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23 Kommentare

  1. Je trouve assardeux de comparer des situations différentes. Un exemple :

    Lyon il y avait un enjeu.

    Metz le maire sortant était assuré de gagner, plus aucun enjeux à aller voter.

    Un camp et un autre essaient de faire dire beaucoup de chose à des municipales, à tord selon moi.

  2. CapitaineBiscotte on

    Difficile à analyser. Déjà les maires sortants qui ont eu besoin d’une alliance étaient en difficulté (< 25 % au 1er tour), donc le rejet n’allait pas automatiquement disparaître grâce aux fusions.

    Ensuite dans les villes gagnées, les sortants étaient quand même bien placés (> 30 % au 1 er tour) donc si t’as une alliance avec une liste à > 15 % t’as plus de chances d’être réélu.

    Et enfin les municipales sont trop particulières pour tirer une conclusion globale de chaque élection. Le jeu d’alliance, de rejet, etc. ont Influencé les résultats finaux.

    La seule conclusion, pour la gauche, c’est se demander pourquoi des mairies qui leur étaient acquises, parfois depuis des décennies, ont pu autant dégoûter les gens qu’ils finissent par les perdre.

  3. C’est énorme d’avoir quasiment une droite, on voit clairement que le nombre de voix perdue est *proportionnel* au pourcentage de LFI dans la liste c’est fou (enfin à partir de 25% seulement mais c’est logique qu’en dessous d’un certain seuil ça compte moins).

    Je me disais que les chiffres montraient vaguement une corrélation mais je pensais pas qu’elle était aussi forte et voyante.

  4. Ce qui serait intéressant, c’est de comparer ce même graphique avec la part des autres partis de gauche au premier tour, voire des autres partis tout court.

    Car si ça se trouve, la tendance observée est réelle mais pas spécifique à LFI ni à la gauche.

  5. En excluant Grenoble, la régression linéaire est assez explicite, plus il y a de LFI, plus cela fait fuir du monde.

  6. SirGothmog13 on

    Y’a quand même 4 fois Lyon représenté dans le visuel, si on sort Lyon et ses arrondissements, le constat n’est pas tres favorable pour LFI. Mais je ne suis pas sur que tirer des conclusions de cette infographie soit pertinent, les situations de chaque ville étant toujours particulières

  7. Il y a une interprétation proposée de ce graphique ? Plus LFI est proportionnellement important, moins la fusion marche. Statistiquement parlant, ça sent juste la variable latente: est-ce que LFI a été plus ouvert à l’union tandis que le PS a rejeté cela et induit ses votants à rejeter une telle union localement ?

  8. Il faudrait aussi se pencher sur les cas de surmobilisation de l’électorat de droite en réponse aux fusions avec LFI à certains endroits. Car il ne suffit pas de faire un meilleur score, il faut aussi que le camp d’en face ne se mobilise pas encore plus pour le contrer.

    À Toulouse par exemple, la liste de fusion fait 46,2 alors que le résultat de l’addition des scores des deux listes de gauche au premier tour est de 52,5. La participation y est bien supérieure au second tour (62,5 vs 56,5). Mais cette surmobilisation a profité au candidat de droite qui passe de 37,2 – avec en théorie autour de 8% maximum de reports de voix – à 53,9% au second tour. Ça ressemble à un genre de dédoublement du barrage habituellement destiné à faire perdre l’extrême droite.

  9. Fun_Mall3984 on

    Tout comme les élections montrent une porosité entre la droite et l’extrême droite, elle est également de plus en plus manifeste entre les électeurs PS et ceux du centre.

    On peut d’ailleurs constater à Strasbourg que la fusion de la liste de Catherine Trautmann avec celle de la droite l’a emporté face à la gauche.
    Ça montre à mes yeux que l’électorat socialiste des grandes villes est plus „bourgeois“ que „prolétaire“.

    Dès lors pas étonnant que les fusions avec LFI ne fonctionnent pas.
    Ils apportent deux visions radicalement opposées.

  10. Odd_Snow_8179 on

    Y a un **gigantesque** biais. Et même un problème conceptuel énorme qui fait que ça n’a aucune valeur.

    À Lyon par exemple, le bon „report“ est largement dû au fait qu’il n’y avait pas besoin de beaucoup de vrai report (LFI n’a fait qu’un peu plus de 10%)… Et du coup la fusion technique se fait avec… moins de LFI sur la liste. Or on n’étudie pas réellement le report ici mais simplement le score total qui inclut son propre électorat de premier tour.

    Donc le phénomène qu’on est sensé analyser est en réalité à l’origine même de la proportion du nombre de candidats de chaque camp dans une liste. Évidemment qu’une liste avec 20% des co-listiés issus de la fusion va avoir un très bon „report“ de voix puisque ça suppose que le rapport de force initial était de 4:1 (40% vs 10% des voix par exemple) et donc que l’essentiel des voix à faire au second tour n’est pas issus d’un véritable report mais du fait que les électeurs revotent la même chose. Ce n’est donc pas une analyse du report de voix.

    Par définition, une liste avec un mix 50/50 va avoir plus de difficulté à rassembler parce qu’elle est issue d’un électorat fracturé en deux listes (d’où le fait de faire 50/50 dans la négo) dont la moitié vont devoir voter différemment du premier tour en terme de tête de liste. Mais c’est quoi l’alternative ? Évidemment que ça ne marcherait pas mieux sur un désistement (c’est à dire devoir voter pour un autre candidat sans même que les membres de la liste pour laquelle on a voté au premier tour soient présents).

    **C’est donc le résultat du premier tour qui conditionne la difficulté de rassembler. Pas la composition de la liste qui n’en est que la résultante.**

    Si il y avait eu un équivalent LFI (avec 40% des voix au premier tour versus 10% sur autre ligne gauche fusionnée et donc 20% de co-listiés issus de cette liste), il serait aussi un peu plus haut à droite. Pas forcément aussi haut que l’inverse (le report de voix se fait probablement moins bien) mais tout de même haut si bien que cette corrélation directe serait remise en question.

    Bref, c’est bien sympa de faire des „analyses“ de ce type mais c’est à mon sens très peu maîtrisé même si ça semble être un bon outil de communication.

    Edit: OK pour les downvotes mais ayez le courage d’argumenter.

  11. Il me semble qu’il y a un mélange de victoires (Lyon) et de défaites, ça n’est pas intéressant d’analyser ça séparément ? Et de comparer aussi avec des cas sans fusion ?

  12. Les paramètres de la régression linéaire :

    Y=(Matracage médiatique)*x + Mélenchon

  13. numerobis21 on

    Rapide calcul pour Toulouse:
    1er tour
    LFI: 43K
    Ps: 39K
    Total: 82K

    2e tour
    Union: 79K

    Voix „manquante“: 3K

    % de différence réel : (3K/82K)*100 = 3.66% de différence entre le total réel de voix et le total „attendu“

    Quand on vous dit qu’on peut manipuler des chiffres pour leur faire dire ce qu’on veut, c’est aussi ça: la méthode de calcul du Monde (qui ne fait AUCUN sens car elle compare des torchons et des serviètes et „““oublie“““ de prendre en compte que le nombre de votant évolue entre le 1er et 2e tour) trouve un chiffre deux fois supérieur

  14. C’est moi où il y a un biais dans cette représentation ?

    En effet, si on prend le % de LFI **au premier tour** en abscisse ça veut dire qu’il y a là les villes où LFI a fait un bon score **ET** a été membre d’une alliance (sinon par définition c’est hors du graphique). Or dans quelles villes une telle alliance des gauches peut-elle arriver? Là où LFI et le PS/EELV sont trop faibles pour gagner seuls. Contrairement donc à Roubaix, Marseille, Paris, Saint-Denis. Donc ce sont les villes où LFI est fort mais la gauche faible qui sont en bas à droite…

    En ordonnée également c’est la différences des scores, (en % d’exprimés probablement) pas des voix. Donc si la droite se remobilise le score de l’union de la gauche baisse, même avec 100% de reports au sein de la gauche.

    Donc en gros ce qu’on voit c’est que LFI est un repoussoir quand la droite est forte dès le premier tour..Assez flagrant à Grenoble et Nantes est l’exemple inverse..

    Pas très saint ce graphique.

  15. Adventurous_Emu_8794 on

    Premièrement, ça sent quand même très fort le cherry picking, elle est où la fusion de Paris 18eme ? Limoges ? Poitiers ? Aubervilliers ? Clichy ? Villejuif ? Et sûrement d’autres

    Deuxièmement sans le nombre de voix brute ce graphique ne veut pas dire grand chose : si on constate une forte augmentation de la participation entre les deux tours, le taux de vote du deuxième tour (score obtenu) n’a plus de base commune avec les taux du premier tour additionnés (appelé score potentiel).
    Comme la participation n’a pas varié de la même façon dans toutes les villes de ce graphique, utiliser ce rapport ne veut rien dire

  16. keepthepace on

    À Grenoble l’effet repoussoir de Carignon a surement beaucoup joué (même si j’aime beaucoup le profil de Laurence Ruffin)

  17. Je lis les discussions et j’ai l’impression qu’il y a une mécompréhension des militants sur le citoyen. Le citoyen moyen, il n’est pas de gauche, pas de droite, il n’est pas militant, il n’a pas de parti. Il vote juste pour celui qui le convaincra le plus. C’est bien pour cela qu’il y a des élections et des campagnes. Ils s’agit de convaincre qu’il faut voter pour tel ou untel. C’est lui qui fait gagner ou non une élection, sauf en cas de forte abstention.

    C’est bien pour cela que la fusion de liste n’est pas forcement une bonne chose, surtout si le candidat est clivant, ca peut mener à une baisse du nombre de voix potentiel. On l’a vu avec Rachida Dati qui n’a pas convaincu les électeurs ayant voté au centre malgré la fusion des listes. Les électeurs ont préféré la continuité avec Emmanuel Grégoire.

  18. keepthepace on

    Bon, je viens de refaire le calcul pour Grenoble, et je viens de comprendre comment ce graphe est fait. Peut être évident pour tout le monde, mais ça m’a pris par surprise: le „total théorique“ estimé est le total uniquement des listes ayant fusionné.

    Dans le cas de Grenoble, il y avait plein de listes de gauche, et même sans la liste gagnante + LFI il y avait quand même 17% de réserves de voix de gauche, qui se sont reportées naturellement sur la liste opposée à la droite.

    La part gauche du graphe est surtout une mesure de l’éparpillement des liste de gauche au premier tour. Il se trouve que quand on a plus de choix, on vote moins pour les gros partis nationaux. Je parie que PS et EELV ont la même tendance.

    Sur la droite du graphe on parle des listes où LFI a la majorité et où l’effet repoussoir a probablement plus joué.

    Mais j’aurais préféré voir le différentiel avec la somme des liste de gauche au premier tour. L’histoire serait sûrement différente: Grenoble serait à zéro et je soupçonne que le coté gauche du graphe serait un plateau, avec juste 4 points censés dessiner une droite sur la partie droite.

    Après c’est un secret pour personne que la lutte PS-LFI a des conséquences. Avec les votants respectifs qui sont moins chaud pour une union et dont les voix peuvent manquer.

  19. Je bloque sur la „somme des listes au premier tour“ en abscisse, on parle de quoi ? Des scores ? Juste du nombre de listes ?

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