Die überraschende Unabhängigkeit von Frauen im Mittelalter: Was ihre Willen uns lehren

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    Von Prosperyouplaboum

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    7 Kommentare

    1. SowetoNecklace on

      J’avais lu quand j’étais gosse (dans un Sciences & Vie Junior, [hors-série sur le Moyen-Âge], en 2002) une théorie qui disait qu’une grosse partie des traitements infligés aux femmes à l’époque médiévale européenne (Comme la ceinture de chasteté, le droit de cuissage…) étaient en fait des légendes inventées par les époques postérieures pour dire „Heureusement que maintenant elles n’ont plus à faire ça, hein :o)“

      Je sais pas si, depuis, les historiens ont avancé sur le sujet, mais ça me semblait intéressant comme angle de vue à l’époque.

    2. David_Good_Enough on

      A ceux qui ont Spotify, je recommande „Les grandes oubliées“ de Titiou Lecoq qui fait une revue assez intéressante de l’invisibilisation des femmes au cours de l’histoire. Elle a justement tout une section dédiée au moyen âge et c’est assez affolant de lire/écouter tout ça.

    3. C’est un des angles principaux de Sorcières de Mona Chollet : la Renaissance, et surtout l’ère Moderne, ont été des périodes de grands reculs pour les femmes, contrairement à l’histoire linéaire de progrès qu’on a parfois en tête.

    4. A lire les travaux de Didier Lett, un des specialiste francais sur le sujet, qui a aussi travaillé sur les VSS à la meme periode

      C’est toujours tres rigolo (non) d’avoir bossé sur cette periode, enseigné cette periode et même fait un peu de recherche sur cette période et de voir que les gens tombent des nues quand on leur dit que non le Moyen Age c’est pas les Visiteurs, que oui c’est tres repandu dans les periodes postérieures de taper sur ce qu’il s’etait fait avant pour se faire mousser (la fameuse „Renaissance“ appellation que je deteste), que le Moyen Age c’est tres long et tres loin d’etre un bloc uniforme aussi bien géographique que temporel et que l’historiographie (l’histoire de l’ecriture de l’histoire) est faite de strates et d’erreurs et que l’histoire est une science (oui oui) qui évolue tres vite

      On remerciera jamais assez Stephane Bern, le Puy du Fou ou le nombre de fois où j’ai entendu „boh ca va on s’en fout si le film/jeu/livre est pas précis“ (par pas précis j’entends dire n’importe quoi) pour contribuer à vehiculer ce genre de propos

    5. ça n’est surprenant que pour ceux qui ont intériorisé la propagande du 18-9ème siècle visant à présenter le moyen-age comme un age sombre d’arriérés.

      alors que c’est le contraire, mais apparemment c’est plus facile de se grandir en rabaissant les autres pour dissimuler ses propres tares.

    6. Argonaut_MCMXCVII on

      Il y a un excellent livre d’une historienne française sur le sujet, intitulé „La femme au temps des cathédrales“ (de Régine Pernoud). C’est vrai que c’est fou les stéréotypes qu’on a sur la période.

      Il s’avère qu’en matière d’égalité hommes/femmes, le Moyen-Age était bien plus proche de nous que ne l’étaient les XVI-XIXè siècles, et surtout, qu’on ne se rend pas compte du rôle de la chrétienté dans cette histoire. Aujourd’hui on voit cette religion comme „anti-féminine“ alors que paradoxalement, c’est une religion qui a été plebiscité et s’est répandue en Europe par les femmes et pour les femmes (un excellent exemple étant la France, le baptême de Clovis (puis de ses enfants, et par là de la France) ayant été forcé par son épouse chrétienne). Au début de notre ère, les féministes romaines, en acte de rébellion face à leurs parents, se convertissaient à la chrétienté…

      En réalité, comme l’explique le livre la Renaissance que l’on aime voir comme une période „des lumières“, c’est aussi en partie un retour aux valeurs classiques grecques et romaines, dans laquelle la femme était un humain de seconde catégorie. Sous l’empire romain, les femmes n’avaient même pas de prénom, et étaient juste appelées par une version féminisée du nom de leur père.

    7. Je ne peux que recommander la trilogie „D’Argile et Cendres“ de Zoë Oldenbourg, qui, sous couvert d’un roman dynastique traitant des croisades, raconte aussi le quotidien de quelques femmes de manière assez habile. Elle traite son sujet avec une grande pudeur mais également avec ce que je pense être une grande justesse.

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