„Comme r/france le fait“. Elle pouvait pas taper mieux sur le sub, en plein dans le vrai :).
Bon après au boulot on avait aussi du niveau, avec une secrétaire aux relations internationales qui envoyaient les courriers aux québécois en anglais, vlà l’empathie…
deranged_furby on
C’est drole de voire Denise Bombardier plus jeune. Elle a des beaux discours derrière elle, sur le Francais, sur le féminisme, sur le Québec… En vieillissant on dirait qu’elle avait toujours la même fougue, mais de façon toujours de plus en plus décousues et sur des sujets de moins en moins pertinents…
Pour ce qui est de l’anglicisation au Québec, on verra ce que ça donne dans deux ou trois générations, avec le gouvernement provinciale qui n’arrête pas de sabrer dans l’aide aux francais des nouveaux arrivants, sabrer dans l’éducation, sabrer dans la culture, et avec l’immigration qui ne risque pas de descendre si on veut éviter la décroissance….
Mesemble s’pa compliqué, quand t’es entouré de, littéralement, 350 millions d’anglophones et que t’es une population d’environs 10 millions, la seule façon dont tu t’en sors, c’est en investissant massivement, mais **massivement** dans la culture.
Pour ce qui est de l’anglicisation de la France, lors de mon premier voyage au vieux pays y’a pas long, et avec mon accent quand même assez Québécois, y’a zéro Francais qui m’ont répondus ou parlé en Anglais. Étude complètement scientifique avec un échantillon très grand et des facteurs explicatifs sociologiques de pointe, certifié.
Liankir on
Saint patronne du r/rance
EnvironmentalJob3143 on
En même temps quand tu bosses qu’avec des indiens, dans mon ancienne boîte (française) c’était que de l’anglais parce que les infos pouvaient circuler aux filiales internationales. Et à partir du moment où on avait un non-francophone dans la réunion on passait en anglais même si on était 4-5 à parler français parce qu’on allait pas l’exclure. Le français a perdu la guerre de la mondialisation comparé à l’anglais.
SweeneyisMad on
L’impérialisme linguistique inclut non seulement l’aplaventrisme, mais aussi une servilité active, où certains se soumettent volontairement à la domination de l’anglais, souvent au détriment de leur propre culture. L’anglicisation est une conséquence directe de cet impérialisme linguistique. L’usage de l’anglais devient si répandu que, petit à petit, il s’impose, remplace et s’enracine.
On trouve donc des situations où, en France, on peut reprocher à des Français de parler uniquement français et ça ne manque pas surtout dans le domaine touristique. Ou bien, parler français volontairement dans un contexte international est du chauvinisme, je ne parle même pas de le défendre (on a vu les débats sur l’omniprésence de l’anglais dans l’UE…). L’évolution du vocable de nos élites avec le temps „Startup Nation“,“French Tech“,“ scale-up „, „disruptif“, c’est ridicule, mais ça fait cool… sans doute encore un coup de ces satanés cabinets de conseil américain. Que ce soit sur Netflix, à travers les ’slay‘ et ‚cringe‘ des jeunes sur TikTok, les séries, la musique, ou encore les pitchs en anglais des startups françaises cherchant à séduire Wall Street, l’anglais s’est imposé comme une langue omniprésente.
Il y a quand même une „résistance“ via des associations qui attaquent en justice les utilisations de mots anglais, traductions uniques en anglais etc. C’est quelque part notre „frenchtouch“.
Le pire, c’est que cette domination n’est même plus questionnée. On a intériorisé l’idée que l’anglais est neutre et universel, alors qu’il est en réalité le vecteur d’une culture, d’une vision du monde, qui porte des choix de société, tout en traînant derrière lui l’héritage d’un passé singulier et d’une économie bien particulière.
Comme on dit ici, on est ce que l’on mange. Alors, l’anglais, vous en consommez avec ou sans modération?
Groloukoum on
En vrai je comprends pas pourquoi ils nous font chier avec ça. Les structures de phrases dans la langue québécoise sont des traductions littérales de l’anglais et un mot sur trois utilisé dans les conversations est en anglais.
Et puis merde c’est ainsi que fonctionne la langue : par des néologismes et des emprunts aux langues étrangères.
MaxOfS2D on
Je trouve qu’il y a des personnes qui se Jean-Claude Van Dammisent à une vitesse folle.
Entre les mauvais décalques de l’anglais (qualitatif/quantitatif, métrique…), l’utilisation de mots anglais quand on en a déjà des très bien en français (un outfit, une trend, faire du running, glow up, crush, date…), les faux amis (se positionner sur qqch, impacter, l’expérientiel…), et je pense que je n’ai pas besoin de m’étaler sur la novlangue corporate… (tiens encore un anglicisme, quelle ironie). Bref, on a pas le cul sorti des ronces.
Pour moi la palme d’or revient au fait qu’on retrouve le „title case“ américain de plus en plus en français. On est tellement matrixés par leurs pratiques et leurs conventions qu’on finit par les reproduire bêtement sans se poser de questions.
longing_tea on
Et malgré cela de nombreux redditeurs du sous défendront bec et ongles leur droit d’employer des anglicismes ou des structures grammaticales absurdes parce que „on parle comme on veut l’usage fait la loi“
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8 Kommentare
„Comme r/france le fait“. Elle pouvait pas taper mieux sur le sub, en plein dans le vrai :).
Bon après au boulot on avait aussi du niveau, avec une secrétaire aux relations internationales qui envoyaient les courriers aux québécois en anglais, vlà l’empathie…
C’est drole de voire Denise Bombardier plus jeune. Elle a des beaux discours derrière elle, sur le Francais, sur le féminisme, sur le Québec… En vieillissant on dirait qu’elle avait toujours la même fougue, mais de façon toujours de plus en plus décousues et sur des sujets de moins en moins pertinents…
Pour ce qui est de l’anglicisation au Québec, on verra ce que ça donne dans deux ou trois générations, avec le gouvernement provinciale qui n’arrête pas de sabrer dans l’aide aux francais des nouveaux arrivants, sabrer dans l’éducation, sabrer dans la culture, et avec l’immigration qui ne risque pas de descendre si on veut éviter la décroissance….
Mesemble s’pa compliqué, quand t’es entouré de, littéralement, 350 millions d’anglophones et que t’es une population d’environs 10 millions, la seule façon dont tu t’en sors, c’est en investissant massivement, mais **massivement** dans la culture.
Pour ce qui est de l’anglicisation de la France, lors de mon premier voyage au vieux pays y’a pas long, et avec mon accent quand même assez Québécois, y’a zéro Francais qui m’ont répondus ou parlé en Anglais. Étude complètement scientifique avec un échantillon très grand et des facteurs explicatifs sociologiques de pointe, certifié.
Saint patronne du r/rance
En même temps quand tu bosses qu’avec des indiens, dans mon ancienne boîte (française) c’était que de l’anglais parce que les infos pouvaient circuler aux filiales internationales. Et à partir du moment où on avait un non-francophone dans la réunion on passait en anglais même si on était 4-5 à parler français parce qu’on allait pas l’exclure. Le français a perdu la guerre de la mondialisation comparé à l’anglais.
L’impérialisme linguistique inclut non seulement l’aplaventrisme, mais aussi une servilité active, où certains se soumettent volontairement à la domination de l’anglais, souvent au détriment de leur propre culture. L’anglicisation est une conséquence directe de cet impérialisme linguistique. L’usage de l’anglais devient si répandu que, petit à petit, il s’impose, remplace et s’enracine.
On trouve donc des situations où, en France, on peut reprocher à des Français de parler uniquement français et ça ne manque pas surtout dans le domaine touristique. Ou bien, parler français volontairement dans un contexte international est du chauvinisme, je ne parle même pas de le défendre (on a vu les débats sur l’omniprésence de l’anglais dans l’UE…). L’évolution du vocable de nos élites avec le temps „Startup Nation“,“French Tech“,“ scale-up „, „disruptif“, c’est ridicule, mais ça fait cool… sans doute encore un coup de ces satanés cabinets de conseil américain. Que ce soit sur Netflix, à travers les ’slay‘ et ‚cringe‘ des jeunes sur TikTok, les séries, la musique, ou encore les pitchs en anglais des startups françaises cherchant à séduire Wall Street, l’anglais s’est imposé comme une langue omniprésente.
Il y a quand même une „résistance“ via des associations qui attaquent en justice les utilisations de mots anglais, traductions uniques en anglais etc. C’est quelque part notre „frenchtouch“.
Le pire, c’est que cette domination n’est même plus questionnée. On a intériorisé l’idée que l’anglais est neutre et universel, alors qu’il est en réalité le vecteur d’une culture, d’une vision du monde, qui porte des choix de société, tout en traînant derrière lui l’héritage d’un passé singulier et d’une économie bien particulière.
Comme on dit ici, on est ce que l’on mange. Alors, l’anglais, vous en consommez avec ou sans modération?
En vrai je comprends pas pourquoi ils nous font chier avec ça. Les structures de phrases dans la langue québécoise sont des traductions littérales de l’anglais et un mot sur trois utilisé dans les conversations est en anglais.
Et puis merde c’est ainsi que fonctionne la langue : par des néologismes et des emprunts aux langues étrangères.
Je trouve qu’il y a des personnes qui se Jean-Claude Van Dammisent à une vitesse folle.
Entre les mauvais décalques de l’anglais (qualitatif/quantitatif, métrique…), l’utilisation de mots anglais quand on en a déjà des très bien en français (un outfit, une trend, faire du running, glow up, crush, date…), les faux amis (se positionner sur qqch, impacter, l’expérientiel…), et je pense que je n’ai pas besoin de m’étaler sur la novlangue corporate… (tiens encore un anglicisme, quelle ironie). Bref, on a pas le cul sorti des ronces.
Pour moi la palme d’or revient au fait qu’on retrouve le „title case“ américain de plus en plus en français. On est tellement matrixés par leurs pratiques et leurs conventions qu’on finit par les reproduire bêtement sans se poser de questions.
Et malgré cela de nombreux redditeurs du sous défendront bec et ongles leur droit d’employer des anglicismes ou des structures grammaticales absurdes parce que „on parle comme on veut l’usage fait la loi“