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4 Kommentare
**Plusieurs personnalités ou partis politiques annoncent à Mediapart ne plus vouloir retourner dans l’émission de l’animateur condamné pour corruption de mineurs. Seul le Rassemblement national, qui prétend pourtant faire de la protection de l’enfance une priorité, assume toujours sa présence.**
*Yunnes Abzouz, Samia Dechir, Bérénice Gabriel et David Perrotin*
*22 janvier 2026 à 07h58*
Axel avait 16 ans lorsqu’il a été victime des agissements de Jean-Marc Morandini. Quelques heures après la condamnation définitive du présentateur de télévision, il déplorait déjà le « signal extrêmement préoccupant envoyé aux victimes et à la société dans son ensemble » : « Désormais, quotidiennement, CNews et le groupe Canal+ donneront la parole à un délinquant sexuel condamné définitivement pour corruption de mineurs tandis que des chroniqueurs et éditorialistes viendront commenter des faits de société comme si de rien n’était. »
Depuis l’inscription définitive de Jean-Marc Morandini au fichier des délinquants sexuels, certains persistent en effet à faire comme si de rien n’était. Des élus du Rassemblement national (RN), des collaborateurs du média identitaire Frontières et quelques élus locaux sont retournés sur le plateau de son émission « Morandini Live », programmée du lundi au vendredi à 10 h 30. Mais les personnalités publiques à ne pas craindre de s’afficher à ses côtés se font de plus en plus rares. Tous les partis de gauche ainsi que Les Républicains (LR), l’UDI et Renaissance confirment qu’ils n’enverront plus aucun·e représentant·e.
Même dans les locaux de CNews, où Jean-Marc Morandini a été rapatrié depuis peu après avoir pendant presque dix ans enregistré son émission dans un studio extérieur, personne ne comprend la décision du propriétaire, Vincent Bolloré, de le maintenir à l’antenne. Pas même les figures de la chaîne, d’ordinaire si promptes à défendre les décisions du patron.
Chose inédite, mardi 20 janvier, l’intervieweuse politique star Sonia Mabrouk a pris ses distances avec le choix de sa direction. En plein direct, alors qu’elle recevait le député socialiste Jérôme Guedj sur son plateau, la journaliste a indiqué que « le respect » qu’elle éprouve pour sa « hiérarchie » ne revient pas à « cautionner » le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne. « J’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours », a-t-elle exprimé, la voix sanglotante, après que son invité l’eut interpellée sur le sujet.
Le député socialiste l’avait prévenue quelques secondes seulement avant d’entrer en plateau qu’il aborderait la question. « À la fin de l’émission, elle m’a confirmé qu’ils étaient plusieurs au sein de la chaîne à partager sa réflexion », précise l’élu PS.
La prise de parole de Sonia Mabrouk laisse entrevoir le profond malaise à CNews, jusqu’en haut lieu, qui met encore à rude épreuve la servilité des employé·es de Vincent Bolloré à son égard. Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+, a par exemple été chargé de défendre l’injustifiable devant la presse au lendemain de la condamnation définitive de son animateur. Face à l’Association des journalistes médias, il s’est montré bien à la peine et a fini par lâcher : « On assume complètement. »
Selon nos informations, Maxime Saada, président de Canal+, s’est attelé à la même tâche face aux salarié·es du groupe. Devant des représentant·es du personnel et visiblement gêné, il a affirmé comprendre l’émoi et le choc de ses subordonné·es, tout en assumant les conséquences de cette décision. « Voilà l’environnement malsain dans lequel nous vivons depuis le rachat par Vincent Bolloré : les décisions sont prises par un homme qui ne se confronte jamais aux salariés et qui envoie d’autres les assumer à sa place », constate un représentant de +Libres, syndicat autonome du groupe Canal+.
Le représentant syndical craint par ailleurs que, « par le caprice d’un actionnaire », les avancées de l’entreprise en matière de lutte contre les comportements sexistes et discriminatoires ne soient remises en cause.
D’autres figures de CNews, comme Pascal Praud, moins courageuses que Sonia Mabrouk, expriment en privé leur gêne de partager l’antenne avec un délinquant sexuel. À la question de savoir si elle boycottait « Morandini Live », Sarah Saldmann, médiatique avocate qui fréquente assidûment les plateaux de la chaîne, a répondu à Mediapart qu’elle faisait « uniquement les émissions de Pascal Praud, sur CNews et Europe 1, et parfois de Laurence Ferrari ».
Pourquoi c’est toujours le RN qui a le mauvais rôle et qui défend des pédophiles ? On est en 2026, on peut pas échanger ? 🙁
Et puis c’est pas grave si les syndicats de police décident d’aller sur une émission avec un pédophile, ils restent proches de leurs clients comme ça 🙁
Tiens, tiens, tiens, le parti qui prétend protéger les enfants n’a aucun problème à partager le plateau avec un bonhomme coupable de détournement de mineur.
On ose à peine imaginer ce qu’il se passerait, si cela se produisait au sein même de leurs rangs.
Y’a pas eu un tout petit minuscule scandale de rien du tout au sein de l’église catholique, à propos des prêtres pédophiles qui étaient protégés ? /s
Il serait temps que sa carrière se termine enfin