Osteopathie, das Ende der Erstattung durch Gegenseitigkeitsversicherungen? Was die Wissenschaft über ihre Wirksamkeit sagt

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    Von kadreg

    18 Kommentare

    1. Ça marche sur mon chat, comment vous expliquez ça les sceptiques, hein !? /s

    2. Et à côté de ça, très peu de mutuelles remboursent ne serait-ce qu’une poignée de séances de psy (TCC, qui a fait ses preuves scientifiquement parlant).

    3. lors que le gouvernement lance une mission sur les dépenses de santé, les ostéopathes craignent d’être exclus de toute prise en charge par les mutuelles. Mais pour défendre leur pratique, ils déploient des arguments peu convaincants.

      Qui n’a jamais poussé la porte d’un cabinet d’ostéopathie ? Un dos bloqué, des douleurs musculaires, une migraine ou des maux de ventre : cela devient presque un réflexe pour certains. Allongé sur la table, le praticien vous palpe. Il tente d’identifier la cause de vos maux, fait parfois craquer quelques vertèbres, ou impose ses mains sur le crâne ou les articulations pour pratiquer des micromouvements. On en sort parfois un peu groggy, souvent soulagé. Le signe que „ça marche“ ? Peu de personnes doutent de l’efficacité de la pratique. 86 % des Français font confiance aux ostéopathes et plus d’un sur deux en a consulté un au cours des cinq dernières années, selon un sondage Odoxa réalisé pour l’Unité pour l’ostéopathie (UPO), la principale fédération de la profession. Mais ce sentiment de satisfaction suffit-il à prouver un bénéfice médical et justifie-t-il un remboursement par les mutuelles et les complémentaires santé ?

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      Qui n’a jamais poussé la porte d’un cabinet d’ostéopathie ? Un dos bloqué, des douleurs musculaires, une migraine ou des maux de ventre : cela devient presque un réflexe pour certains. Allongé sur la table, le praticien vous palpe. Il tente d’identifier la cause de vos maux, fait parfois craquer quelques vertèbres, ou impose ses mains sur le crâne ou les articulations pour pratiquer des micromouvements. On en sort parfois un peu groggy, souvent soulagé. Le signe que „ça marche“ ? Peu de personnes doutent de l’efficacité de la pratique. 86 % des Français font confiance aux ostéopathes et plus d’un sur deux en a consulté un au cours des cinq dernières années, selon un sondage Odoxa réalisé pour l’Unité pour l’ostéopathie (UPO), la principale fédération de la profession. Mais ce sentiment de satisfaction suffit-il à prouver un bénéfice médical et justifie-t-il un remboursement par les mutuelles et les complémentaires santé ?

      La question, longtemps taboue tant la pratique est populaire, revient sur la table. Les attaques viennent notamment d’un rapport du Sénat publié en 2024 qui s’alarme de l’explosion du coût des „soins de confort“ (près d’un milliard d’euros par an). Le document suggère de supprimer la prise en charge des actes d’ostéopathie des contrats responsables des organismes complémentaires, qui représentent 96 % des contrats et doivent respecter un cahier des charges fixé par le gouvernement (en échange d’une réduction de taxes).

      Un second rapport, publié en 2025 par le Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie, enfonce le clou. Il qualifie les thérapies non conventionnelles – dont l’ostéopathie – de pratiques coûteuses et sans niveau de preuve d’efficacité suffisant. Il recommande également leur exclusion des contrats responsables. Les craintes des ostéopathes ont encore augmenté lorsque la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé, en novembre, une mission chargée de repenser l’articulation entre l’Assurance-maladie et les complémentaires, qui pourrait se pencher sur cette question.

      **L’offensive des ostéopathes**

      Face à la menace d’un déremboursement, la profession riposte. Dans deux communiqués publiés le 12 et le 18 décembre, l’UPO exhorte les pouvoirs publics à maintenir la prise en charge par les complémentaires. L’argumentaire est d’abord économique. L’ostéopathie permettrait de réduire les arrêts de travail liés au mal de dos et d’éviter des consommations de médicaments. L’arrêt de la prise en charge provoquerait une redirection des soins vers les médecins ou les kinésithérapeutes, ce qui coûterait plus cher à l’Assurance maladie. „En cas de déremboursement, il y aurait une diminution de la fréquentation de nos cabinets de 33 %, selon un sondage que nous avons commandé à Odoxa“, pointe Philippe Sterlingot, porte-parole de l’UPO. Le manque à gagner pour la profession, qui compte 37 000 praticiens (dont 20 000 exclusivement ostéopathes), serait conséquent.

      Pour se défendre, l’UPO avance aussi des arguments scientifiques. Selon elle, la littérature internationale „confirme l’efficacité et la sécurité des soins ostéopathiques“. Au cœur de ce plaidoyer figurent deux grandes synthèses compilant les résultats d’autres études. La première, publiée en 2022, inclut 55 essais randomisés et 3 740 participants et porte principalement sur des lombalgies et d’autres douleurs musculosquelettiques adultes. Ces travaux „confirment l’efficacité robuste de l’ostéopathie, en particulier pour la lombalgie chronique, avec un niveau de preuve global modéré“, assure l’UPO. La seconde, publiée en 2025, passe en revue 27 revues systématiques. „Elle identifie un niveau de preuve modéré pour plusieurs indications : lombalgies chroniques, cervicalgies et douleurs chroniques non cancéreuses“, poursuit la fédération.

      L’UPO met également en avant un essai clinique publié en 2024 qui porte sur des patients souffrant de douleurs au dos sans cause grave identifiable. Les auteurs rapportent une diminution significative de la douleur dans le groupe qui bénéficiait de l’ostéopathie comparé à celui sans traitement. La dernière pièce du plaidoyer est un essai publié en 2013 sur 455 patients recevant de „vraies“ séances d’ostéopathie ou une version simulée. Les premiers étaient un peu plus nombreux à voir leur douleur diminuer nettement. „Cette étude illustre l’efficacité de l’ostéopathie“, assure l’UPO.

      **Des résultats plus nuancés**

      Néanmoins, lorsque l’on se plonge plus en détail dans ces travaux, la réalité s’avère bien moins flatteuse. Dans la vaste synthèse de 2022, les auteurs reconnaissent eux-mêmes que la qualité méthodologique des revues incluses est „faible ou très faible“ et que les indications non musculosquelettiques (pédiatrie, céphalées et syndrome de l’intestin irritable) reposent sur des preuves „non conclusives“. Dans celle de 2025, l’ensemble des études analysées est décrit comme „hétérogène“ et „en partie de faible qualité“, ce qui limite la portée des résultats.

      L’essai de 2024, lui, inclut seulement 80 participants. Un effectif trop modeste pour tirer des conclusions solides. Il n’utilise pas non plus de véritable groupe placebo, ce qui ne permet pas de distinguer l’effet spécifique de la manipulation de celui des effets contextuels (le temps passé avec le patient, l’écoute, le toucher, la confiance dans le praticien, la conviction que „ça va marcher“), qui peuvent expliquer les bénéfices d’une pratique.​

      „Nous rappelons ces limites dans notre deuxième communiqué et reconnaissons aussi que nous n’arrivons pas à démontrer un bénéfice très précis sur les troubles gastro-entériques ou gynécologiques, mais l’intérêt sur les lombalgies me paraît indiscutable“, assure Philippe Sterlingot. Le porte-parole de l’UPO argue aussi qu’il est „très difficile“ d’obtenir des niveaux de preuves élevés dans les domaines non médicamenteux. „Mais bien que nous n’ayons pas accès aux universités ni aux hôpitaux, nous essayons tout de même de mener des études et le faisons en toute transparence“, poursuit-il.

    4. Calamistrognon on

      L’explosion des coûts liés à la médecine de „confort“, c’est un problème, c’est bien de lutter contre. Mais concrètement, ce que je vois autour de moi, ce sont des gens qui ont des problèmes et à qui le système médical n’offre rien. Pas de médecin traitant ou peu joignable, kinés overbookés, etc.

    5. Background_Fish5452 on

      Maintenant si on pouvait avoir un vrai plan de prise en charge des kinés et psy, avec une formations de plus de professionnels, un meilleur suivi et un meilleur remboursement, ce serait super

    6. Sandwich1063 on

      Si on pouvait inclure d’autres trucs avec ce serait pas mal. Ma mutuelle rembourse de l’ostéo, naturopathie, homéopathie, cure thermale et cie. Par contre, les traitements contre la parondontite ? Une misère. Ça mériterait un transfert des pseudos médecines vers les vrais soins

    7. Oh tiens, ca va être le même cirque6que pour les pastilles de sucre ?

      Edith : et les emplois, et que ca marche sur mon chat, et que anecdote a la con…..

    8. Enfin! Prochaine étape, l’interdiction de ces pratiques sans bénéfice mais avec risque.

      Je suis toujours consterné par le fait que même au sein d’un environnement de recherche, beaucoup de collègues croient à tous ces trucs charlatanesques… Alors au sein de la population non „éduquée“ à la méthode scientifique… Quel carnage.

    9. Le monde des mutuelles c’est pire que la mafia… on rembourse les naturopathes, mais pas les dents ou les yeux…

      Mention spéciale: Pendant ce temps, les profs sont obligés d’adhérer à la mutuelle que la gentille Éducation Nationale a choisi pour eux.
      Bon il n’y avait qu’un seul candidat dans l’appel d’offre (qui ne s’est pas désisté), mais on sent qu’ils ont pris la meilleure…

    10. Archibald_Azheister on

      Franchement je trouves les réponses dur, je fait un métier manuel, je me suis bloqué deux fois les cotes, douleurs insoutenable et Franchement t’es bien content de les trouver les Ostéopathes !

      Bye bye mon karma.

    11. OiseauxComprehensif on

      Au passage si on pouvait faire la même chose avec la psychanalyse ça serai top

    12. Randomstufftbh2 on

      On peut pas plutôt couper les dépenses absurdes des lentilles pour des raisons cosmétiques et laisser les soins aux gens qui en ont besoin ?

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