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  1. J’ai décidé de consacrer un post à un événement surprenant et brutal survenu au début du siège d’Orléans : la mort de nul autre que le commandant anglais du siège et comte de Salisbury, Thomas Montague, par un boulet de bombarde alors qu’il se trouvait dans le fort des Tourelles au loin.

    J’ai un peu hésité à faire un post comme ça car c’est peu vue et inconnue mais je me suis dit que ça pourrais plaire à certains. Même si je ne suis pas historien, je suis quelqu’un de très passionnées et je prend au sérieux la discipline de nuance dans l’Histoire.

    Comme il n’y a pas, à ma connaissance, une réel étude sur cette événement, j’ai étudié plusieurs ouvrages la mentionnant (Notamment celui de Jonathan Sumption, incroyable son travail).

    Je me suis toujours demandé comment cela avait pu se produire, si c’était un hasard, et j’ai essayé de reconstituer chaque détail (en n’inventant rien évidement) de cette journée du 24 octobre 1428.

    Ce jour-là, les Anglais lancèrent une grande offensive sur les Tourelles, le fort protégeant l’entrée du pont d’Orléans, et le capturèrent lorsque les Français l’évacuèrent en direction d’Orléans, détruisant le grand pont derrière eux. Le comte de Salisbury, en entrant dans la forteresse en armure complète, accompagné de ses lieutenants, capitaines et chevaliers, nomma immédiatement William Glasdale capitaine des Tourelles (celui qui s’est noyé dans la Loire après avoir insultée toute la ville d’Orléans et notamment Jeanne d’Arc).

    Salisbury inspecta le fort ce soir-là au crépuscule avec ses compagnons et se rendit à son nouveau poste d’observation dans l’une des tours des Tourelles, plus précisément au deuxième étage, où il examinait le périmètre de la forteresse. William Glasdale lui faisait visiter les lieux et lui indiquait Orléans par la fenêtre, en disant : « Monseigneur, regardez ici votre ville ; on la voit nettement d’ici » (Tiré de l’ouvrage d’Henri Wallon), tandis que Salisbury se penchait à la fenêtre. Ce fut alors qu’il entendit, ainsi que tous les autres, une violente explosion venant d’Orléans.

    L’une des tours de la ville sur la rive opposée de la Loire venait de tirer un boulet de bombarde : plus précisément, la tour Notre-Dame. Le tir avait été déclenché par nul autre qu’un page, âgé de moins de 18 ans probablement donc, élève du chevalier maître canonnier Jean de Monteclair, qui avait repéré au loin un groupe d’anglais par une fenêtre.

    L’énorme bombarde frappa le deuxième étage, touchant précisément la fenêtre où étaient assis Salisbury et tous ses lieutenants, capitaines et chevaliers (la précision est insolite mais on ne peux rien dire c’était réellement bien visée vue les dégâts). Tous se jetèrent contre les murs pour se protéger, mais Salisbury fut déchiqueté : les barreaux et les briques de la fenêtre lui frappèrent le visage, lui brisant la moitié de la mâchoire et lui faisant perdre un œil. Il fut rapidement et secrètement évacué vers Meung-sur-Loire, avec un chevalier également grièvement blessé. J’ai réussi à identifier ce chevalier : Thomas Gargrave, qui mourut quelques jours plus tard (Tirée de Valérie Tourelle).

    D’après la chronique de la Normandie, on raconta, même parmi les Anglais eux-mêmes, que Salisbury avait fait un rêve prémonitoire la nuit précédente, un avertissement reçu avant qu’il n’entreprenne le siège (j’avais hésité à mettre ici mais si ça peut intéresser). « En l’an 1429, le comte de Salisbury réunit les Anglais à Chartres en grande force et dit au maître Jean de Meung, un magicien, qu’il comptait assiéger Orléans. Et le maître Jean lui dit de prendre soin de sa tête. » Ce maître Jean était apparemment un philosophe et habile astrologue, alors prisonnier des Anglais à Chartres.

    Salisbury mourut de ses blessures quelques jours plus tard, le 3 novembre 1428. Pour empêcher la nouvelle de se répandre, les Anglais firent vider son corps de ses organes et de ses entrailles et le renvoyèrent en Angleterre.

    Sa mort fut interprétée par certains comme une punition divine, premièrement pour avoir rompu sa parole envers Charles, duc d’Orléans, de ne pas attaquer ses terres dans un traité signé à l’été 1427 alors qu’il était prisonnier en Angleterre, et deuxièmement pour avoir laissé ses troupes piller le sanctuaire de Notre-Dame-de-Cléry (le fait que le boulet de bombarde provienne d’une tour de Notre-Dame alimenta cette théorie). Ils avaient volé les vases sacrés, les ornements qu’ils y avaient conservés, et surtout, une grande cloche. (Cette cloche aurait pu être celle donnée à l’églie de Cléry en 1308 par Philippe le Bel d’après des historiens du XIXème siècle). Les habitants d’Orléans écrivirent même une pièce de théâtre en vers se moquant de la mort de Salisbury (j’ai la pièce écrite avec moi pour ceux qui ça intéresse).

    Le commandement du siège fut finalement confié au comte de Suffolk, William de La Pole.

    J’espère avoir pu fournir un récit détaillé de cet événement et le rendre intéressant grâce à mes connaissances (A ce stade je devrais faire des ouvrages ahaha). Je ne peux que conseiller le travail de Jonathan Sumption ou même des ouvrages ciblant le siège d’Orléans (ils y en a beaucoup qui se mêle avec la vie de Jeanne d’Arc donc je ne sais pas qu’elles sont les meilleurs et désolé si c’est pas professionnel certains de mes précédents posts)

    Merci beaucoup si vous avez lue, ça change un peu des posts ici, et je vais essayer de répondre à des questions !

  2. Comme je suis en train de joué a Kingdom come 2, le canon ca me parle 😂

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