Okay, das ist meine Schimpftirade angesichts der allgemeinen Heuchelei. Jeder möchte, dass wir (als Franzosen und Europäer) unabhängig von den USA sind, aber in Wirklichkeit ist niemand bereit, den ersten Schritt zu tun.

    Französische Unternehmen

    Ich habe den Eindruck, dass sich die Leute keine Mühe geben, Französisch zu kaufen. Ich persönlich kaufe den Großteil meiner Kleidung bei Armor Lux oder Le Pantalon. Es ist billiger als Ralph Lauren oder Levi’s und von besserer Qualität, aber ja, es gibt nicht in allen Einkaufszentren riesige Geschäfte, sodass man sich etwas mehr bewegen muss.

    Das Gleiche gilt für die Verwendung von LLMs. Wir haben unsere französische Lösung (naja, nicht 100 %, ich werde weiter unten darüber sprechen), aber nein, die Leute verwenden weiterhin ChatGPT, weil es in ihrer Vorstellung etwas besser ist, während sie nach völlig dummen Dingen fragen.

    Letztes Mal ging es um die Mittelbeschaffung für Duralex, und einige sagten, die Investoren seien dumm, weil es keine gute Investition sei. Aber verdammt, wir sind nicht verpflichtet, den geringsten Prozentsatz der Rentabilität zu optimieren, hier geht es um die Rettung eines französischen Unternehmens!

    Investition

    Apropos Investitionen: Ich stoße oft auf Ratgeberbeiträge zu PEA und Investitionen. Und was ist immer zu empfehlen? Alles auf den S&P500 (den amerikanischen CAC40) oder die MSCI-Welt zu setzen (weniger schlimmer, aber er bleibt zu 75 % amerikanisch)

    Wir haben den CAC40, aber wenn man diversifiziert bleiben möchte, gibt es den Stoxx600, einen ETF, der die 600 größten europäischen Unternehmen vereint. Aber nein, offenbar ist es am besten, alle Ersparnisse in die USA zu schicken, um jeden Penny zusammenzukratzen.

    Ich nutze diese Gelegenheit auch, um zu sagen, dass wir für denselben Welt-ETF die Wahl zwischen Black Rock (USA, bekannt für ihre Lobbyarbeit gegen die EU und nachhaltige Finanzen) und Amundi (Tochtergesellschaft von Crédit Agricole) haben. Aber mit Black Rock (iShare) sparen wir ein paar Euro bei Boursorama. Was ist also zu empfehlen? Schwarzer Rock!

    (Und dann die Formulierung "es hängt von den eigenen Empfindungen ab"es kommt aus meinen Augenlöchern)

    Startups

    Und hier werde ich über mein Fachgebiet sprechen, denn ich gründe mein Startup und kenne viele Leute, die das tun. Alle. DER. Welt. Will amerikanische Investmentfonds. "Es gibt mehr Geld, es gibt den amerikanischen Markt"plötzlich geben wir in den USA alles auf.

    Bereits jetzt sind alle französischen Unternehmer, die YC (YCombinator, der größte Startup-Inkubator der Welt) nutzen, verpflichtet, ihr Unternehmen in den USA anzusiedeln. Aber es geht noch weiter. Die meisten amerikanischen Anleger möchten auch, dass die Unternehmen amerikanisch sind. Dies führt zu einer Konstellation, bei der das Unternehmen eine Tochtergesellschaft eines amerikanischen Unternehmens wird, das sich teilweise im Besitz des Fonds befindet.

    Selbst französische/europäische Investmentfonds folgen oft erst, wenn bereits ein amerikanischer Investor in der Runde dabei ist. Kurz gesagt, falls Sie es nicht wussten: Die überwiegende Mehrheit der großen französischen Startups gehört teilweise oder überwiegend US-Investoren.

    Und ich klinge wie ein UFO, wenn ich sage, dass ich nicht möchte, dass auch nur ein einziger Cent des Dollars in mein Unternehmen investiert wird.

    Wie auch immer, ich habe meine Schimpftirade beendet. Ich hoffe, dass die Menschen beginnen, sich für unsere Souveränität möglichst wenig anzustrengen, denn ich habe den Eindruck, dass wir nicht viele sind. Der finanzielle Egoismus, der darin besteht, alles in die USA zu schicken, weil es dort etwas profitabler ist, ist ein Teufelskreis, der uns alle in Schwierigkeiten bringen wird.

    (Und übrigens, ich könnte die gleiche Art von Schimpftirade mit China machen, das, ich weiß nicht wirklich warum, von zu vielen Leuten bevorzugt wird)

    Wenn Sie Zeit haben, empfehle ich dieses aktuelle Video von Micode darüber, wie wir (wieder) von unseren verarscht wurden "Verbündete" : https://www.youtube.com/watch?v=2wMxldl3Alk

    Notre (in)dépendance aux US
    byu/Herobrine20XX infrance



    Von Herobrine20XX

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    16 Kommentare

    1. C’est marrant que tu parles de la bourse quand tu évoques l’investissement. Tu as quand même conscience que, que tu achètes des actions du CAC40 ou du S&P500, ça ne fait aucune différence pour les entreprises concernées ?

    2. Qu’en est il de la culture américaine également qui est omniprésente et qui rend peu à peu tout ce qui est américain absolument la norme.

      Rant: Coup de gueule
      BTW: Au fait

    3. Nan mais ca c’est comme le rechauffement climatique, c’est pas en prenant une douche moins longue que tu vas régler le probleme. Il faut organiser le changement au niveau étatique : subvention pour le nouveau systeme, taxe sur l’ancien, commande publique et propagande massive.

      Râler sur „les gens“, c’est hypocrite.

    4. D’accord à 100%. Au lieu de soutenir nos boites et nos emplois en achetant et en investissant local/national ou au moins européen, il y a depuis une vingtaine d’années une dérive vers l’individualisme „financier“, vers la course au rendement (dépenser moins et gagner plus par tous les moyens), et les USA en profitent largement. Même l’effondrement actuel des US, avec trump/MAGA qui enfoncent leur pays dans l’obscurantisme, ne suffit pas à freiner le phénomène (les USA comme aspirateur mondial à cash).
      L’appât du gain explique notamment pourquoi le dollar est toujours aussi fort alors que la dette US est extrêmement élevée : ils parviennent toujours à attirer des investisseurs par le rendement, y compris pour les obligations d’état.

    5. Florent_Malouda_47 on

      Les US et la Chine nous écrasent parce que l’Europe, c’est la somme de 28 intérêts divergents. On aura un vrai poids dans les échanges commerciaux le jour où on aura une vraie stratégie à l’échelle européenne (et vu les récents déboires du SCAF, du MGCS ou le retard du programme Ariane vs SpaceX c’est pas gagné).

      Pareil pour les échanges de capitaux, c’est plus facile pour un entrepreneur français d’aller lever des fonds aux US ou en Chine avant de pouvoir le faire dans son propre pays, il est peut être là le problème.

    6. DramaticSimple4315 on

      La déperdition d’épargne vers les USA c’est vraiment un pur scandale. Des fonds qui partent dans des gafa aux valorisations extrêmes et qui se vaporiseront à la première crise financière, créant un effet pauvreté considérable sur l’économie européenne qui une fois de plus ne sera pas responsable de la débandade mais en paiera les pots cassés.

      On pourrait se dire, quitte à aller chercher du rendement, d’aller la ou il se trouve vraiment à long terme et la ou il se trouve corrélé à de la croissance c’est à dire dans les pays du Sud. Mais non, on envoie des trillions à Wall Street qui ne se retrouvent rémunérés qu’à coup de lois scélérates des républicains et de stock buybacks.

      Quant aux „stablecoins“, ne me chauffez pas sinon je vais vraiment m’énerver

    7. keepthepace on

      Et sur l’investissement, j’aimerais bien faire remarquer que le SP500 a sousperformé de beaucoup par rapport à Eurostoxx. Une année c’est peu, mais l’impact de Musk et de la guerre douanière de Trump laisse des traces. Miser sur le fait que c’est pas sa dernière dinguerie économique est pas déconnant.

      > J’ai l’impression que les gens ne font aucun effort pour acheter français.

      J’ai réussi pour les livres (Arthaud tant que je peux), j’achète peu de vêtements, mais la dépendance sur les production est pas vis à vis des US, mais surtout de la Chine. J’ai trop de fois vu du „made in China“ sur des marques France, pour y mettre de l’effort et de l’argent.

      Pour moi tu peux pas blamer les startups tant que ça reste vrai:

      > Même les fonds d’investissement français/européens ne suivent souvent qu’après qu’un investisseur américain soit déjà présent au tour de table.

      Ça bouge un peu, entre la BPI et Niels, on essaye de défaire cette malédiction française, mais la culture d’investissement en France est pas „startup“. Après peut être que c’est le modèle startup qui ne nous convient pas bien.

    8. Triple_Hache on

      Oui le problème est systémique et profite au centre de l’imperialisme capitaliste (les US), qui l’eu cru.

      Tout ca n’arriverait pas dans un système socialiste.

      Dans un système capitaliste, l’objectif premier des gens qui y participent sciemment (les investisseurs) c’est de faire fructifier leur capital. Tu n’arriveras jamais à les convaincre de faire autrement puisque ca signifierait aller à l’encontre de leur intérets personnels directs.

      Le seul moyen d’arrêter ce processus c’est de délier les intérets personnels des gens et le fait de faire fructifier son capital par dessus tout autre considération. Ca signifie de-marchandiser la société (posseder du capital ne te donne plus les avantages d’une société marchande) et socialiser l’appareil de production (la production n’a plus pour but de fournir du capital aux capitaliste mais satisfaire les besoins de la population, point).

      D’ailleurs, c’est le meme raisonnement qui permet de conclure que le capitalisme ne résoudra jamais la crise écologique et nous emmene droit dans le mur à ce niveau là (parmis d’autre).

    9. Kannagichan on

      T’as oublié les politiciens et truc d’état qui signe des contrat de millions de $ à Microsoft etc.
      Von der layen qui dit que l’importance est que les US garde leur avancé technologique…

      Le pire, c’est qu’on aurait pu les concurrencer, mais non , on leur laisse un marché sans concurrencer….

    10. > Personnellement, je prends la vaste majorité de mes vêtements chez Armor Lux ou Le Pantalon. C’est moins cher que Ralph Lauren ou Levi’s, de meilleure qualité, mais ouais, ils ont pas des énormes magasins dans tous les centres commerciaux, donc il faut se déplacer un peu plus.

      Lepantalon, ils ont trois magasins en France, c’est un peu plus que „se déplacer un peu plus“. Et pour Armor Lux, ils en ont beaucoup plus, mais en dehors de la Bretagne ça se fait un peu plus rare. Ce sont des boutiques avec lesquelles on commande principalement en ligne plutôt qu’en boutique. Mais il y a des gens qui restent frileux vis-à-vis de ça. Brr, et si le vêtement n’était pas à ma taille ? Il faudrait le renvoyer !

      Moi j’encourage tout le monde à commander chez eux. Comme tu le dis, on a une meilleure qualité pour aussi cher ou moins cher. Même si les produits ne sont pas tout à fait comparables.

      > Nous, on a le CAC40, mais si les gens veulent rester diversifiés, il y a le Stoxx600 qui un ETF regroupant les 600 plus grosses entreprises européennes. Mais non, apparemment le truc le plus optimisé pour gratter le moindre centime, c’est d’envoyer toute son épargne aux US.

      Je ne peux pas m’empêcher de penser que les gens qui investissent à 100% dans le SP500 aujourd’hui auraient investi à 100% dans le Nikkei dans les années 80 (pourquoi ne l’auraient-ils pas fait ? Si on applique leur raisonnement, c’était là-dedans qu’il fallait investir à l’époque). Investir à 100% dans un indice étranger, c’est aussi devoir assumer le taux de change, et je ne suis pas sûr que tous les petits investisseurs en soient vraiment conscients.

      > J’en profite aussi pour dire que pour le même ETF monde, on a le choix entre Black Rock (US, connue pour son lobbyisme contre l’UE et la finance durable) et Amundi (filiale du Crédit Agricole). Mais avec Black Rock (iShare), on économise quelques euros sur Boursorama. Donc qu’est-ce qui est conseillé ? Black Rock !

      Le problème d’Amundi, c’est qu’ils ont tendance à changer la composition des indices qu’ils sont censés répliquer comme bon leur semble. Avant j’avais un indice européen de chez amundi (je sais plus lequel), ils ont changé la composition, je suis parti de chez eux parce que je ne leur fais plus confiance. Imagine, tu confie ton argent à un gérant de fond, il te dit „tkt je m’occupe de tout, je vais investir ton argent tout comme je te l’ai promis“, et 5 ans plus tard, tu regardes où tu en es, et là ils te disent „ah oui haha au fait j’ai tout changé mais tkt je gère“. Ben non tu gères rien du tout frérot.

      T’as plein de boîtes françaises qui sont comme ça. Elles ont tout pour réussir, mais elles préfèrent tromper la confiance des clients, et après elles s’étonnent que les clients aillent chez les concurrents. L’exemple typique c’est CDiscount vs Amazon par exemple. Ou la FNAC vs… ben, Amazon encore.

    11. > J’ai l’impression que les gens ne font aucun effort pour acheter français. Personnellement, je prends la vaste majorité de mes vêtements chez Armor Lux ou Le Pantalon. C’est moins cher que Ralph Lauren ou Levi’s, de meilleure qualité

      C’est „français“. C’est à dire que la marque a été créée par un français mais que ce n’est pas forcément fabriqué en France. Sur le site de LePantalon :

      > Our pants and accessories are made in Portugal, Romania, Ukraine, and Tunisia

      Armor Lux, il y a de la production en France mais pas tout, et de mémoire c’est plus l’exception que la règle :

      > confier la confection à notre usine de Quimper ou à des sous-traitants situés en France et en zone euro-méditerranéenne (Portugal, Maroc, Tunisie, Turquie). La seconde filière consiste à acheter un produit fini, conçu chez nous à Quimper, à un partenaire intégré qui maîtrise l’ensemble des opérations du tissage à la confection. Ces partenaires sont également situés en France et en zone euro-méditerranéenne.

      Ensuite, la qualité du fabriqué en France c’est loin d’être aussi automatique qu’on veut bien le dire. Je dirais même que si le principal argument d’une marque c’est „nous on fait du Made in France“ il faut fuir – personnellement je suis repassé du Slip Français a du Calvin Klein made in Bengladesh, c’est (beaucoup) moins cher et de (bien) meilleure qualité.

    12. > Et je passe pour un OVNI quand je dis que je ne veux pas que le moindre centime de dollar ne soit investi dans ma boîte.

      C’est courageux de ta part. J’ai aussi vécu l’aventure entrepreneuriale en France.
      J’avais une application avec plusieurs dizaines de millions de téléchargements, générant un revenu à six chiffres par an. Mais entre la paperasse, les charges/IR/IS confiscatoires (50%), le cout d’embauche d’un salarié très élevé par rapport à ce que le salarié va toucher… bref, un environnement pas vraiment adapté à la création d’entreprise… Je ne parlerai même pas des infrastructures censées aider les entrepreneurs (comme certains incubateurs financés par l’État, qui sont de vraies blagues).

      Je regrette de ne pas avoir accepté l’offre de rachat par mon concurrent US et d’avoir déplacé mon activité là-bas. Au final, j’ai baissé les bras et je suis revenu au salariat dans une boite US, parce ce qu’entreprendre en France ça revient à donner la moitié de ce que tu gagnes à l’État pour une montagne de galères et de rituels administratifs.
      La réalité, c’est qu’on ne veut pas de startup/d’entrepreneur en france, sinon on aurait déjà un statut viable avec des charges allégés et une flexibilité salariale. Au lieu de ça, ont créé des aides accessibles avec formulaire à rallonge qui ne sont accessibles qu’aux grosses boites qui ont des départements dédiés à remplir ces formulaires de financement/credit d’impôts.

    13. r0flma0zedong on

      Je sais pas à qui tu fais référence quand tu dis „*Tout le monde veut que nous soyons indépendants mais dans les faits, personne n’est prêt à faire le premier pas*“ mais une majorité de français n’est pas concernée par ce que tu racontes (de Ralph Lauren à S&P500 en passant par le Stoxx600 ou YCombinator).

      Face à la guerre économique et commerciale que les grandes puissances se livrent, l’attitude la plus sensée n’est pas de privilégier une économie capitaliste par rapport à une autre mais de s’éloigner du modèle capitaliste, modèle tellement vicié qu’il menace désormais la survie de notre espèce. Et pour le consommateur, ça implique de surveiller sa consommation et de privilégier les produits et services proposés par des entreprises qui sont les plus alignées sur le droit des travailleurs et l’environnement.

    14. SweeneyisMad on

      >Tout le monde veut que nous soyons indépendants (en tant que Français et Européens) face aux US,

      Faut définir qui est le „tout le monde“ et „nous“. L’idée d’une indépendance stratégique européenne reste surtout un discours politique. Pour beaucoup, l’indépendance réelle est nationale: décider en France de ses priorités industrielles, budgétaires et diplomatiques sauf que la réalité, aujourd’hui, a quelque peu changé. Une grande part de ces marges dépend de règles communes à l’Union, ce qui réduit la souveraineté, l’autonomie, l’indépendance française et donc des possibilités d’actions concrètes.

      Dans l’industrie et le commerce extérieur, la réalité montre des déséquilibres. La France affiche un déficit persistant vis-à-vis de ses partenaires. Cela illustre que l’achat européen, loin d’être neutre, peut contribuer à creuser le déficit commercial, à évacuer la valeur ajoutée et les revenus vers l’étranger, et à affaiblir la base productive nationale. C’est le phénomène du dumping interne et externe. Les conséquences sociales et territoriales sont réelles… perte d’emplois qualifiés, pressions sur les salaires et désindustrialisation de certaines régions. [J’ai vu une carte récemment qui montrait que seule l’Île-de-France, dont Paris est la capitale, et la région PACA étaient au-dessus de la moyenne européenne pour le PIB par habitant.](https://ec.europa.eu/eurostat/en/web/products-eurostat-news/w/ddn-20240220-2)

      Il ne suffit pas d’avoir une usine en France. La R&D et l’innovation pèsent aujourd’hui plus que jamais. Quand la conception, les brevets, l’ingénierie ou l’architecture des produits sont à l’étranger, ce sont les marges les plus importantes, les emplois qualifiés, les retombées techniques et stratégiques qui s’éloignent. Sans maîtrise de ces leviers, la France risque de rester simple assemblage ou fournisseur secondaire et de perdre la capacité d’innover ou de produire de manière souveraine.

      Des cas de rachat ou de transfert d’activités, lorsque des entreprises stratégiques (voir critiques) françaises sont vendues ou partiellement délocalisées, ou que des projets politiques forceent des coopérations, nous réduisons volontairement ou naïvement notre indépendance et augmentons les risques de dépendance industrielle. Si ces cas ne suffisent pas à démontrer un exode systématique de la R&D, ils signalent néanmoins que lorsque la propriété change, la destination de la valeur change aussi.

      Pour qu’une politique industrielle ambitieuse soit significative, il faudrait avoir les marges juridiques, budgétaires et économiques pour agir, ce qui, avec le cadre européen actuel, reste très difficile. Les règles sur les aides d’État, la libre circulation des capitaux et la concurrence limitent les interventions publiques, et aucun gouvernement n’ose ouvrir le débat publiquement par crainte d’alimenter l’euroscepticisme. On ne peut pas simplement s’en remettre à la consommation ou à la bonne volonté des acteurs privés. Cela exige une volonté des politiques français forte, structurée et assumée.

      Donc, la France peut continuer dans le cadre actuel, en acceptant de voir sa souveraineté et ses capacités industrielles limitées. Elle pourrait aussi tenter d’assumer une révision des traités pour retrouver des marges de manœuvre, même si espérer l’accord de tous les États membres relève de l’utopie. Enfin, elle pourrait choisir de se réaffirmer pleinement, en priorisant sa propre stratégie nationale et en décidant de maîtriser directement ses secteurs critiques, quitte à repenser sa place dans l’Union. Chacune de ces options implique des choix politiques clairs et une vision assumée.

      Je le répète souvent, l’État français ne devrait avoir qu’une seule obsession impérieuse: le respect de la souveraineté du peuple français, et pour ce faire, l’objectif serait de tendre sans relâche vers l’indépendance et l’autonomie de la France. En tout cas, j’aimerais que l’idée soit constitutionnalisée, mais c’est beau de rêver.

    15. -Adanedhel- on

      Tu montes quoi comme startup? T’as le droit de ne pas prendre un dollar de funding, mais ça te met directement dans une autre league. Oublie aussi les gros fonds français qui prendront pas le risque de pas pouvoir exit.

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