Pour une fois, j’ai lu les commentaires sous l’article qui sont régulièrement abjectes même dans Le Monde et il y en a un qui m’a fait rire (jaune) :
> Il suffit de lire certains commentaires pour comprendre ce qui ne fait plus trop rêver les femmes dans l’hétérosexualité.
KumiiTheFranceball on
L’Europe aussi va commencer son délire avec „l’épidémie LGBT à cause des wokes“ ?? Et si on laissait la débilité Américaine aux États-Unis et arrêtait de rendre ce que les gens font dans leur lit un sujet politique, ce serait bien, non ? Je pense honnêtement qu’il y a des sujets beaucoup plus importants en France.
Adreqi on
>En outre, 1,7 % des jeunes se définissent comme *« non binaires »*.
Aucun rapport avec le reste de l’article qui parle d’orientation sexuelle, alors que non binaire c’est une identité, comme trans.
(d’ailleurs pourquoi ça parle de non-binarité et pas de transidentité ?)
SkulldyArcadius on
J’en reviens (encore) au texte „*La famille et l’amour sous le haut-Empire romain*“ de **Paul Veyne** :
>On devine d’où vient, chez les antiquisants, l’idée fausse que l’amour „grec“ serait à Rome un apport de l’hellénisation : cette idée date de l’époque où l’on croyait que la bisexualité était une exception et non pas l’état primaire où vit la majorité de l’humanité (les sociétés chrétiennes faisant exception). Ce qui est surprenant n’est pas la bisexualité mais son interdiction […]
>La meilleure preuve que la bisexualité est la donnée primaire tandis que hétérosexualité est un choix culturel est que même dans les sociétés où homophilie est interdite avec succès cet interdit ne devient nullement viscéral […] Quelque étrange que semble être cette affirmation, il aucune différence sensuelle et affective entre les deux amours ; ou plutôt, les espèces que l’on peut distinguer à l’intérieur de la vie amoureuse ne correspondent nullement à la différence des sexes et la prennent en écharpe. Faire l’expérience de l’homophilie peut être décevant, touristiquement parlant : cela ressemble tout à fait à l’hétérophilie… Ce qui est riche d’un quadruple enseignement :
>1° On comprend que l’homophilie ait pu être si répandue dans Antiquité ; c’est son interdiction qui fait historiquement problème.
>2° Il faut distinguer au moins deux espèces d’interdits; il existe une espèce d’interdit qui ne pénètre pas viscéralement et qui est pourtant une grande efficacité : elle enlève aux individus le désir et même idée aller voir si la barrière de cet interdit n’est pas imaginaire.
>3° La bisexualité n’est nullement une étape dépassée et paradoxale dans la formation de l’individu jeune : c’est une possibilité actuelle chez l’adulte même dans les société où l’homophilie est interdite et même chez les individus qui en n’éprouvent pas le désir ni l’envie. Osons avouer que ce que Freud dit parfois de la bisexualité et de homosexualité est probablement ruineux.
>4° Si nous voulons comprendre les Anciens (et les habiles d’entre les Modernes) il faut nous habituer à l’idée que les plaisirs sexuels ne sont pas sexués ; les deux amours peuvent avoir des saveurs différentes selon les goûts de chacun ou la même saveur ; ils n’ont pas une essence différente.
>En somme si l’on veut comprendre pourquoi l’homophilie ou du moins l’homophilie masculine était beaucoup plus répandue dans l’Antiquité que de nos jours, il suffit de l’imputer à la bisexualité, et non à l’homosexualité proprement dite : les homosexuels n’étaient sans doute pas plus nombreux ; c’était la bisexualité qui n’était pas socialement réprimée. C’est du moins l’explication de Proust dans *Albertine disparue* : „Depuis dix-neuf cents ans toute l’homosexualité de coutume“ (où nous verrons une bisexualité) „a disparu ; seule surnage l’involontaire, la nerveuse. C’est cette homosexualité survivante malgré les obstacles, honteuse, flétrie qui est la seule vraie…“ **Je suppose, si l’on peut penser que les hommes d’aujourd’hui sont pareils à ceux d’autrefois, que les deux tiers de nos contemporains sont bisexuels** (qu’ils le sachent ou non : l’absence de désir ne prouve rien) et qu’un dixième au moins est au contraire plus ou moins exclusivement homosexuel, existe-t-il aussi par raison de symétrie des hétérosexuels exclusifs ?
robot_cook on
L’article du monde fait finalement que ressortir les chiffres de l’étude mais je me demande si l’étude a creusé les causes de l’écart de genre
Notamment la plus faible proportion de mecs se disant bi. La biphobie se présente pas de la même manière envers les hommes et les femmes
Une meuf bie va être vue comme „désirable“ et un objet de fantasme, fétichisé avec l’idée qu’on peut faire un plan à trois avec elle etc.
Un mec bi souvent va subir une homophobie assez violente de la part de meufs qui „refusent d’embrasser quelqu’un qui a sucé une bite“ (je cite des propos que j’ai vu). Y aura aussi plus une vision de l’homme bi comme un homosexuel qui se refoule, qui accepte pas totalement sa bisexualité.
Du coup dans les deux cas y a bien entendu une biphobie mais pour les hommes, l’homophobie qui va avec va peut être faire que les mecs bis sont plus enclins à rester au placard.
teffarf on
Selon ces chiffres, y aurait uniquement 2% de femmes homosexuelles et 3% d’hommes. Je sais pas pourquoi mais je pensais que c’était facilement plus du double.
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7 Kommentare
> le mouvement MeToo, qui a rendu l’hétérosexualité « moins désirable ».
Euh… l’orientation sexuelle en principe c’est pas un truc qu’on choisit.
Pas de mur de paie.
L’étude en question
> Tania Lejbowicz, Wilfried Rault, Mathieu Trachman, Équipe Envie (2025). Homo, bi et non binaires : quand les jeunes questionnent l’hétérosexualité, Population & Sociétés, n° 632. https://doi.org/10.3917/popsoc.632.0001
https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/homo-bi-et-non-binaires-quand-les-jeunes-questionnent-l-heterosexualite/
Pour une fois, j’ai lu les commentaires sous l’article qui sont régulièrement abjectes même dans Le Monde et il y en a un qui m’a fait rire (jaune) :
> Il suffit de lire certains commentaires pour comprendre ce qui ne fait plus trop rêver les femmes dans l’hétérosexualité.
L’Europe aussi va commencer son délire avec „l’épidémie LGBT à cause des wokes“ ?? Et si on laissait la débilité Américaine aux États-Unis et arrêtait de rendre ce que les gens font dans leur lit un sujet politique, ce serait bien, non ? Je pense honnêtement qu’il y a des sujets beaucoup plus importants en France.
>En outre, 1,7 % des jeunes se définissent comme *« non binaires »*.
Aucun rapport avec le reste de l’article qui parle d’orientation sexuelle, alors que non binaire c’est une identité, comme trans.
(d’ailleurs pourquoi ça parle de non-binarité et pas de transidentité ?)
J’en reviens (encore) au texte „*La famille et l’amour sous le haut-Empire romain*“ de **Paul Veyne** :
>On devine d’où vient, chez les antiquisants, l’idée fausse que l’amour „grec“ serait à Rome un apport de l’hellénisation : cette idée date de l’époque où l’on croyait que la bisexualité était une exception et non pas l’état primaire où vit la majorité de l’humanité (les sociétés chrétiennes faisant exception). Ce qui est surprenant n’est pas la bisexualité mais son interdiction […]
>La meilleure preuve que la bisexualité est la donnée primaire tandis que hétérosexualité est un choix culturel est que même dans les sociétés où homophilie est interdite avec succès cet interdit ne devient nullement viscéral […] Quelque étrange que semble être cette affirmation, il aucune différence sensuelle et affective entre les deux amours ; ou plutôt, les espèces que l’on peut distinguer à l’intérieur de la vie amoureuse ne correspondent nullement à la différence des sexes et la prennent en écharpe. Faire l’expérience de l’homophilie peut être décevant, touristiquement parlant : cela ressemble tout à fait à l’hétérophilie… Ce qui est riche d’un quadruple enseignement :
>1° On comprend que l’homophilie ait pu être si répandue dans Antiquité ; c’est son interdiction qui fait historiquement problème.
>2° Il faut distinguer au moins deux espèces d’interdits; il existe une espèce d’interdit qui ne pénètre pas viscéralement et qui est pourtant une grande efficacité : elle enlève aux individus le désir et même idée aller voir si la barrière de cet interdit n’est pas imaginaire.
>3° La bisexualité n’est nullement une étape dépassée et paradoxale dans la formation de l’individu jeune : c’est une possibilité actuelle chez l’adulte même dans les société où l’homophilie est interdite et même chez les individus qui en n’éprouvent pas le désir ni l’envie. Osons avouer que ce que Freud dit parfois de la bisexualité et de homosexualité est probablement ruineux.
>4° Si nous voulons comprendre les Anciens (et les habiles d’entre les Modernes) il faut nous habituer à l’idée que les plaisirs sexuels ne sont pas sexués ; les deux amours peuvent avoir des saveurs différentes selon les goûts de chacun ou la même saveur ; ils n’ont pas une essence différente.
>En somme si l’on veut comprendre pourquoi l’homophilie ou du moins l’homophilie masculine était beaucoup plus répandue dans l’Antiquité que de nos jours, il suffit de l’imputer à la bisexualité, et non à l’homosexualité proprement dite : les homosexuels n’étaient sans doute pas plus nombreux ; c’était la bisexualité qui n’était pas socialement réprimée. C’est du moins l’explication de Proust dans *Albertine disparue* : „Depuis dix-neuf cents ans toute l’homosexualité de coutume“ (où nous verrons une bisexualité) „a disparu ; seule surnage l’involontaire, la nerveuse. C’est cette homosexualité survivante malgré les obstacles, honteuse, flétrie qui est la seule vraie…“ **Je suppose, si l’on peut penser que les hommes d’aujourd’hui sont pareils à ceux d’autrefois, que les deux tiers de nos contemporains sont bisexuels** (qu’ils le sachent ou non : l’absence de désir ne prouve rien) et qu’un dixième au moins est au contraire plus ou moins exclusivement homosexuel, existe-t-il aussi par raison de symétrie des hétérosexuels exclusifs ?
L’article du monde fait finalement que ressortir les chiffres de l’étude mais je me demande si l’étude a creusé les causes de l’écart de genre
Notamment la plus faible proportion de mecs se disant bi. La biphobie se présente pas de la même manière envers les hommes et les femmes
Une meuf bie va être vue comme „désirable“ et un objet de fantasme, fétichisé avec l’idée qu’on peut faire un plan à trois avec elle etc.
Un mec bi souvent va subir une homophobie assez violente de la part de meufs qui „refusent d’embrasser quelqu’un qui a sucé une bite“ (je cite des propos que j’ai vu). Y aura aussi plus une vision de l’homme bi comme un homosexuel qui se refoule, qui accepte pas totalement sa bisexualité.
Du coup dans les deux cas y a bien entendu une biphobie mais pour les hommes, l’homophobie qui va avec va peut être faire que les mecs bis sont plus enclins à rester au placard.
Selon ces chiffres, y aurait uniquement 2% de femmes homosexuelles et 3% d’hommes. Je sais pas pourquoi mais je pensais que c’était facilement plus du double.