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    14 Kommentare

    1. Franchement, le dictionnaire de l’Académie française sert plus à imposer une vision figée et élitiste de la langue qu’à refléter comment on parle vraiment aujourd’hui. Il est ultra lent à se mettre à jour, complètement fermé aux évolutions comme l’écriture inclusive, et il ignore totalement les apports des cultures francophones hors de France. Je trouve que c’est un outil dépassé, politique et encore marqué par une mentalité colonialiste.

    2. ActuaIlyIAmWondering on

      Ils ont raison.

      La preuve, je suis autiste et sur Reddit. Si ça ce n’est pas un signe de repli morbide sur soi…

    3. On savait déjà que c’était de la merde depuis qu’on a vu leurs définitions de „femme“, „race“, homosexualité“, „négrillon“, etc.

    4. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rationalisme_morbide](https://fr.wikipedia.org/wiki/Rationalisme_morbide)

      La psychanalyse n’a pas fini de faire des dégâts en France.

      Hahahaha, ils ont copié-collé la définition donnée par une **journaliste** québecoise dans les années 70/80…

      [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lily_Tasso](https://fr.wikipedia.org/wiki/Lily_Tasso)

      [https://umontreal.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/9e912cd1-a590-4a08-afe3-c2206ea2b675/content](https://umontreal.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/9e912cd1-a590-4a08-afe3-c2206ea2b675/content)

      >la journalise Lily Tasso décrit en 1979 l’autisme comme un « trouble sévère du comportement qui se traduit par un repli morbide sur soi-même »

      Ils sont partis chercher loin quand même. Le supplément „Vivre aujourd’hui“ du quotidien québecois La Presse paru le 1er novembre 1979:

      [https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2411227?docsearchtext=la%20presse%201979%20novembre](https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2411227?docsearchtext=la%20presse%201979%20novembre)

    5. Si tu as du temps, la vidéo de Monté de la chaîne Linguisticae fait un relativement bon décryptage du boudin, malgré des longueurs et parfois un peu de mauvaise foi.

    6. AntoniusBIock on

      à noter que contrairement à ce qu’on pourrait croire la première définition de morbide est „relevant de la maladie, pathologique“, donc pas forcément en rapport avec la mort.

    7. A leur „décharge“ (ils auraient pu relire quand même) le A c’est la partie rédigée il y a 50 ans de ça non? J’ai le souvenir que ça fait quelques temps que ça traîne cette histoire de dico.

    8. En un sens, je peux comprendre cette définition d’un point de vue technique.

      „Morbide“, ça veut tout simplement dire : „en lien avec la maladie, qui est malade“. L’obésité morbide, c’est l’obésité qui commence à poser de réels problèmes de santé, par exemple (contrairement au simple surpoids ou l’obésité légère, qui ont des impacts sur la santé plus ou moins légers).

      L’autisme, c’est aussi un repli sur soi, dans le sens où une personne autiste aura du mal, par la difficulté à comprendre, intégrer et interpréter les signes sociaux, à s’intégrer dans la société.

      En psychiatrie, la plupart des neurodivergences sont diagnostiquées quand il y a un défaut de „fonctionnalité“, c’est-à-dire que la neurodivergence empêche la fonctionnalité en société (donc, oui, c’est complètement normatif et une manière de voir les choses qui peut avoir ses avantages mais aussi ses écueils). Donc, si quelqu’un a du mal à comprendre les indices sociaux, mais qui arrive quand même à être „fonctionnel“ (donc à participer à la vie sociale sans aide extérieure), il ne sera pas diagnostiqué comme autiste. Au pire, il aura des traits autistiques (c’est ce que mon ex psychiatre m’avait dit, en tous cas, que je ne pouvais pas être diagnostiqué autiste car j’étais bien trop fonctionnel). Même chose pour tous les chapitres du DSM : tout trouble n’est pas blanc ou noir mais un spectre, et c’est la facilité avec laquelle tu t’intègres en société qui déterminera si tu seras diagnostiqué ou non (TDAH, bipolarité, narcissisme, schizophrénie, paranoïa, obsessions, addictions…). Et si le trouble est diagnostiqué, donc on rentre dans la „maladie“ (d’où la morbidité).

      Donc, d’un certain côté, définir l’autisme comme : „une difficulté à s’intégrer socialement au point de ne pas être fonctionnel en société sans aide extérieure“ peut être une définition correcte de l’autisme.

      Bien, évidemment, ça a son lot de problèmes ; déjà, décrire la morbidité essentiellement par la fonctionnalité est assez limitant et assez stigmatisant, et ça ne prend pas en compte l’effort mental demandé parfois pour se masquer soi-même (on peut être fonctionnel mais être vidé mentalement après une journée, ce qui ne te rend pas soudainement en „bonne santé“). Ensuite, le mot „morbide“ a pas mal de connotations assez péjoratives. Enfin, un „repli sur soi“ indiquerait que c’est la personne autiste qui le fait d’elle-même et que la société n’a absolument rien à se reprocher (ce qui peut être sujet à débat). Mais au bout du compte, techniquement, cette définition ne me semble pas être la plus problématique de l’AF.

    9. __kartoshka on

      Ça choque encore des gens le fait que l’académie française soit complètement à côté de la plaque ?..

    10. YayaTheobroma on

      L’Académie est bonne à foutre à la poubelle depuis longtemps. Ils n’ont aucune compétence en matière de langue française, de toute façon, ces vieux réacs. Voir sur youtube les vidéos de Linguisticae à leur sujet…

    11. Ma copine dit: „Oui, bah c’est la définition d’y a 200 ans quoi.“

      Cela dit, vu que c’est le temps qu’il leur faut pour écrire un foutu dictionnaire /s

    12. Impossible_Rain_2323 on

      autisme viens propablement des premier édition donc fin du 20ème siècle. Bon sa montre comme meme que l’academie sont un bras casser pour pas verifier les premier mots apres avoir écrit leur définition il y a 50 ans.

    13. Attendez, mais la Cacadémie, c’est bien le lieu de tous les vieux croutons qui jouent avec des épées en plastique, ont peur des points médians et de se faire grand-remplacer ? Ils se seraient donc trompés et auraient mis la définition du Cacadémicien dans la case „autisme“. Je ne voudrais pas les brusquer, mais il faudrait peut-être les sortir de leur zone de confort. Leur retirer leur hochet et leur rappeler leur impéritie alors qu’ils sont pas foutus d’actualiser leur dictionnaire plus d’une fois toutes les 3 décennies.

      Ah oui ! Et si on pouvait aussi remettre la main sur leur petit patrimoine, ce serait bien ! C’est bien connu : les riches ne savent pas gérer leur argent correctement. Un tuteur serait plus judicieux pour ne pas gaspiller l’argent du contribuable ! A bas les assistés !

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