Ihu de Marseille: Ein neuer Bericht zeigt auf die Verwüstungen des Erbes von Didier Raoult

    https://www.mediapart.fr/journal/france/220525/ihu-de-marseille-un-nouveau-rapport-pointe-les-ravages-de-l-heritage-de-didier-raoult

    Von Verethra

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    9 Kommentare

    1. L’une des plus graves fraudes scientifiques, au moins au niveau de Andrew Wakefield, et quasiment aucune répercussions.

    2. mightygilgamesh on

      les dégâts sont pas qu’à l’IHU. La BU de la fac de science St-Charles, je me rappelle voir les 15 exemplaires du bouquin de Raoult mis bien en évidence dès l’entrée…

    3. Alps_Disastrous on

      Oui, mais ils ne sont pas assez intelligents pour se mettre à son niveau, tu comprends.

    4. Le plus effrayant dans cette histoire, c’est encore le nombre de personnes qui le défendent dans les commentaires de l’article. Pour un peu on se croirait sur le site du Figaro vu le nombre de délires complotistes.

    5. Eh on se rappelle quand Macron était allé le voir et c’était filmé et tout ? 🙂

    6. Alors c’est pas un bouc émissaire parce qu’il est clairement coupable, mais il y a un moment il va falloir arrêter de tout mettre sur le dos de Raoult et faire comme si IHU de Marseille est une victime innocente. Parce que ce joyeux petit bordel n’est pas arrivé tout seul.

    7. Merci Le Figaro et les politiciens de droite. Ce mec est une fraude, tout le monde le savait et pourtant il était constamment mis en avant dans les médias pendant la crise du covid..

    8. EHStormcrow on

      Merci le HCERES pour cette évaluation. On rappellera que des populistes souhaitent s’en séparer (mais ça devrait pas aboutir).

    9. IHU de Marseille : un nouveau rapport
      pointe les ravages de l’héritage de Didier
      Raoult

      Parti en septembre 2022, Didier Raoult a laissé
      derrière lui un institut très affaibli. C’est ce que
      pointe un nouveau rapport du Haut Conseil de
      l’évaluation de la recherche. Malgré quelques
      améliorations, les inspecteurs déplorent que les
      auteurs de fraudes scientifiques soient encore en
      poste.

      Pascale Pascariello – 22 mai 2025 à 07h08

      Comment se relever de « manquements graves à
      l’éthique dans la conduite des études cliniques », de
      « méconduites scientifiques » et d’une « communication
      publique irresponsable » ? En somme, comment l’institut
      hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée-Infection de
      Marseille se rétablit-il de plus dix années passées sous la
      direction du Pr Didier Raoult ?

      Malgré certaines améliorations notables depuis son
      départ, en septembre 2022, les « faiblesses » de l’IHU sont
      encore nombreuses et méritent « une vigilance
      particulière ». L’institut, spécialisé dans la lutte contre
      les maladies infectieuses, a encore tendance à « produire
      en quantité des publications au détriment de la qualité »
      et doit encore apporter toutes les garanties qu’aucune
      fraude ne sera, de nouveau, commise. Et, pour cela, il est
      « impérativement » recommandé à l’institut de « mettre
      un terme aux responsabilités de toute personne ayant
      participé à l’ancienne équipe de direction de l’IHU » et
      impliquée dans les falsifications et dérives passées. Ces
      préconisations doivent être suivies « avant toute décision
      de refinancement, si l’État décidait d’aller dans ce sens ».
      Ce constat, sans concession, est celui que dresse une
      dizaine de chercheurs et chercheuses mandaté·es pour
      inspecter l’IHU par le Haut Conseil de l’évaluation, de la
      recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres),
      autorité publique indépendante.

      À l’issue de leur visite menée en octobre 2024 et des
      différentes réponses qui ont été apportées par les
      membres fondateurs, parmi lesquels l’Assistance
      publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) et l’université
      d’Aix-Marseille, ils viennent de conclure leur rapport,
      rendu public le 21 mai.

      En préambule, cette dizaine d’expert·es européen·nes
      prennent soin de rappeler « la crise majeure » qu’a
      traversée l’IHU. « Sous l’impulsion de la précédente
      direction », et notamment pendant la crise sanitaire liée
      au covid-19, de « graves manquements en matière
      d’éthique et d’intégrité scientifique » ont été commis. Ces
      « dérives » ont été aggravées « par une crise de
      gouvernance interne relevant des dysfonctionnements
      structurels profonds ».

      L’insistance du rapport sur les manquements et leurs
      gravités permet de mesurer l’ampleur des ravages causés
      à l’IHU par la gestion de Didier Raoult et certains de ses
      plus proches adjoints. Les auteurs rappellent en
      particulier que l’IHU a conduit plusieurs recherches
      cliniques en dehors de toutes règles éthiques, « une
      infraction qui constitue un manquement à l’intégrité
      scientifique ».

      Plusieurs rapports d’inspections, dont celui de l’Agence
      nationale de sécurité du médicament et des produits de
      santé (ANSM), en novembre 2021, ont révélé que des
      études ont été menées sans le consentement des
      patient·es, ou de leurs parents lorsqu’il s’agissait de
      mineur·es.

      **Des auteurs de falsifications scientifiques
      toujours en poste**

      L’IHU s’est affranchi « des garde-fous essentiels à la
      conduite de recherche scientifique en santé et à la
      protection des patients ». Ce qui a valu à l’institut d’être
      interdit de mener, pendant un an, des recherches
      impliquant la personne humaine, et provoqué
      l’ouverture d’une enquête judiciaire, toujours en cours.

      À cela, il convient d’ajouter que durant « la période de
      crise du covid-19 », de nombreux membres de l’IHU se « sont livrés à des communications irresponsables dont le
      retentissement a été international et les conséquences
      néfastes ». Ces « manquements […] inadmissibles » vont
      continuer, selon les évaluateurs, « à peser durablement
      sur la réputation de l’IHU ».

      Certes, les chercheurs relèvent un certain nombre de
      changements au sein de l’IHU, qui s’est doté de deux
      comités, l’un chargé des questions d’éthique et l’autre de
      la prévention des conflits d’intérêts. Ces dispositifs
      permettent de « garantir le respect des règles d’éthiques
      scientifiques », mais encore faut-il que le personnel de
      l’IHU s’en saisisse.

      Or, ainsi qu’ils le constatent, l’IHU comprend encore un
      « nombre important d’auteurs d’études rétractées », c’est-
      à-dire de travaux universitaires officiellement désavoués.
      Et si la part de responsabilité de Didier Raoult est
      « grande », écrivent-ils, « elle a été partagée par tous ceux
      qui se sont affranchis des normes et lignes directrices
      internationales en matière de respect des personnes » ainsi
      que celles et ceux qui, bien qu’informé·es de ces dérives,
      ont laissé faire.

      Catégorique, le comité estime qu’« un si lourd passif
      appelle à des mesures plus radicales que celles qui ont été
      prises jusqu’à présent par l’IHU ». En somme, la présence
      au sein de l’IHU de chercheurs « directement impliqués
      dans les dérives passées et actuellement visés par des
      enquêtes » n’est plus acceptable, juge-t-il. Certains, dont
      Matthieu Million et Philippe Gautret (cosignataire avec
      Didier Raoult de l’étude sur l’hydroxychloroquine), sont
      encore à des postes à responsabilités au sein de l’IHU.
      Sans les citer nominativement, le comité recommande de
      les écarter. À la tête du pôle des maladies infectieuses,
      Jean-Christophe Lagier continue de défendre l’héritage
      de Didier Raoult avec à ses côtés les élèves de la première
      heure et fidèles du professeur, Philippe Brouqui, Michel
      Drancourt, Philippe Parola et Eric Chabrière.

      Par ailleurs, si plusieurs publications ont déjà été retirées
      par les éditeurs (le 28 avril 2025, on en comptait
      quarante-trois), ils regrettent que l’IHU n’ait pas, de lui-
      même, cherché à épurer l’ensemble des publications
      passées. Ils le déplorent, mais « toute la lumière n’a pas
      encore été faite » sur les falsifications scientifiques « qui
      ont entaché l’activité de recherche de l’IHU, en particulier
      sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine ».

      Ce constat n’est pas nouveau puisqu’en 2017, lors de sa
      précédente évaluation, le Hcéres regrettait déjà que la
      priorité soit donnée au « volume de publications plutôt
      qu’à leur qualité ». Ce qui avait alors conduit le Centre
      national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut
      national de la santé et de la recherche médicale (Inserm),
      deux de ses établissements de tutelle, à retirer leur label.
      Depuis, l’Institut de recherche pour le développement
      (IRD) a également retiré son soutien à l’IHU.

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