps mais il a eu ce qu’il méritait.‘]

      Je lui demande si elle n’aurait pas ‚un peu‘ infléchi les événements par hasard. Elle m’a répondu par un clin d’oeil puis elle m’a expliqué que tous les vrais résistants étaient soit morts à l’époque, soit ils observaient le silence…des fois qu’il faudrait recommencer… ;).

      Mais si vous en parlez sérieusement avec les quelques personnes ayant vécu l’époque (ils n’en reste plus beaucoup à avoir eu 20 ans en 40-45), ils vont expliqueront, s’ils sont en confiance, que l’immense majorité des gens étaient en réalité attentistes et centrés sur la cellule familiale. Rares étaient les collaborateurs convaincus, tout comme les résistants de la première heure étaient très rares.

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