Vor 590 Jahren, heute Morgen im Jahr 1436, wurde Paris von der französisch-burgundischen Armee und dem Pariser Volk von der englischen Besatzung befreit.
Vor 590 Jahren, heute Morgen im Jahr 1436, wurde Paris von der französisch-burgundischen Armee und dem Pariser Volk von der englischen Besatzung befreit.
Episode majeur de la guerre de cent ans, elle fut pourtant oubliée
Orléans étant mieux mis en avant avec l’accomplissement de Jeanne d’Arc et les défaites Françaises de Crecy, Poitiers, Azincourt, la libération de Paris est pourtant digne même d’un film voir même de la fin d’une saison d’une série sur cette guerre.
Tout ce que je vais écrire ici est tirée de réel sources de chroniques prises par les historiens Anglais et Français (évidemment vulgarisé de manière court). Cela parait fou ce qui s’est passée le 13 avril 1436 dans ce que je vais décrire mais pourtant c’est vrai. (Si vous êtes interessée, ça vient en majorité de l’historien Jonathan Sumption ayant fait son travail gargantuesque de 5 livres sur la guerre chronologiquement)
Alors que la guerre civile de France entre Armagnacs et Bourguignons prend fin en 1435 par le Traitée d’Arras, les deux factions se réconcilie et font front commun. L’armée Française peut enfin se concentrer contre les Anglais.
Paris ayant été occupé depuis 1418 de base par les Bourguignons, les bourgeois de la capitale font une fausse nouvelle allégeance aux Anglais en 1436.
Il y a en particulier un bourgeois qui s’est démarqué des autres : Michel de Laillier, fonctionnaire de finances, il est longtemps resté dans l’ombre sans prendre de risques pendant l’occupation. Tandis que son frère, Jacque, a toujours rêvé de combattre les Anglais mais il a fini dans le désespoir en 1424 par l’exil. Cette fois-ci, Michel de Laillier a décidé ce que son frère a toujours voulu.
L’armée française, commandée par le connétable Richemont, le Bâtard d’Orléans, et le chevalier bourguignon Jean Villiers de L’Isle-Adam, entra dans sa phase active et sécurisa les faubourgs de la capitale. Cependant, ses effectifs, limités à 500 hommes, étaient insuffisants, et son seul espoir d’entrer dans la capitale reposait sur un soulèvement populaire contre les Anglais.
Un agent du connétable Richemont prit contact avec des bourgeois parisiens, dont Michel de Laillier. Tous se déclarèrent prêts à se soulever et à ouvrir les portes de la capitale, mais il leur fallait d’abord s’assurer de pouvoir rassembler le plus grand nombre possible de troupes françaises.
En quelques jours seulement, l’armée française, recrutée dans toutes les régions environnantes, avait réuni plus de 5 000 hommes, et le 13 avril 1436 fut le jour J. Richemont et ses lieutenants, à la tête de l’armée française au complet, marchèrent sur la porte Saint-Jacques, mais apprirent que le complot avait été découvert. En effet, Michel de Laillier et les bourgeois s’étaient vu confisquer toutes leurs clés par le chancelier pro-anglais. Cela ne changea rien, et Richemont voulut mettre les Parisiens à l’épreuve.
À 7 heures du matin, le chevalier bourguignon Jean de Villiers fut envoyé à la rencontre des défenseurs devant la porte, où il les affronta en leur promettant de ne leur faire aucun mal. Michel de Laillier et ses compagnons bourgeois avaient déjà rassemblé un groupe de citoyens armés dans la rue menant à la porte Saint-Jacques. Pris de panique, les défenseurs laissèrent Michel de Laillier et les citoyens monter sur le rempart et descendirent une échelle. Jean de Villiers planta l’étendard du Royaume de France sur le rempart et, criant déjà d’avance « Ville prise ! », il fut encouragé par les Parisiens.
La porte fut forcée et le connétable de Richemont, accompagné de milliers de soldats, archers, écuyers et chevaliers français, entra dans Paris, accueillis par le bourgeois Michel de Laillier et un groupe de Parisiens. Au même instant, le signal fut donné pour que les troupes françaises arrivent par la Seine, menées par le chevalier Ambroise de Loré.
La nouvelle que Michel de Laillier et quelques bourgeois avaient ouvert les portes à l’armée française se répandit rapidement dans les rues, sans effusion de sang. Des centaines de Parisiens sortirent de leurs maisons, brandissant la croix blanche de Saint-Michel du roi de France ou la croix rouge de Saint-André du duc Bourgogne, et criant : « Paix ! Vive le Roi et le Duc de Bourgogne ! » Michel de Laillier était devenu le chef du soulèvement parisien et tous les Parisiens se rallièrent à lui, les armes à la main et l’acclamant.
Pour galvaniser le peuple parisien, Michel de Laillier et les parisiens se mirent à crier : « Saint Denis ! » Ce n’étaient plus des centaines de Parisiens qui rejoignaient son insurrection, mais des milliers. Entre 3 000 et 4 000 Parisiens participèrent au soulèvement.
La bataille pour Paris avait commencé dans les rues. Tous les lieutenants anglais et les collaborateurs français furent mis en alerte, et toute la garnison anglaise déployée. De violents affrontements éclatèrent dans les rues, mais il était déjà trop tard ; tout Paris était contre eux.
Simon Morhier, chevalier Français et prévot de Paris pour les Anglais, mena son bataillon dans le quartier des Halles. Là, il s’adressa à un ami, un riche meunier sur lequel il était certain de pouvoir compter. Son ami lui dit « Ayez pitié mon ami, il faut faire la paix maintenant, sinon nous sommes perdus. » « Quoi, vous aussi ? » répliqua Morhier, le frappant au visage avec le plat de son épée et le laissant se faire lyncher par ses hommes.
L’armée française repoussa les Anglais vers la Bastille, et les Parisiens leur firent face au nord, à la porte Saint-Denis. De lourdes chaînes, traditionnellement empilées aux coins des rues, furent tendues en travers des rues et des ruelles, une première depuis 1418. Hommes, femmes et enfants jetaient des pierres et des rondins par leurs fenêtres sur les Anglais pour les empêcher de s’enfuir par la porte Saint-Denis, poursuivis par l’insurrection menée par Michel de Laillier.
Après dix-huit ans d’occupation, Paris fut reprise. Pour Simon Morhier, le prévot de Paris, il fut retrouvé à s’enfuir de la capitale après que la population a bloqué sa progression dans les rues de Paris. Une troupe française l’a arrêté au pont Charenton.
Le reste de l’armée anglaise, qui s’était réfugiée à la Bastille avec leurs lieutenants, dont le juge de Jeanne d’Arc, Pierre Cauchon, fut autorisé à quitter la capitale pour Rouen.
Lors du procée de Jeanne d’Arc à Rouen en 1431, elle avait prédit que les Anglais perdrait une grande chose avant 7 ans. Les Anglais avaient perdu l’alliance Bourguignonne qui permettait de maintenir l’occupation de Paris.
Equivalent-Sherbet52 on
Déso d’avoir cru que ton post précédent était de l’ia. Tes posts sont quali en fait.
orfeo34 on
T’est sûr c’était pas la première parade de l’OM dans la capitale ?
ouath on
La crème anglaise fut inventé ce jour là
Specialist_Neat3491 on
Et dire que Richemont est entré dans Paris sans quasi résistance les Parisiens avaient eux-mêmes ouvert les portes. L’occupation anglaise était devenue insupportable après 16 ans.
CurtisBeyblade on
Excellent
sanvimal on
Dehors la perfide albion
Baslash on
Je trouve ça fou qu’un épisode d’occupation de Paris soit si méconnu. Depuis ptet un an j’en découvre régulièrement, pour moi hormis les raids des nordiques et les Allemands en 40 Paris avait toujours eu sa souveraineté. Mais entre l’épisode décrit ici et la guerre de 1870, ça fait déjà 2 occurences assez rarement évoquées
Pippin1505 on
C’est un peu bizarre / anachronique de parler d’occupation comme si c’était la seconde guerre mondiale.
Pour le contexte, la guerre civile Armagnac/Bourguignon trouve ses origines dans le fait que le roi Charles VI était fou et passa son règne sous la tutelle de sa famille: le duc d’Orleans et le duc de Bourgogne.
Evidemment, ils se disputèrent le pouvoir , et le duc de Bourgogne fini assassiné, sous les ordres de Charles VII , alors Dauphin. Les Bourguignons s’allièrent donc aux Anglais en réaction .
Paris était farouchement anti-Dauphin/ pro-Bourguignon. Surtout pour préserver les privilèges et libertés obtenues par la ville dans le passé et menacés par les Armagnac/Orleans.
Les Anglais/Bourguignons furent accueillis par une foule en liesse en 1420. La ville se défendit farouchement *contre* Jeanne d’arc en 1429.
Bref, j’ai pas de problème avec le fond du post, mais le ton fait un peu „roman national“. Pareil pour la réf aux „prédictions“ de Jeanne d’Arc.
FunnySpell4547 on
ON RÉCLAME UNE FÊTE NATIONALE POUR COMMÉMORER CETTE LIBÉRATION !!!!
piliplou on
*Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé !* *Mais Paris libéré !*
Oups, mauvaise libération…
frenchtgirl on
Des grand bascinet à cette époque et comme casque de guerre c’est un peu étrange 🤔
crxsso_dssreer on
La perfide Albion.
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13 Kommentare
Episode majeur de la guerre de cent ans, elle fut pourtant oubliée
Orléans étant mieux mis en avant avec l’accomplissement de Jeanne d’Arc et les défaites Françaises de Crecy, Poitiers, Azincourt, la libération de Paris est pourtant digne même d’un film voir même de la fin d’une saison d’une série sur cette guerre.
Tout ce que je vais écrire ici est tirée de réel sources de chroniques prises par les historiens Anglais et Français (évidemment vulgarisé de manière court). Cela parait fou ce qui s’est passée le 13 avril 1436 dans ce que je vais décrire mais pourtant c’est vrai. (Si vous êtes interessée, ça vient en majorité de l’historien Jonathan Sumption ayant fait son travail gargantuesque de 5 livres sur la guerre chronologiquement)
Alors que la guerre civile de France entre Armagnacs et Bourguignons prend fin en 1435 par le Traitée d’Arras, les deux factions se réconcilie et font front commun. L’armée Française peut enfin se concentrer contre les Anglais.
Paris ayant été occupé depuis 1418 de base par les Bourguignons, les bourgeois de la capitale font une fausse nouvelle allégeance aux Anglais en 1436.
Il y a en particulier un bourgeois qui s’est démarqué des autres : Michel de Laillier, fonctionnaire de finances, il est longtemps resté dans l’ombre sans prendre de risques pendant l’occupation. Tandis que son frère, Jacque, a toujours rêvé de combattre les Anglais mais il a fini dans le désespoir en 1424 par l’exil. Cette fois-ci, Michel de Laillier a décidé ce que son frère a toujours voulu.
L’armée française, commandée par le connétable Richemont, le Bâtard d’Orléans, et le chevalier bourguignon Jean Villiers de L’Isle-Adam, entra dans sa phase active et sécurisa les faubourgs de la capitale. Cependant, ses effectifs, limités à 500 hommes, étaient insuffisants, et son seul espoir d’entrer dans la capitale reposait sur un soulèvement populaire contre les Anglais.
Un agent du connétable Richemont prit contact avec des bourgeois parisiens, dont Michel de Laillier. Tous se déclarèrent prêts à se soulever et à ouvrir les portes de la capitale, mais il leur fallait d’abord s’assurer de pouvoir rassembler le plus grand nombre possible de troupes françaises.
En quelques jours seulement, l’armée française, recrutée dans toutes les régions environnantes, avait réuni plus de 5 000 hommes, et le 13 avril 1436 fut le jour J. Richemont et ses lieutenants, à la tête de l’armée française au complet, marchèrent sur la porte Saint-Jacques, mais apprirent que le complot avait été découvert. En effet, Michel de Laillier et les bourgeois s’étaient vu confisquer toutes leurs clés par le chancelier pro-anglais. Cela ne changea rien, et Richemont voulut mettre les Parisiens à l’épreuve.
À 7 heures du matin, le chevalier bourguignon Jean de Villiers fut envoyé à la rencontre des défenseurs devant la porte, où il les affronta en leur promettant de ne leur faire aucun mal. Michel de Laillier et ses compagnons bourgeois avaient déjà rassemblé un groupe de citoyens armés dans la rue menant à la porte Saint-Jacques. Pris de panique, les défenseurs laissèrent Michel de Laillier et les citoyens monter sur le rempart et descendirent une échelle. Jean de Villiers planta l’étendard du Royaume de France sur le rempart et, criant déjà d’avance « Ville prise ! », il fut encouragé par les Parisiens.
La porte fut forcée et le connétable de Richemont, accompagné de milliers de soldats, archers, écuyers et chevaliers français, entra dans Paris, accueillis par le bourgeois Michel de Laillier et un groupe de Parisiens. Au même instant, le signal fut donné pour que les troupes françaises arrivent par la Seine, menées par le chevalier Ambroise de Loré.
La nouvelle que Michel de Laillier et quelques bourgeois avaient ouvert les portes à l’armée française se répandit rapidement dans les rues, sans effusion de sang. Des centaines de Parisiens sortirent de leurs maisons, brandissant la croix blanche de Saint-Michel du roi de France ou la croix rouge de Saint-André du duc Bourgogne, et criant : « Paix ! Vive le Roi et le Duc de Bourgogne ! » Michel de Laillier était devenu le chef du soulèvement parisien et tous les Parisiens se rallièrent à lui, les armes à la main et l’acclamant.
Pour galvaniser le peuple parisien, Michel de Laillier et les parisiens se mirent à crier : « Saint Denis ! » Ce n’étaient plus des centaines de Parisiens qui rejoignaient son insurrection, mais des milliers. Entre 3 000 et 4 000 Parisiens participèrent au soulèvement.
La bataille pour Paris avait commencé dans les rues. Tous les lieutenants anglais et les collaborateurs français furent mis en alerte, et toute la garnison anglaise déployée. De violents affrontements éclatèrent dans les rues, mais il était déjà trop tard ; tout Paris était contre eux.
Simon Morhier, chevalier Français et prévot de Paris pour les Anglais, mena son bataillon dans le quartier des Halles. Là, il s’adressa à un ami, un riche meunier sur lequel il était certain de pouvoir compter. Son ami lui dit « Ayez pitié mon ami, il faut faire la paix maintenant, sinon nous sommes perdus. » « Quoi, vous aussi ? » répliqua Morhier, le frappant au visage avec le plat de son épée et le laissant se faire lyncher par ses hommes.
L’armée française repoussa les Anglais vers la Bastille, et les Parisiens leur firent face au nord, à la porte Saint-Denis. De lourdes chaînes, traditionnellement empilées aux coins des rues, furent tendues en travers des rues et des ruelles, une première depuis 1418. Hommes, femmes et enfants jetaient des pierres et des rondins par leurs fenêtres sur les Anglais pour les empêcher de s’enfuir par la porte Saint-Denis, poursuivis par l’insurrection menée par Michel de Laillier.
Après dix-huit ans d’occupation, Paris fut reprise. Pour Simon Morhier, le prévot de Paris, il fut retrouvé à s’enfuir de la capitale après que la population a bloqué sa progression dans les rues de Paris. Une troupe française l’a arrêté au pont Charenton.
Le reste de l’armée anglaise, qui s’était réfugiée à la Bastille avec leurs lieutenants, dont le juge de Jeanne d’Arc, Pierre Cauchon, fut autorisé à quitter la capitale pour Rouen.
Lors du procée de Jeanne d’Arc à Rouen en 1431, elle avait prédit que les Anglais perdrait une grande chose avant 7 ans. Les Anglais avaient perdu l’alliance Bourguignonne qui permettait de maintenir l’occupation de Paris.
Déso d’avoir cru que ton post précédent était de l’ia. Tes posts sont quali en fait.
T’est sûr c’était pas la première parade de l’OM dans la capitale ?
La crème anglaise fut inventé ce jour là
Et dire que Richemont est entré dans Paris sans quasi résistance les Parisiens avaient eux-mêmes ouvert les portes. L’occupation anglaise était devenue insupportable après 16 ans.
Excellent
Dehors la perfide albion
Je trouve ça fou qu’un épisode d’occupation de Paris soit si méconnu. Depuis ptet un an j’en découvre régulièrement, pour moi hormis les raids des nordiques et les Allemands en 40 Paris avait toujours eu sa souveraineté. Mais entre l’épisode décrit ici et la guerre de 1870, ça fait déjà 2 occurences assez rarement évoquées
C’est un peu bizarre / anachronique de parler d’occupation comme si c’était la seconde guerre mondiale.
Pour le contexte, la guerre civile Armagnac/Bourguignon trouve ses origines dans le fait que le roi Charles VI était fou et passa son règne sous la tutelle de sa famille: le duc d’Orleans et le duc de Bourgogne.
Evidemment, ils se disputèrent le pouvoir , et le duc de Bourgogne fini assassiné, sous les ordres de Charles VII , alors Dauphin. Les Bourguignons s’allièrent donc aux Anglais en réaction .
Paris était farouchement anti-Dauphin/ pro-Bourguignon. Surtout pour préserver les privilèges et libertés obtenues par la ville dans le passé et menacés par les Armagnac/Orleans.
Les Anglais/Bourguignons furent accueillis par une foule en liesse en 1420. La ville se défendit farouchement *contre* Jeanne d’arc en 1429.
Bref, j’ai pas de problème avec le fond du post, mais le ton fait un peu „roman national“. Pareil pour la réf aux „prédictions“ de Jeanne d’Arc.
ON RÉCLAME UNE FÊTE NATIONALE POUR COMMÉMORER CETTE LIBÉRATION !!!!
*Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé !* *Mais Paris libéré !*
Oups, mauvaise libération…
Des grand bascinet à cette époque et comme casque de guerre c’est un peu étrange 🤔
La perfide Albion.