„Was ist los in meinem Lebenslauf?“ : Wenn Elite -Überproduktion zum Abwärtsgrash von BAC + 5 führt

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/qu-est-ce-qui-cloche-dans-mon-cv-quand-la-surproduction-d-elites-mene-au-declassement-des-bac-5-20250414

    Von Lecultivateur

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    15 Kommentare

    1. HenrySeldon on

      Premier exemple de l’article : Un bac+5 en communication, a savoir un secteur qui est bouché depuis deja des années. C’est un des problèmes a priori a savoir l’inadéquation entre formations et les besoins sur le marché de l’emploi.

    2. Je me demande si les références appuyées de l’auteur de l’article aux romans du 19ème siècle (à la fois directes, mais aussi dans sa description des marées humaines dans les villes qui fait pastiche de Zola) sont une lubie bizarre, ou au contraire une manière assez habile de souligner qu’on est en train de revenir à une société d’héritiers 

    3. Embarrassed-Top-2393 on

      Tout le monde n’a pas besoin de bac+5 et tous les métiers n’en ont pas besoin.
      Je travaille dans le recrutement depuis quelque années maintenant, et je me rends compte qu’un certains nombre de métier n’a pas besoin de personnes diplômées. On est tombé dans une sur-diplomation.
      Par exemple moi mon métier je pourrais très bien le faire juste avec un BTS ou une licence mais non j’ai dû pousser au bac+5 parce que sinon le marché ne s’ouvrait pas à moi.

    4. “bac +5 en école privé en communication digital “

      Donc le secteur qui est le plus surpeuplé + qui vit sur des contracts d’alternances pendant les études = pas de C.D.I. 

    5. Pacifiction_ on

      > Une étude de l’Insee révèle que 60 % d’une génération a au moins un niveau bac + 2. Or, dans la structure de l’économie française, 55 % des emplois sont configurés pour des profils ayant le bac ou un diplôme inférieur. Une partie des jeunes est donc formée pour des emplois qui n’existent pas en termes qualification.

      Il n’y a pas grand chose d’autre à dire. Tout le monde ne peut pas être cadre. Pousser des hordes d’étudiants moyens vers un bac+5 c’est la certitude d’en voir une partie se manger le mur du marché du travail. Alors oui l’éducation, même supérieure, n’est pas censée servir *que* à la formation professionnelle, mais on voit bien que ce n’est pas comme cela que raisonnent une grande partie des étudiants, qui attendent un métier et une position sociale en accord avec leur niveau d’études.

    6. Ça fait des années qu’on sait qu’il y a un problème. Les diplômes ont de moins en moins de valeur.

    7. En Suisse, le système scolaire, parfois violent, fait tout pour limiter le nombre de diplômés et encourager l’apprentissage.

      L’avantage de l’apprentissage, quand il est largement adopté et la porte d’entrée de la plupart des métiers techniques, c’est qu’il y a une adéquation entre l’offre de formation et les besoins d’une industrie. Les jeunes ont besoin de trouver une place d’apprentissage pour se lancer dans une carrière donnée et les entreprises ont besoin d’apprentis.

      Pour prendre un exemple, si une branche a 5,000 places d’apprentissage dans le pays, ça correspond plus ou moins aux besoin de main d’oeuvre de la branche, et même si 8,000 jeunes ambitionnent de joindre la branche, il n’y en aura que 5,000 qui pourront le faire. 3,000 devront se rabattre sur autre chose. A l’inverse, les hautes écoles augmenteront leur capacité de formation si la demande est plus forte, sans savoir si l’industrie en a réellement besoin.

    8. Parce que beaucoup ne comprennent pas que la valeur d’un diplôme (et de tout dans ma vie à vrai dire) ne provient pas pas de la quantité de travail fourni ou de la complexité de la filière, ni même de la rareté du diplôme.

      C’est l’adéquation entre la demande du marché du travail et du nombre de diplômé d’une filière donné sur ce marché qui créé cette valeur, et qui fixe les salaires.

    9. « Les études c’est pour s’épanouir et faire des citoyens heureux ». Mon +5 ne sert pas à décrocher un boulot ? Pikachu surpris !

      L’orientation scolaire en France est une catastrophe, en partie à cause du bac dont je milite pour la suppression.

    10. Useful_Advice_3175 on

      Si tu penses qu’un bac+5 vaut plus rien, alors je te racontes pas un bac+3 … tu pourrais aussi bien dire que t’as le brevet des collèges.

    11. >Leur déclassement est une histoire de cercle vicieux. La massification de l’enseignement supérieur (680.000 bacheliers en 2024, 80 % d’une génération) a accouché de hordes de jeunes ambitieux dans les métropoles, où se concentrent les emplois qualifiés, **devenues des ruches grouillantes** où les loyers ont été gonflés par cette marée humaine.

      Je sais pas si cette métaphore est très heureuse.

      Si les métropoles voient effectivement leur population augmenter c’est avant tout par le développement de leurs périphéries (peu denses). Les centre-ville (très denses) ont plutôt tendance à stagner, voire perdre des habitants (presque un million en moins pour la ville de Paris par rapport à un siècle plus tôt).

      Surtout on vit avec plus de m² par personne que par le passé (même en ville). Encore plus, on vit de moins en moins nombreux sous le même toit. Un logement urbain de 30-40m² d’une famille ouvrière de 4-5 personnes se retrouve désormais occupé par une personne célibataire ou un couple sans-enfant.

      C’est pour bonne part ce qui pousse la demande de logements dans les grandes agglomérations (avec la spéculation), plus qu’un surplus de diplômés : si on revenait à la taille de ménages qu’on connu nos parents en grandissant (un peu plus de 3 pers. en moyenne par ménage contre bientôt 2 ces temps-ci), on aurait subitement près de 10 millions de logements vacants.

      Bref, sans fermer les yeux sur les millions de gens dans des logements indignes et surpeuplés, on grouille largement moins que par le passé.

    12. Le problème de la France c est cet élitisme qui dit que si t’as pas bac+5 c’est de la merde…
      J’ai quitté la France quand j’avais 22 ans (j’en ai 43), un BTS en poche, suis allé faire un Bachelor au Canada après ça…

      J’occupe aujourd’hui un poste de senior director dans une grosse boîte en Europe (j’ai passé 10 ans au Canada) et le problème que je vois c’est que la plupart pensent que d’avoir un bac+5 va leur ouvrir les portes de postes de postes importants ou en management…

      Les perceptions sont complètement faussées, tu n’as pas besoin d’un master pour la plupart des jobs, mais d’expérience, d’intelligence (normale ET émotionnelle), d’huile de coude et de courage… Mais bon…

      C’est juste le point de vue d’un quadra qui n’a même pas bac+5, alors pour ce que ça vaut 😉

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