
Niederlande: Nach seinem Scheitern bei den Parlamentswahlen wird der rechtsextreme Führer Geert Wilders von einem Teil seiner Truppen im Stich gelassen
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/21/pays-bas-apres-son-echec-aux-legislatives-le-dirigeant-d-extreme-droite-geert-wilders-lache-par-une-partie-de-ses-troupes_6663518_3210.html
Von Wonderful-Excuse4922
2 Kommentare
> Sept des 26 élus de son groupe parlementaire ont, en effet, décidé de quitter sa formation d’extrême droite et de rejoindre un nouveau groupe que dirigera Gidi Markuszower, 48 ans, qui fut longtemps l’un des alliés fidèles du dirigeant populiste et islamophobe.
OK, donc ils se divisent un peu comme le FN et Reconquête ici.
Le cas des Pays-Bas et de l’extrême droite est extrêmement intéressant.
1) sur la responsabilité de la gauche dans la montée de l’EXD :
Aux Pays-Bas, les sociaux démocrates n’ont pas fini en tête des élections depuis 1998, et par conséquent n’ont pas eu un Premier Ministre de leur camp depuis 2002. => La droite, conservatrice et libérale bien qu’en système de coalition complexe, est au pouvoir aux Pays-Bas depuis 25 ans. Parcourons l’ensemble des Etats de l’Union et l’on se rendra compte que la domination de la droite est en vérité une réalité politique centrale depuis le tournant du XXIe siècle, sauf exceptions : Espagne, Suède en particulier.
2) sur le rapport entre l’extrême droite et le pouvoir dans un régime démocratique :
L’EXD est incapable de gouverner. Son projet politique demeure toxique pour les deux tiers de l’électorat. Dans ce contexte son seul moyen d’exercer le pouvoir est d’abattre les contre pouvoirs et de liquider les formes de pluralisme et de démocratie représentative. C’est l’appât de la domination qui cimente les coalitions d’EXD ; pas même l’existence d’un leader charismatique est suffisante.
Dans le cas des Pays Bas, on est dans un système ou l’attachement aux formes de démocratie parlementaire et aux libertés publiques est beaucoup trop important pour permettre à un parti d’EXD de se lancer dans une escalade néo-fasciste. Par conséquent, confrontée à la réalité de l’exercice du pouvoir dans un régime pleinement démocratique, l’EXD, à chaque fois, explose en vol compte tenu de ses contradictions internes innombrables. La dernière implosion en date de VVD doit être la 3e des 10 dernières années de mémoire.
L’alternative, c’est de gouvernement „au centre“ de la droite en espérant gagner la bataille culturelle et politique à l’usure : la stratégie de Meloni, qui a laissé à la maison les accents les plus nationalistes révolutionnaires de sa plateforme politique pour se transformer (à date, et par cynisme), en PiS light. Car elle sait que dans le système parlementaire italien, avec 30% des voix, elle ne peut pas passer en force.
=> Tout cela pour dire que les paramètres qui permettent aux régimes parlementaires de permettre (jusqu’à un certain point) de digérer les flambées d’extrême droite nous sont inaccessibles dans notre Ve République complètement périmée. Le fait majoritaire est une bénédiction pour l’EXD. De même que le bipartisme aux USA et dans le système de Westiminster.