„Le premier obstacle à un relèvement des droits de succession tient cependant à leur impopularité. Cette dernière est parfois niée ou attribuée à la méconnaissance de l’impôt : les droits de succession seraient « mal perçus parce que mal compris ». Ces explications oublient que cette impopularité est nouvelle.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, les droits de succession rapportaient beaucoup plus mais étaient bien tolérés, car c’était un impôt sur les riches. Ainsi, l’ex-ISF reste de loin l’impôt le plus populaire, tandis que les droits de succession sont devenus l’impôt le plus impopulaire. “
La guerre idéologique fait rage
Article complet et puissant, dont je recommande fortement la lecture si ce sujet vous intéresse
Nono6768 on
Toute tentative de taxer les gros héritage sera bloqué dans les urnes par les prolos qui pensent qu’on va leur prendre leur pavillon de 150k dans les Deux-Sèvres
Tryrshaugh on
Cet article omet complètement les éléments suivants :
– la possibilité de transférer la résidence fiscale peu avant le décès pour échapper à l’impôt, sachant que nous sommes dans un bloc économique qui garantit la liberté de mouvement des personnes et des capitaux et que de nombreux pays du bloc ont une fiscalité de l’héritage qui est nulle ou pratiquement inexistante
– l’assurance-vie luxembourgeoise qui permet de changer de résidence fiscale sans friction sur le patrimoine financier
– les holdings patrimoniales domiciliées dans des pays à fiscalité favorable
Edit : L’argument de la coopération internationale ne fonctionne pas pour moi, car il suffit qu’un pays ne coopère pas pour que ça coince. Pour forcer tout le monde à coopérer il faudrait déployer beaucoup de moyens politiques et diplomatiques immenses et obtenir l’appui de pays comme les États-Unis pour opérer une menace crédible sur les paradis fiscaux et pays s’en approchant.
Ce qui fait que ce n’est pas un article qui propose une solution sérieuse et donc qui propose de mettre en place un système qui va principalement taxer les classes moyennes supérieures qui n’ont pas les moyens ou les connaissances suffisantes pour mettre en place les schémas évoqués plus haut.
La taxation de l’héritage c’est joli en théorie, mais inapplicable dans le contexte français sans creuser les inégalités de richesse. C’est contre-productif.
WoodenRefrigerator15 on
La France a déjà les impôts sur l’héritage les plus hauts du monde…
Hot-Pottato on
Oui, faisons payer les autres ! Vive l’argent gratuit !
semtex13260 on
Il faut viser à taxer le patrimoine tout au long de la vie et pas à un temps T: remplacer tout ça par une taxe foncière juste indexée sur la valeur lors de la dernière vente du bien et rien de plus, et réindexer rétroactivement à chaque transmission/vente), supprimer le dutreil pour taxer le patrimoine professionnel qui représente 90% des abattements, instaurer un ISF hors immobilier (y a déjà la taxe foncière) à assiette super large (sur le patrimoine professionnel, etc…) pour tout ce qui est patrimoine mobilier. Ça ne suffira pas, l’autre partie c’est d’obligé les entreprises (des toutes les tailles) à distribuer des actions et parts sociales aux salariés pour aller vers un actionnariat salarial, c’est dans les entreprises que se trouvent la majorité du patrimoine qui perdure (voir les grands familles, Wendel, etc…), l’existence du Dutreil prouve que c’est le nerf de la guerre; aussi avoir un fond conséquent pour aider les reprises en SCOP/SCIC en cas de faillite mais aussi de retraite/décès de l’actionnaire principal.
Zatoishi1 on
C’était Zemmour (pas le fachiste mais l’économiste) qui avait imaginé un système avec un héritage abolit, et où 100% de ce qui était laissé par les défunts était répartit également à chacun à sa majorité.
On arrivait à environ 250 000 euros par personne, soit plus du double de l’héritage médian si mes souvenirs sont bon (avec les données de l’époque)
J’avais trouvé ça pas mal.
CulturalEngine169 on
Nous sommes les 3ème pays le plus taxé au monde sur l’héritage: 40% pour la France contre seulement 15% en moyenne dans l’OCDE ([source: taxfoundation](https://taxfoundation.org/research/all/federal/estate-and-inheritance-taxes-around-world/)). Je viens également de regarder que les dictatures communistes taxent moins les héritages que la France. Je ne savais pas qu’on avait autant d’adorateurs de Pol Pot ici.
KlaiiJager on
Perso je reste sur ma proposition de taxer fortement les enfants et ne pas taxer du tout les petits enfants.
Et comme ça l’héritage au lieux de devenir un moyen de remplir les poches de vieux qui n’ont pas besoin d’argent, il devient un moyen pour ceux qui ont des enfants scolarisés et des crédit à payer de payer tout ça.
En clair on transforme un tas d’or en de la consommation, et ceux sans donner au français l’impression de leurs voler leurs argent.
Stereosintax on
Impossible. Liberté de mouvements avant l’héritage. Italie, Suisse, Luxembourg, … : aucun droits de successions.
-mwe- on
C’est aussi probablement impopulaire car quasiment tout a déjà généré des taxes ou de l’impôt une première fois.
Curieusement, de mémoire, ici c’est assez impopulaire lorsque l’on évoque de repayer des taxes (et entre autres la TVA) sur les biens d’occasion donc avec de nouveaux transferts.
On peut s’amuser à payer et taxer sans fin, mais pour combler un gouffre sans fond ce ne sera probablement jamais suffisant.
Que l’État gère d’abord correctement ses finances avant de jeter de l’argent dedans à fonds perdus.
Par rapport aux autres pays.
Le problème est moins l’héritage que la quasi-impossibilité de réussir en partant de tout en bas. La plupart de nos entreprises sont soit héritées, soit issues d’anciens monopoles d’État. Nous avons quasiment aucun nouveau grand industriel monté ex nihilo.
Big-View-1061 on
Il faut qu’il y ait une approche globale a la taxation, sinon les gens vont juste bouger ailleurs.
La taxation minimale des profits des entrepirses etait un bon debut, jusqu’a ce que l’administration Trump la fasse capoter.
Francis_Austere on
Si on prend 60% des salaires pour financer les pensions et les prothèses de hanche de la génération qui possède tout le capital immobilier, non seulement on leur évite de désépargner (comme partout ailleurs), mais on casse aussi la capacité des actifs de se constituer un patrimoine. Le seul moyen de s’enrichir, c’est donc pour les plus chanceux d’entre nous d’attendre la cinquantaine pour toucher un petit pactole. Après l’âge où l’on pourrait faire des gosses, fonder des entreprises et prendre des risques.
C’est notre modèle social que le monde nous envie (non) qui a créé la société d’héritiers. Et plutôt que de se remettre en question, on préfère persévérer dans l’étatisation.
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13 Kommentare
Article ici : https://archive.ph/APRBd
„Le premier obstacle à un relèvement des droits de succession tient cependant à leur impopularité. Cette dernière est parfois niée ou attribuée à la méconnaissance de l’impôt : les droits de succession seraient « mal perçus parce que mal compris ». Ces explications oublient que cette impopularité est nouvelle.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, les droits de succession rapportaient beaucoup plus mais étaient bien tolérés, car c’était un impôt sur les riches. Ainsi, l’ex-ISF reste de loin l’impôt le plus populaire, tandis que les droits de succession sont devenus l’impôt le plus impopulaire. “
La guerre idéologique fait rage
Article complet et puissant, dont je recommande fortement la lecture si ce sujet vous intéresse
Toute tentative de taxer les gros héritage sera bloqué dans les urnes par les prolos qui pensent qu’on va leur prendre leur pavillon de 150k dans les Deux-Sèvres
Cet article omet complètement les éléments suivants :
– la possibilité de transférer la résidence fiscale peu avant le décès pour échapper à l’impôt, sachant que nous sommes dans un bloc économique qui garantit la liberté de mouvement des personnes et des capitaux et que de nombreux pays du bloc ont une fiscalité de l’héritage qui est nulle ou pratiquement inexistante
– l’assurance-vie luxembourgeoise qui permet de changer de résidence fiscale sans friction sur le patrimoine financier
– les holdings patrimoniales domiciliées dans des pays à fiscalité favorable
Edit : L’argument de la coopération internationale ne fonctionne pas pour moi, car il suffit qu’un pays ne coopère pas pour que ça coince. Pour forcer tout le monde à coopérer il faudrait déployer beaucoup de moyens politiques et diplomatiques immenses et obtenir l’appui de pays comme les États-Unis pour opérer une menace crédible sur les paradis fiscaux et pays s’en approchant.
Ce qui fait que ce n’est pas un article qui propose une solution sérieuse et donc qui propose de mettre en place un système qui va principalement taxer les classes moyennes supérieures qui n’ont pas les moyens ou les connaissances suffisantes pour mettre en place les schémas évoqués plus haut.
La taxation de l’héritage c’est joli en théorie, mais inapplicable dans le contexte français sans creuser les inégalités de richesse. C’est contre-productif.
La France a déjà les impôts sur l’héritage les plus hauts du monde…
Oui, faisons payer les autres ! Vive l’argent gratuit !
Il faut viser à taxer le patrimoine tout au long de la vie et pas à un temps T: remplacer tout ça par une taxe foncière juste indexée sur la valeur lors de la dernière vente du bien et rien de plus, et réindexer rétroactivement à chaque transmission/vente), supprimer le dutreil pour taxer le patrimoine professionnel qui représente 90% des abattements, instaurer un ISF hors immobilier (y a déjà la taxe foncière) à assiette super large (sur le patrimoine professionnel, etc…) pour tout ce qui est patrimoine mobilier. Ça ne suffira pas, l’autre partie c’est d’obligé les entreprises (des toutes les tailles) à distribuer des actions et parts sociales aux salariés pour aller vers un actionnariat salarial, c’est dans les entreprises que se trouvent la majorité du patrimoine qui perdure (voir les grands familles, Wendel, etc…), l’existence du Dutreil prouve que c’est le nerf de la guerre; aussi avoir un fond conséquent pour aider les reprises en SCOP/SCIC en cas de faillite mais aussi de retraite/décès de l’actionnaire principal.
C’était Zemmour (pas le fachiste mais l’économiste) qui avait imaginé un système avec un héritage abolit, et où 100% de ce qui était laissé par les défunts était répartit également à chacun à sa majorité.
On arrivait à environ 250 000 euros par personne, soit plus du double de l’héritage médian si mes souvenirs sont bon (avec les données de l’époque)
J’avais trouvé ça pas mal.
Nous sommes les 3ème pays le plus taxé au monde sur l’héritage: 40% pour la France contre seulement 15% en moyenne dans l’OCDE ([source: taxfoundation](https://taxfoundation.org/research/all/federal/estate-and-inheritance-taxes-around-world/)). Je viens également de regarder que les dictatures communistes taxent moins les héritages que la France. Je ne savais pas qu’on avait autant d’adorateurs de Pol Pot ici.
Perso je reste sur ma proposition de taxer fortement les enfants et ne pas taxer du tout les petits enfants.
Et comme ça l’héritage au lieux de devenir un moyen de remplir les poches de vieux qui n’ont pas besoin d’argent, il devient un moyen pour ceux qui ont des enfants scolarisés et des crédit à payer de payer tout ça.
En clair on transforme un tas d’or en de la consommation, et ceux sans donner au français l’impression de leurs voler leurs argent.
Impossible. Liberté de mouvements avant l’héritage. Italie, Suisse, Luxembourg, … : aucun droits de successions.
C’est aussi probablement impopulaire car quasiment tout a déjà généré des taxes ou de l’impôt une première fois.
Curieusement, de mémoire, ici c’est assez impopulaire lorsque l’on évoque de repayer des taxes (et entre autres la TVA) sur les biens d’occasion donc avec de nouveaux transferts.
On peut s’amuser à payer et taxer sans fin, mais pour combler un gouffre sans fond ce ne sera probablement jamais suffisant.
Que l’État gère d’abord correctement ses finances avant de jeter de l’argent dedans à fonds perdus.
Par rapport aux autres pays.
Le problème est moins l’héritage que la quasi-impossibilité de réussir en partant de tout en bas. La plupart de nos entreprises sont soit héritées, soit issues d’anciens monopoles d’État. Nous avons quasiment aucun nouveau grand industriel monté ex nihilo.
Il faut qu’il y ait une approche globale a la taxation, sinon les gens vont juste bouger ailleurs.
La taxation minimale des profits des entrepirses etait un bon debut, jusqu’a ce que l’administration Trump la fasse capoter.
Si on prend 60% des salaires pour financer les pensions et les prothèses de hanche de la génération qui possède tout le capital immobilier, non seulement on leur évite de désépargner (comme partout ailleurs), mais on casse aussi la capacité des actifs de se constituer un patrimoine. Le seul moyen de s’enrichir, c’est donc pour les plus chanceux d’entre nous d’attendre la cinquantaine pour toucher un petit pactole. Après l’âge où l’on pourrait faire des gosses, fonder des entreprises et prendre des risques.
C’est notre modèle social que le monde nous envie (non) qui a créé la société d’héritiers. Et plutôt que de se remettre en question, on préfère persévérer dans l’étatisation.